Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Crise et Mutation

  • La question des filles et des garçons sauvages

    sauvages (4).jpgLa souffrance des jeunes clignote en rouge sur les écrans de contrôle.
    Suicides. Homicides. Corps adolescents tombés hors protocole.
    Troubles de l’attention, hyperactivité, dyslexie sans oublier les inévitables troubles du comportement — étiquettes collées à la chaîne, diagnostics industriels, lignes de production neuro-compatibles.
    Les pilules circulent. Antidépresseurs, anxiolytiques : cachets de consolation distribués comme des hosties chimiques.
    Mais où commence le bug ? Anté-natal. Post-natal. Génétique. Épigénétique. Phénotype.
    L’enfant est déjà un champ de bataille avant même d’avoir appris à parler.
    Le sujet se construit sur un socle instable, entre programme biologique et dressage psycho-social.
    L’enfer n’est plus promis pour plus tard. Il est déjà là.
    Visiblement, atteindre l’âge adulte ressemble à une peine de prison à perpétuité.

    Ils les appellent sauvageons décivilisés alors qu'ils sont les fruits des cciences économiques les plus modernes.
    Sauvages parce qu’ils n’obéissent pas aux mots d’ordre, mais non parce qu’ils seraient sans conscience.
    Leur langage trébuche, se brouille, bégaie — non par déficience, mais par refus de conjuguer le Verbe impérial à tous les temps de la soumission.
    Ils ne récitent pas. Ils dévient.
    Ils refusent l’itinéraire balisé, les couloirs fluorescents, les carrières sous perfusion institutionnelle.

    Ils marchent ailleurs. Sentiers latéraux. Mondes non cartographiés. Vies non homologuées.

    À la virtualité-mensonge de la technologie — celle qui naît dans les laboratoires stériles, sous hotte, hors sol —ils opposent une autre virtualité : celle des possibles qui battent dans la cage thoracique.
    Virtualité comme puissance, non comme dissimulation.
    Mais pour que ces possibles passent du fantasme à l’existence, il faut voler du temps.
    Voler de l’espace.
    Arracher à l’Empire ce qu’il rationne, chronomètre, privatise.

    Alors vient la nécessité de la rupture.
    Pas la réforme. Pas l’ajustement.
    La coupure nette.

    L’Empire parle par ultimatum :
    Qui ne parle pas avec moi et comme moi n’a rien à dire.
    Qui n’agit pas avec moi et comme moi est frappé d’impuissance clinique.
    Qui ne vit pas avec moi et comme moi veut mourir.

    Voilà le catéchisme impérial.
    Voilà la pédagogie de l’effondrement.
    Et voilà pourquoi les jeunes regardent l’avenir comme on regarde une cellule capitonnée.

    EXLIBRIS.jpg

  • Entre slip français et humanoïde

     

     

     

    HECRO.jpgL’Europe tousse.
    Pas une toux virale — une toux sénile.
    Le Vieux Continent avance à petits pas comptés, perfusé à ses souvenirs industriels, exhibant ses cathédrales productives comme des reliques sous cloche. La démographie s’effondre pendant que les indicateurs clignotent en jaune pâle. Croissance atone. Innovation rachitique. Industrie de pointe en mode archive.

    Berceau, oui.
    Mais berceau vide.

    L’Europe devient un musée habité.
    Un EHPAD à l’échelle continentale, avec audioguides multilingues et fonds de pension en guise de bande-son. On y vend du patrimoine, du terroir, du slip labellisé « savoir-faire », pendant que les chaînes de valeur s’évaporent vers d’autres latitudes plus fécondes.

    Problème simple, solutions impossibles.
    Trois options sur la table : bébés, migrants, machines.

    Les bébés ?
    Mission quasi mystique. Les politiques familiales agitent des primes comme des hochets, mais la courbe ne frémit pas. Libéral ou autoritaire, même mur biologique et symbolique. La Chine, prise de panique, envoie ses bataillons de fonctionnaires téléphoner aux ventres : Veuillez procréer pour la Nation. Biopolitique à froid, sexualité sous injonction administrative. Burroughs aurait souri : le corps réduit à un formulaire.

    Les migrants ?
    Solution fonctionnelle, inflammable. Les États-Unis l’ont compris depuis longtemps, l’Europe aussi — à contrecœur, à contre-rythme. Mais importer de la force de travail ne suffit pas à produire du commun. La question culturelle, celle de l’intégration, revient toujours comme un bug non corrigé dans le logiciel républicain. On ouvre les portes, puis on s’étonne du courant d’air.

    Reste la machine.
    Le fantasme propre, lisse, programmable. Le Japon, laboratoire du futur grisonnant, parie sur la robotisation intégrale. Des bras mécaniques pour l’usine, des humanoïdes pour tenir compagnie aux vieillards. La solution sans friction humaine. Sauf que voilà : on automatise assez bien une chaîne logistique, beaucoup moins un EHPAD. Changer une couche, consoler une angoisse nocturne, gérer un enfant qui pleure — essayez donc de coder ça en Python langage de lA.

    Nous voilà donc coincés entre le slip français et l’humanoïde.
    Entre la nostalgie textile et l’utopie cybernétique.
    Entre la reproduction qui ne vient plus et la simulation qui ne suffit pas.

    La nécronomie sourit :
    quand le vivant recule, la technique avance,
    quand la natalité s’effondre, la machine promet de remplir le vide,
    et quand tout échoue, on transforme la pénurie en modèle économique.

    L’Europe n’est pas morte.
    Elle est sous assistance.
    Et elle hésite encore entre faire des enfants, importer des corps, ou déléguer le soin au silicium.

  • La nécro au service de la reindus

    Le 12/02/2025 Bruno Le Maire était présent en tant qu' ami à Aubervilliers dans le 93 à côté de chez moi pour l’inauguration de l’usine du slip français qui tentait de se relancer dans une zone franche avec exonération de charges patronales, 40 salariés donc à faible coût et des automates chinois.

    L'ancien ministre de l’économie qui ne connaissait rien à l’économie avant d’être ministre à la française avait qualifié la désindustrialisation de  faute politique, économique et morale commise par les générations précédentes" et la réindustrialisation de "sport de combat", tout en précisant lui-même porter un "élégant et séduisant" Slip français.

    Perso, je n’ai jamais mis de caleçon Calvin Klein et encore moins en faisant dépasser l’élastique et la marque de mon pantalon. J’ai toujours pensé que c’était le summum de l’inélégance mais bon…le pouvoir des marques était à son apogée et les publicitaires à la Seguela se servaient du corps de la femme pour vendre tous les produits de la grande consommation pour susciter le désir. Exception faite de Monsoieur Propre icône gay.

    Et puisque nous en sommes là et que les médias agonisants glorifient des réussites qui n’en sont pas. Je vais aller proposer un nouveau concept pour les municipales: qui respecte ces codes.

    Fusion entre Sarah Knafo et Marion Maréchal :« la knacki girl »

    thumbnail.jpg

     

    Pour l’achat de trois slips français,, un paquet de knacki ...

    Une belle opération de co-branding....

    C’est ça d’être un marketeur nécronomiste au service de la réindustrialisation

    Miss France Knacki
    knacki girl,municipales,slip francais,le maire,reindustrialisation,mar'keting