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exploitation

  • La retraite à poings dans la gueule

    Le mouvement initié par le salariat industriel se parachève dans l'« ubérisation » progressive de tous les services : en trois siècles, les élites ont construit un www.pnggigantesque appareil de capture qui achève d' exproprier les résidus de classes moyennes et la couche du dessous de leur vie, pour les jeter dans une concurrence généralisée et/ou l’auto-entreprenariat des auto-exploités se dissout dans les « profils » de la gouvernementalité algorithmique et dans les flux numériques.
    Plus rien ne semble en mesure de limiter l'auto-exploitation suicidaire à laquelle nous nous soumettons La toujours plus éphémère et fragile fixation des valeurs relève d'une roulette russe où les promesses brandies par des politiciens terrifiés par l’absence de croissance, pèsent plus lourd que le saccage climatique de la planète que nous léguerons aux générations à venir. Les jeunes barbares arrosant de mitraille l'école de leur quartier illustrent avec une terrible acuité le délire absolutiste d'un monde rejeté.
    À l'impitoyable dissolution, de larges pans de nos sociétés répondent par des postures de replis identitaires : repli sur des nostalgies racistes pour les populismes de droite ; repli sur des nostalgies ouvriéro-nationalistes pour les populismes de gauche ; repli sur des intégrismes religieux pour certaines majorités silencieuses des pays riches. Contrairement à ce qui sous-tend la majorité des discours bien pensants, il n'y a pas à choisir entre l'insécurité de la modernité néolibérale et les régressions vers les fausses sécurités du passé — choix étriqué qui nous condamne à préférer la peste au choléra. Le retour des intégrismes va strictement de pair avec les progrès de l'absolutisme libéral macronien : les premiers viennent naturellement étayer la précarité existentielle creusée par le second. La Money Power toute-puissante exacerbe un discrédit généralisé de toutes les valeurs sociales, que ne peut venir surcompenser qu'une référence transcendante.
    déterritorialisation, précarisation et reterritorialisation identitaire à tendances fascisantes culmine dans l'absurdité tragique qui voit nos populations se cliver autour de marqueurs comme le port d'un voile ou les guerres opposant les sectaires du vin et saucisson contre les zélés de la viande halal. Antisémitisme et islamophobie, intégrismes religieux et fondamentalismes laïcistes apparaissent comme les sous-produits d'une même régression, qui cherche à apporter une réponse identitaire à l'expropriation de nos personnes.

    A la ak bar du coin

  • Pas de hasard dans les ZAR (zones A Riches) juste la main de Dieu

     

     

     

    age de la colere,main de dieu,bolsonaro,foret amzonienne;desastre écologiste,domination,exploitation,vrésil,écangélsite,futurReçu de l'ami YMD cette pertinente analyse et cet ambitieux programme qui conclut la note.

     

    « Les balbutiements de l’avenir se croisent toujours avec les derniers sursauts d’un passé en déroute » REEVE in introduction « Le socialisme sauvage » éditions l’échappée.

    « Seuls sont dignes d’espérance ceux qui ont perdu leurs illusions » Octavio PAZ.

    « Nous voici arrivés à ce qui commence » Slogan «Carré Rouge » Quebec 2012

    Presque ! A quelques centimètres de lame prêts, voire moins, Jair Bolsonaro n’aurait jamais été le président élu de Brésil. Le 6 Septembre 2018 un couteau de plus de 10 cm a perforé le gros intestin sur plusieurs endroits, et provoqué une hémorragie massive de plus de deux litres. Ni l’aorte, ni le cœur n’auront été touchés. Il a pu refuser d’être soigné à l'hôpital syrien-libanais pour choisir l’hôpital Albert Einstein de Sao Paulo, dont les dirigeants seraient des partisans de la politique gouvernementale colonialiste d’Israël. Un choix, en accord, avec le puissant soutien évangéliste dont il a bénéficié, comme Trump. Les évangélistes, comme aux USA, sont très influents au Brésil. C’est la religion qui se développe actuellement le plus dans le monde et l’une des plus réactionnaires aux progrès sociétaux (femmes, liberté sexuelle, homosexualité ...). Le soutien des évangélistes à la politique de l’Etat Israelien, nommé « sionisme chrétien », s’appuie, au pied de la lettre, sur leur croyance fondamentaliste en l’accomplissement de prophéties bibliques qui veut que ce soit au sein d’un Etat d’Israël triomphant dans sa souveraineté, que se fera le retour de Jésus Christ en « gloire de l’apocalypse ». Mais cet évangélisme, n’est pas exempt d’un antijudaïsme profond, puisqu’au « retour de Jésus », les juifs devront se convertir au christianisme évangélique, et, que seront tués, ceux qui ne le feront pas ! Pendant les soins et la convalescence de Bolsonaro, ses partisans ont fait savoir haut et fort que, pendant son « absence », de toute façon, Dieu était « aux commandes » !

    Une mission divine aurait aussi été invoquée par l’auteur de l’attentat, pour expliquer son geste : « Personne ne m'a rien demandé. Celui qui m'a commandé, c'est le Dieu que je sers ». Un Dieu opposé aux paroles réactionnaires de Bolsonaro. Adelio Bispo de Oliveira, partisan du gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro, est un ancien militant du parti d’extrême gauche PSOL (Partido Socialismo e Liberdade ) scission de l’aile gauche du Parti des Travailleurs depuis 2004, aux valeurs sociétales progressistes, écologistes et féministes. Le PSOL est connu aussi pour un militantisme anti-israelien très actif.
    Serait-ce alors « Dieu », qui aurait alors in fine guidé la lame du couteau afin qu’elle ne tue pas le futur dictateur ? Toujours est-il qu’à peine remis de ses plaies Jair Bolsonaro a annoncé qu’il ne reconnaitrait pas le résultat des élections s’il n’était pas élu ! Inspiration divine, ou rapport de force matérialiste à son service ? Car outre le puissant soutien évangélique dont il bénéficie, Jair Bolsonaro est fortement soutenu par l’armée et surtout la bourgeoisie et les milieux d’affaires. Le Sabre, le goupillon et le coffre fort ! Une logique oubliée qui a tout pour plaire ! Un coup d’Etat maquillé par un processus électoral manipulé, mais un coup d’Etat quand même. D’ailleurs, c’est le Juge Sergio Moro, celui qui a condamné l’ancien président du PT Lula, qui vient d’être nommé ce 1er Novembre 2018 « ministre de la Justice et de la Sécurité publique du gouvernement ».

    Mais ce qui est un signal fort, comme la piqure de rappel d’un vieux vaccin oublié, c’est que cette fois et ouvertement, les milieux d’affaires capitalistes industriels et financiers, donnent leur plein soutien à un « fasciste » prêt à leur rendre à nouveau la vie facile, par contrôle policier et militaire. La vie facile ? C’est à dire permettre à la bourgeoisie de pousser à son maximum, l’exploitation des ressources de la forêt équatoriale. Démontrant tragiquement, s’il le fallait, l’impasse expansionniste dans laquelle la classe capitaliste se trouve en 2018. Comme partout, la classe bourgeoise choisit désormais de se replier nationalement, et d’user jusqu’à la corde les ressources naturelles dont elle se sent nationalement et « divinement » propriétaire ! Et non un dépositaire historique et transitoire devant l’humanité. La forêt équatoriale Brésilienne, comme tous les espaces naturels, et leurs habitants, à préserver et toutes les ressources fondamentales, ne devrait pas appartenir à aucun Etat-nation, mais être sous contrôle protégé de toute l’humanité actuelle et à venir. Et pas seulement. Il semble désormais que tous les nationaux-populismes qui émergent soient dans la même logique ! ils se proposent de garantir politiquement l’affranchissement pour les bourgeoisies des contraintes environnementales mondiales. Ce qui est bien sur une illusion aux conséquences tant tragiques que catastrophiques.

    Hitler élu « par le peuple », dans un contexte de terreur de rue contre ses ennemis désignés, et à la faveur des conséquences décisives de la crise capitaliste de 1929, a lui même, en son temps, échappé a la mort à plusieurs reprises, in extremis ! Un cul bordé de nouilles avec des conséquences historiques plus qu’abominables. Oui c'est une vague mondiale de nationalismes plus ou moins référencés aux fascismes historiques, qui est à l'œuvre. Et cette vague, de toutes couleurs, références idéologiques, et religions, a désormais le soutien clair des milieux d'affaires capitalistes responsables de la misère, de la précarité et de la destruction de l'écosystème. Le capitalisme est en crise définitive d'expansion dans un monde limité. Avec les extrêmes-droites, il joue son va tout ! Des « gauleiter » de toutes régions, pays, et continents, entendent s’approprier politiquement leurs Zones à Détruire, afin de les « sécuriser » par la terreur, et garantir aux capitalistes une bonne marche de leurs affaires à court terme, fondée sur une une ultime et catastrophique expansion de leurs profits ravageurs. « Je sécurise ton marché agonisant, que ces atroces « écolos-sociaux » veulent à tout prix limiter, en te vendant à bon prix mes services protecteurs. Un bon prix me permettant, de me tailler ma place au soleil, ma réussite sociale, et qui sait mes parts de marché ! »

    Car après cela, il n’y a plus rien. Mis-à-part un nouveau « plus jamais ça » dans un vaste champs de ruines et de cimetières au climat bouleversé, et parmi les survivants quelques gens comme nous prêt à initier une reconstruction sur de nouvelles bases, alors que cette extermination de masse sera un excellent moyen de relancer de nouvelles affaires de nouveau en pleine expansion possible pour de nouveaux capitalistes ambitieux et eux-mêmes survivants.

    C'est pourquoi, la répression montante, réactionnaire, identitaire, communautariste, nationaliste, religieuse et armée, nous désignant coupable de tout à la vindicte populiste, tant ignorante qu’aliénée par les valeurs dominantes, attendant sa curée comme soulagement de ses frustrations, va chercher à nous enterrer !!! Ce sera leur perte !!! Nous sommes des graines !!
    Protectionnisme et « libre » échange

    En ces temps chaotiques, les bourgeoisies nationales sont de plus en plus enfermées sur elles-mêmes dans leurs Zones à Riches (ZAR), sous bonne sauvegarde des forces répressives privées et publiques, bien décidées à poursuivre la multiplication de leurs profits immédiats, - sans aucune considération pour l’avenir et pour les avertissements des scientifiques -, pour l’exploitation à outrance des humains, des bêtes et des espaces naturels, au risque de parachever complètement le basculement catastrophique du climat. Elles se tournent à nouveau, ouvertement, vers les protectionnismes nationalistes et s’en remettent à Dieu !

    Ils surfent, par leur emprise sur les médias qu’ils contrôlent (c’est à dire presque tous), sur les peurs et souffrances du plus grand nombre, et dont ils sont directement responsables, pour manipuler les foules en la faveur de ces politiciens nationalistes chargés in fine de sauver leur marché et donc leurs profits. Tandis que ces politiciens nationalistes, rêvent de s’y tailler la part du roi ! Voilà le populisme ! Ainsi émergent d’une façon conséquences, après de longues années de gestations, de nouveaux fascismes, de nouveaux nationalismes, de nouveaux obscurantismes religieux, de nouveaux communautarismes et identitarismes. Ce retour aux protectionnismes qui s’impose partout dans le monde, est un retour radical à avant la fin de la 2ème guerre mondiale, avec les USA, première puissance militaire du monde, à l’avant garde de ce mouvement. Un revirement à 180°, après avoir impulsé mondialement en 1944 le fait de tourner le dos au protectionnisme en officialisant l’ère du « libre échange mondialisé » et des « traités économiques transnationaux ». Au décours de 1918 les USA avaient maintenu ce protectionnisme, et contre l’avis de leur président Wilson ils avaient refusé de 
    participer à la SDN. Mais au décours de la seconde guerre mondiale, le protectionnisme était désormais dénoncé par les USA comme fauteur de guerres destructrices et massives. Les USA s’imposèrent cette fois à l’ONU, tandis que « Bretton Wood » créait, ce Fond Monétaire International, censé aider les « pays pauvres » … C’était une nouvelle politique mondiale du capitalisme et bien sur les contradictions sociales, et impérialistes, ne furent jamais résolues. On a ce recul de plus de 70 ans, pour savoir comment tout cela a évolué. Aujourd’hui ce sont ces mêmes USA qui à travers leur leader « le milliardaire Trump » remettent au gout du jour ce protectionnisme, en engageant la guerre économique entre nations, et donc à nouveau des perspectives de guerres militaires de grande ampleur.

    Quant à ces partis de « gauche », qui choisissent aussi d’introduire une forme de nationalisme dans leur programme, même « populaire » et « de gauche », d’autant qu’ils ne sont pas clair sur les questions « communautarismes et identitarismes », ni sur celles « antisémitisme et antisionisme », ni même sur celles des religions et de la laïcité, non seulement ils n’arriveront jamais à un la conquête d’un pouvoir capable de répondre aux besoins fondamentaux sociaux, sociétaux, économiques et éco-systémiques de tout un chacun, mais leurs funestes orientation protectionniste valide, celles des protectionnismes nationalistes, réactionnaires et fascistes, qui eux, ont de véritable chance de parvenir au pouvoir, ouvrant mondialement une ère de malheurs en cascade.

    Dans tous les cas le dépassement du capitalisme, ne peut se faire que dans une optique mondiale, transnationale et universelle, car au delà des cultures vieilles de quelques millénaires, l’humain est partout le même, car fruit d’un héritage de plusieurs millions d’années. Il y a un en commun de l’humanité qui dépasse toutes les cultures particulières. D’ailleurs nombre de ces cultures particulières, du moins en partie, ne sont qu’une traduction communautaire de la justification usurpée de formes locales de domination et d’exploitation. La justification de la domination et l’exploitation, toujours illégitime, est de toute façon à abattre, dans une perspective révolutionnaire (sociale et sociétale), et ce d’autant que celles et ceux qui la subissent existent et que certain d’entre eux les refusent, plus ou moins ouvertement, et parfois héroïquement au péril de leurs vies.
    Quelles sont nos forces ? Qu’est ce qui dans le monde, permet de nous appuyer sur la reconstruction d’une alternative opérationnelle, pesant sur le destin du monde et donc les rapports de force ? Quelles valeurs, quels savoirs, quels héritages ? Pour quel programme de rupture et de transition ?
    - Dénationaliser les espaces naturels mondiaux, et centre d’extraction de ressources et de matière première, et les socialiser en les plaçant horsmarché et sous contrôle d’une force transnationale issue de la démocratie directe fédérée et à mandats impératifs.
    - Décapitaliser, les centres d’extraction de matière première, les voies et les modes d’acheminement, les voies et outils de communication physiques et numériques pour les socialiser en les plaçant hors-marché et sous contrôle d’une force transnationale issue de la démocratie directe fédérée et à mandats impératifs.
    - Décapitaliser, dénationaliser, et socialiser, partout dans le monde sont les grands objectifs d’un programme digne de ce nom ! L’humanité doit hériter de tout, dans une optique partagée, solidaire, égalitaire et libertaire.

    YMD