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deflation

  • Cocorico

    En attendant ce matin Alain Madelin parler de stagdéflation, j'ai ressenti un immense bonheur. Ce lui qu'on éprouve lorsqu'on a raison avant tout le monde. Le mot stagdéflation  n'était jamais utilisé, on parlait uniquement de stagflation chez les économistes traditionnels.

    Tout ceux qui suivent ce blog depuis 2007 le savent. J'ai commencé à en parler, tout en disant que nous allions nous diriger vers un destin semblable à celui qu'avait connu le Japon dans les années 1990. On me prenait pour un fou !

    Preuve de ce que je dis, si vous tapez le mot stagdéflation sur Google, j'arrive en deuxième position juste derrière Nouriel Roubini le Docteur Doom himself !!!

    https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&ei=YqyOX-znEJrlgwftvbiYCA&q=stagdeflation&oq=stagdeflation&gs_lcp=CgZwc3ktYWIQAzIHCAAQsQMQQzIECAAQQzIECAAQCjIECAAQCjIECAAQQzIECAAQCjIECAAQCjIECAAQCjIECAAQCjIECAAQCjoICAAQFhAKEB46BggAEBYQHjoCCAA6DggAEOoCELQCEJoBEOUCOgUIABCxAzoICAAQsQMQgwE6CAguELEDEIMBOgUILhCxAzoCCC46BwgAELEDEAo6CggAELEDEIMBEAo6BAguEApQ-EZYmnpgnn5oAXAAeAOAAagBiAH3E5IBBDE3LjmYAQCgAQGqAQdnd3Mtd2l6sAEGwAEB&sclient=psy-ab&ved=0ahUKEwjsoPqu7MLsAhWa8uAKHe0eDoMQ4dUDCAw&uact=5

  • Le désentrepreneurial

    société de contrôle,société disciplinaire,neoliberalisme,libéralisme,crise covid,coronavirus,stagdéflation,deflation,futurGilles Deleuze résumait ainsi le passage de la gouvernance disciplinaire au néolibéralisme contemporain : « L’homme n’est plus l’homme enfermé de sociétés disciplinaires, mais l’homme endetté de sociétés de contrôle. »

    Les néolibéraux ne concevaient plus l’ homoeconomicus comme le sujet de l’échange et du marché, mais comme un entrepreneur (de soi). Les techniques néolibérales ont été mises en place pour transformer le travailleur en « capital humain » qui doit assurer lui-même la formation, la croissance, l’accumulation, l’amélioration et la valorisation de « soi » en tant que « capital. Certes, le « travailleur  n’est plus considéré uniquement comme un simple facteur de production ; il n’est plus, à proprement parler, une force de travail, mais un capital-compétence, une « machine-compétences », qui va de pair avec un « style de vie, un mode de vie », une posture morale « entrepreneuriale » qui détermine une « forme de rapport de l’individu à lui-même, au temps, à son entourage, à l’avenir, au groupe, à la famille. Ainsi par un mécanisme de fausse valorisation de l’individu que l’on transforme en patron alors qu’il n’est de fait qu’auto-esclave, on optimise la productivité en diminuant les charges patronales, en développant une flexibilité, en éliminant les congés payés, les arrêtes maladie et tout ce qui faisait la sécurité du salariat. Tout ceci glissant vers la phase ultime l’Ubérisation et le paiement à la tâche.

     L’économie organise ainsi une précarisation économique et existentiel et qui est le nom nouveau d’une réalité ancienne : la prolétarisation, notamment des classes moyennes et des travailleurs des nouveaux métiers de ce qu’on appelait autrefois, avant l’explosion de sa bulle, la new economy et que l’on appelle maintenant les autoentrepreneurs ou les Ubérisés et autres employés de plateformes.

    Ce qui s’écroule avec la crise actuelle, c’est le projet politique de transformer tout le monde en « capital humain » et en entrepreneurs de soi. Transformer le travailleur en « capital humain » car ce sont les autoentrepreneurs qui ne sont ni libéraux, ni artisans ou commerçants qui sont en train de dégager massivement et sans que l’on puisse réellement les indemniser pour des pertes de chiffre d’affaire à part d’une somme dérisoire.

    Il faudra donc si l’on veut remplacer cette population et augmenter la productivité, en travaillant plus comme le souhaite le MEDEF, de nouveau recourir à des CDD à faible salaire et faire en sorte qu’avec des taux très faibles, ils puissent bénéficier du crédit.

     "Vous avez un tout petit salaire, ce n’est pas grave ! Endettez-vous pour acheter une maison, sa valeur augmentera et elle deviendra la garantie pour d’autres crédits. »

    Ce modèle, nous le connaissons. C'était celui des subprimes, c'était celui de la France des propriétaires de Sarkozy et je le décrivais longuement dans Crise et Mutation et que l’on peut résumer ainsi :

    « Salut les nouveaux esclaves ! »

  • Pandémie déflatonniste comme prévu (cachez ce désatre que je ne saurai voir)

     

    1701_Lagarde.pngLe taux d'inflation de la zone euro a affiché une tendance à la baisse, malgré les importants efforts de relance de la Banque centrale européenne.

     L'économie de la zone euro touchée par la pandémie a sombré dans son deuxième mois consécutif de déflation en septembre, intensifiant la pression sur la Banque centrale européenne pour qu'elle envisage d'injecter davantage de mesures de relance monétaire.

     

    L'inflation globale des prix à la consommation est tombée à un creux de quatre ans de moins 0,3% en septembre, en deçà des attentes des économistes interrogés par Reuters et en baisse de moins 0,2% en août.

     

    C'est la première fois que la zone euro connaît deux mois consécutifs de déflation depuis 2016, bien que la BCE ait ensuite lancé des programmes successifs d'achat d'obligations totalisant des billions d'euros et abaissant les taux d'intérêt en territoire négatif.

    L'inflation sous-jacente, qui élimine les prix plus volatils de l'énergie, des aliments et du tabac, a atteint un creux record de 0,2% en septembre, contre 0,4% en août et 1% le même mois l'an dernier. La plupart des catégories de prix ont baissé, y compris les services et les produits industriels. Une période prolongée de déflation est considérée comme malsaine (voir mes notes sur la trappe nigaud dans recherche) elle peut décourager les consommateurs de dépenser et les entreprises d'investir si elles pensent que les prix pourraient être plus bas à l'avenir, tout en transférant également la richesse des débiteurs aux créanciers.La reprise partielle de 2003 à 2007 a été anéantie lors de la crise financière de 2008. Depuis, la pompe à argent de la BCE  a fonctionné à un rythme effréné tout le temps. Le total des actifs de la banque centrale a été multiplié par six par rapport à 1999, dépassant les 6 000 milliards d'euros cette année. La Fed, la Banque d'Angleterre, la Banque centrale européenne et la Banque populaire de Chine ont offert des centaines de milliards de financements d'urgence de début février à mi-mars, fournissant des billions de dollars en opérations de liquidité et réduisant collectivement les intérêts taux sans précédent.Hier encore Lemaire a mis sous perfusion les TPE, les PME, les fleuristes, les bouquinistes. Plus personne ne parle de la destruction créatrice schumpétérienne, nous sommes dans l’économie totale administrée. Alors les libéraux ? on ne vous entend plus….vous êtes devenus communistes ?