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L'Etau négatif (suite)

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Dans un mémorandum publié par Bloomberg des anciens gouverneurs des banques de France, d’Allemagne et d’Autriche hurlent leur désarroi face à la situation actuelle et les taux négatifs. Mémorandum signé par
Jacques de la Rosière, a former governor of the Bank of France
• Herve Hannoun, former first deputy governor of the Bank of France
• Otmar Issing, former member of the ECB’s Executive Board
• Klaus Liebscher, former governor of the Austrian central bank
• Helmut Schlesinger, former president of Germany’s Bundesbank
• Juergen Stark, former member of the ECB’s Executive Board
• Nout Wellink, former governor of the Dutch central bank

Les mauvaises langues diront que ceux qui ont signé ce memorandum sont des allemands dont Draghila a ruiné l’épargne et des autrichiens qui sont dans une situation enviable économiquement et des vieux français.

Voici en résumé ce qu’ils écrivent

 

. L'impact négatif de l'environnement d'intérêt ultra-faible s'étend du système bancaire, en passant par les compagnies d'assurance et les caisses de retraite, à l'ensemble du secteur financier.
Les effets de re-distribution en faveur des propriétaires d'actifs réels créent de graves tensions sociales.
Les jeunes générations se considèrent privées de la possibilité de subvenir à leurs besoins en vieillesse par des investissements sûrs portant intérêt.
Les prêts importants à des taux d'intérêt extrêmement bas maintiennent à flot les banques faibles et, indirectement par le biais de leurs prêts, les entreprises faibles. Ceci est réalisé notamment par le biais d'opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO), qui ont considérablement augmenté en 2018. Les effets négatifs significatifs des taux d'intérêt très bas ou négatifs comprennent également une "zombification" de l'économie, qui, selon les études de l'OCDE et de la BRI, a déjà atteint un niveau considérable dans certains pays et contribue à la baisse de la productivité croissance.
En élargissant et en renforçant davantage les orientations à venir, la BCE s'engage fermement à une politique monétaire ultra-lâche pour l'avenir, ce qui entrave considérablement la sortie de cette politique.
Il y a dix ans, la politique monétaire de la BCE a contribué de manière significative à surmonter la grave récession et à consolider la croissance par la suite. Cependant, plus la BCE reste longtemps sur sa voie extrêmement accommodante, plus les effets négatifs prévalent. Les taux d'intérêt ont perdu leur fonction de direction et les risques de stabilité financière ont augmenté. Plus la politique de taux d'intérêt ultra-faible ou négatif et l'inondation des liquidités des marchés se poursuivent, plus le risque de recul est grand. Si une crise majeure devait frapper, elle serait de dimensions très différentes de celles que nous avons vues auparavant. Comme d'autres banques centrales, la BCE est menacée de la fin de son contrôle sur la création monétaire. Ces développements impliquent un risque élevé pour l'indépendance de la banque centrale…

Bref à travers cette déclaration, vous comprenez pourquoi, Macron dans un système où les banques et les assurances sont très fragilisés, offrir à ses potes des nouveaux produits de retraites complémentaires. En clair une retraite par capitalisation destinée a terme à suppléer notre système devenu impratiquable avec les taux négatifs.
Comme dab, la priorité est de sauver las banquiers et les assureurs. Par ailleurs, les anciens gouverneurs mettent en garde sur la fin de l’indépendance de la BCE et sa possibilité de création monétaire à l’instar de ce qui passe aux USA où il ne se passe pas une semaine sans que Trump vilipende Powell et la FED.

 

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