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macron

  • L’Europe en enclave. Le dernier bunker des souverainetés mortes

    thumbnail.jpegAprès les coups de boutoir encaissés par le jamais vraiment aimé Merz à Berlin, Macron se retrouve en première ligne du théâtre européen. Dernier figurant d’une résistance technocratique qui confond encore la survie de ses institutions avec celle des peuples. Bruxelles fait bunker. L’Europe fait bloc. La souveraineté fait semblant.

    Nous voici revenus à Berlin-Ouest, version posthistorique. Une enclave administrative cernée non plus seulement par des chars, mais par ses propres contradictions. À l’époque, les ponts aériens anglo-américains maintenaient la ville sous perfusion. Aujourd’hui, les communiqués, les sommets et les mécanismes de financement assurent la circulation artificielle de l’oxygène politique. Même architecture de siège. Même économie de la dépendance. Le Mur a changé de matériaux : il est désormais réglementaire, budgétaire, monétaire. Il ne sépare plus deux systèmes. Il sépare le pouvoir de ceux au nom desquels il prétend s’exercer.

    La City de Londres pourrait toujours servir de zone d’exfiltration au concept de « Macron Libre ». Le capital connaît plusieurs patries, surtout lorsqu’il s’agit de sauver ses actifs. Les dirigeants, eux, doivent encore sauver la façade. Mais cette fois, personne ne voit John Kennedy débarquer de Washington pour lancer un nouveau « Ich bin ein Berliner ». L’Amérique n’a plus nécessairement besoin de défendre l’Europe pour défendre ses intérêts. Elle peut parfaitement la laisser payer le prix de sa propre mise en scène.

    Le parapluie atlantique devient une prestation tarifée. La protection se transforme en abonnement. Et l’allié découvre qu’il n’était peut-être qu’un client historique dont la fidélité ne garantit plus le renouvellement du contrat.

    Pendant ce temps, les nouveaux sans-culottes, de droite comme de gauche, commencent à secouer les décors. Les uns veulent reprendre le contrôle du territoire, les autres celui de la redistribution, mais tous rencontrent le même dispositif : une souveraineté proclamée dans les urnes, neutralisée dans les circuits de décision. Le peuple peut changer les acteurs. Il ne possède pas nécessairement le théâtre.

    Macron, lui, semble parfois jouer Napoléon dans une production dont le budget a été voté par des comptables et dont le scénario dépend des marchés. Sous le masque du chef de guerre mondial, on découvre moins une volonté impériale qu’une fiction de puissance. Un bonapartisme de communication, sans armée autonome, sans base industrielle suffisamment souveraine, sans peuple mobilisé autrement que par injonctions successives.

    Le costume est grand. Le personnage est petit. La fonction, elle, continue de réclamer des sacrifices.

    La politique européenne a ainsi trouvé son paradoxe terminal : parler de puissance en organisant la dépendance, parler de liberté en multipliant les tutelles, parler de résistance en administrant l’impuissance. L’État stratège devient un gestionnaire de pénuries. La démocratie, un protocole de validation. La guerre, une nouvelle ligne budgétaire. Et le citoyen, l’unité comptable d’une mobilisation dont il ne définit ni les objectifs ni les échéances.

    L’Histoire adore les retours de personnages. Napoléon finit à Sainte-Hélène, prisonnier d’une géographie devenue plus forte que son mythe. Son successeur postmoderne pourrait rêver d’une Sainte-Hélène cosmopolite, entouré de réseaux, de conseillers et de fidèles, réclamant encore le trône dont les fondations auront été vendues à la découpe.

    À moins que le scénario ne s’accélère. Dans les ruines d’une légitimité épuisée, le pouvoir pourrait être tenté de revenir par la porte qu’il prétendait avoir condamnée : celle d’une coalition, d’un état d’urgence, d’une croisade contre les ennemis intérieurs. Les Vendéens et les Communards du XXIe siècle feraient alors office de figurants dans une guerre civile préventive, convoqués pour justifier la restauration de l’ordre.

    Mais il y a une différence entre 1793, 1871 et aujourd’hui : les anciennes révolutions affrontaient des régimes visibles. La révolution contemporaine se heurte à des infrastructures de pouvoir qui n’ont plus besoin de couronne pour commander, ni de trône pour régner.

    Le souverain moderne est une interface. L’empire, un réseau de dépendances. Le Mur, une procédure. La Kritik s’arrête toujours au seuil du Marché. Et lorsque le marché commence à dicter les conditions de la résistance, l’Europe découvre que son bunker n’a peut-être jamais été conçu pour la protéger du monde extérieur, mais pour protéger le système de ceux qui voudraient en sortir.

  • Les grenouilles

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    Les Grenouilles jouissant d’une parfaite liberté, prièrent Jupiter de leur donner un Roi pour les gouverner ; mais Jupiter se moqua d’une demande si ridicule. Les Grenouilles ne se rebutèrent point de ce refus, elles sollicitèrent Jupiter avec plus d’empressement ; il se rendit à leur importunité ; il jeta dans leur étang une grosse souche de bois qui fit trembler tout le marais, par le bruit qu’elle fit en tombant. Les Grenouilles épouvantées gardaient le silence sans oser paraître ; elles abordèrent cependant ce nouveau Prince pour le saluer et pour lui faire leur cour. Quand la crainte fut entièrement dissipée, elles s’apprivoisèrent tellement, qu’elles se mirent toutes à sauter sur le dos de leur Roi, et à se moquer de lui, disant qu’il n’avait ni mouvement, ni esprit. Elles ne purent se résoudre à recevoir cette souche pour leur Roi : elles retournèrent donc vers Jupiter pour le prier de leur en donner un autre qui eût plus de mérite. Jupiter écouta la prière des Grenouilles, et leur donna pour les gouverner une Cigogne. Ce nouveau Roi se promenant sur les bords de leurs marais, pour leur faire montre de son courage, en dévora autant qu’il en trouva à sa bienséance. Les Grenouilles alarmées de ce mauvais traitement, présentèrent une nouvelle plainte à Jupiter, qui ne voulut point entendre parler de cette affaire. Depuis ce temps-là elles ont toujours continué à se plaindre et à murmurer ; car vers le soir, lorsque la Cigogne se retire, les Grenouilles sortent de leurs marais, en exprimant dans leur croassement une espèce de plainte ; mais Jupiter est toujours demeuré inflexible, et n’a jamais voulu les affranchir de l’oppression où elles gémissent depuis tant d’années, en punition de ce qu’elles n’avaient pu souffrir un Roi pacifique

    vengeance.

     

    Jean de la Fontaine 

  • Retour vers le passé OTAN en emporte l'évier

    OIP.jpgL’Europe convoque des sommets de guerre après la fin de la belligérance. Devinez qui sortira de cette phase de transition historique avec des os cassés et le stigmate d’une victime sacrificielle ? Bien joué, juste l’Europe. En ce sens, la démarcation de Giorgia Meloni apparaît stratégique. Intelligente. Même si c’est risqué. Parce que cela suppose de faire confiance à Donald Trump. Un pari décidément élevé. Mais pour l’instant et à la lumière d’alternatives suicidaires telles que Macron ou Merz, inévitable. Dans cette affaire entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron, coupable d’avoir contourné tous les autres États membres et le principe de collégialité comme d’habitude avec sa visite (parfois grotesque) à Washington. Giorgia Meloni, bien baptisée ambassadrice des États-Unis auprès de l’UE et à la lumière de son diktat à l’Europe pour l’achat de GNL américain peut représenter l’alternative.

    Clash Trump-Zelensky : Giorgia Meloni réclame un sommet d'urgence entre les États-Unis et l’UE

    Trump est un masculiniste, il suffit de regarder sa femme Melania ou ses maîtresses comme Stormy Daniels. Il aime bien Meloni qu’il trouve mimi, lui fait même des bises sur le front…La dictature des minorités et le wokisme sont définitivement enterrés. Retour au machisme à l’ancienne.

    J’avais croisé ce mec dans les années 80, il a fait que ce morceau qui est inconcevable aujourd’hui. Je vous mets juste un extrait et m’excuse pour mes lectrices…mais c’est cela les masculinistes/// 

    On est pas des pédés !

     

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