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Séquence philo-nécro

 

PHILO.jpgA Nelly

La technologie, moteur central de la croissance du capitalisme fictif, ne produit jamais autre chose qu’une morale binaire : machines « bonnes » contre machines « mauvaises ». Une métaphysique de supermarché. On l’observe aujourd’hui dans l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans — non pas tant une régulation que la tentative désespérée de distinguer de « bons » et de « mauvais » régimes de relations socio-technologiques.

Cette vision manichéenne du monde ne résout rien. Elle ne fait qu’exposer, à nu, les contradictions qu’elle prétend conjurer. Car le cœur du problème n’est pas moral, il est structurel : la mauvaise adéquation entre des valeurs humaines résiduelles et la logique propre des machines ; entre une autonomie humaine déjà amputée et une autonomie machinique en pleine expansion.

La machine autonome n’est pas un accident : elle engendre mécaniquement la machine de guerre. Taylor n’a pas inventé le taylorisme dans un laboratoire abstrait mais dans un arsenal. L’optimisation, dès l’origine, est une doctrine militaire. Toute rationalité technique est d’abord une rationalité de combat.

L’extra-espace-isme a voulu croire que le « cyberespace » pouvait constituer un nouveau théâtre d’émancipation, un champ de bataille pour de « bonnes » relations homme-machine. Internet fut ainsi mythifié comme un espace de résistance face à sa militarisation, à sa transformation en « autoroute de l’information » sous contrôle centralisé, hiérarchisé, administré.

Mais la question décisive reste évitée : et si le cyberespace, par nature, n’était rien d’autre qu’un dispositif de séparation ? Et si cette sphère prétendument immatérielle n’était que l’expression pure de la logique machine — abstraction, désincarnation, découplage du corps et de la vie quotidienne ?

Depuis, l’origine du blog et du livre Crise et Mutation nous n’avons cessé de soulever cette question constatant qu’à l’heure du capital fictif, la vie virtuelle était supérieure à la vie réelle. L’ami Vincent  avait vu cela très tôt.

Un quotidien sombre et difficile est le lot des beaucoup de gens et concerne toutes les tranches d’ âge. On va interdire les réseaux sociaux au plus de 80 ans,aux femmes âgées pour qu’elles ne soient plus victimes des brouteurs ???

Moi je les comprend, ça doit être valorisant d’être dans un plan love avec Brad pitt ou Clooney…Les projets même virtuels, ça maintient en vie dans la réalité.….Le capital fictif ne veut pas réobjectiver la vie...mais vendre les données récupérées comme le fait Palantir désormais meilleur ami de la DGSI.

Avec Palantir, le plan «ontologique» d'Alex Karp et Peter Thiel pour créer un État digital | Le Grand Continent

 

Commentaires

  • Interdire les réseaux aux plus de 80 ans ?
    Un voisin de plus de 75 ans ignorant tout d'internet s'est vu refiler par son banquier une connexion , un téléphone etc..
    Et bien en une semaine : 2 piratages de sa CB.!!
    Il s'est fait piéger lors des 2 premiers ameçonnages..
    Du coup, il n'utilise plus ni téléphone portable, ni d'internet..

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