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gilets jaunes

  • L'humeur nécronomique du jour


    L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

    Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

    En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

    L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. »

    Günther Anders, "L’Obsolescence de l’homme", 1956

    J'ajouterai que dans le contexte actuel où l'on voit poindre le discours " ce qu'il faudrait, c'est une bonne dictature pendant six mois (pourquoi six mois ?) pour remettre de l'ordre", ce que Todd appelle le macron lepénisme, les miasmes nauséabonds ne doivent rien à la pollution mais à la décomposition du corps social. L'intelligence collective ? Provoquer l'imbécile qui sommeille chez tout honnête citoyen est un jeu d'enfant. Ils portent tous leurs indignations garanties conformes en bandoulière. Ce qu'ils ne comprennent pas les heurte, les choque. Pour un peu, ils en appelleraient à une répression. Ils ne l'avoueront jamais mais ils jalousent ces pays non corrompus par les confitures d'humanisme où se pratiquent la lapidation. Les buchers de la sainte inquisition se consument encore dans les cervelles occidentales. . Les citoyens sous tutelle technocratique des élites responsables sont ravis sur le fond. Le troupeau veut savoir où il doit paître. Le pire, le plus angoissant pour des hommes est d'avoir à décider de leur destin. L'abattoir ne leur fait pas peur à conditions qu'ils y aillent guidés par un  berger.

    Tout ce que je dis ne concerne pas évidemment mes amis en lutte, les révoltés et tous ceux qui par leur refus d'être markétirisés ont cessé d'être des agents économiques, tous ceux qui refusent de jouer à un jeu truqué ou l'on perd comme les élections et tous ceux qui sont favorables à l'écriture du constituant unique moyen de restaurer la souveraineté populaire.

  • Le Gouv

    Bon les zamis, j'ai le plaisir de vous annoncer que l'ami Mehdi nous a rejoint dans l'histoire du Gouv

    https://legouv.fr/le-gouv-co/ministere-de-la-culture-et-du-patrimoine/

     

     

  • Même pendant le confinement des pensées le bizzness continue...

    terrorkonsum.pngÀ travers les médias, les événements viennent à nous, nous n'allons pas à eux : le monde extérieur s'approche de nous, dûment remodelé, une fois que nous nous sommes terrés au tréfonds de notre « chez soi » ; de ce fait, nous ne faisons plus partie de ce monde, nous le consommons, nous en consommons le fantôme, et, ne pouvant lui parler, nous devenons d'ineptes voyeurs. Le monde ne devenant important que sous sa forme reproduite, en tant qu'image socialement valorisée, la différence entre être et apparence, entre réalité et image disparaît, et la réalité doit s'adapter à l'image, la copier  Ce n'est que lorsque la porte s'est refermée derrière nous que l'extérieur devient visible ; ce n'est que lorsque nous sommes devenus des monades avec pour fenêtre les chaînes infos que l'univers se reflète en nous.

    Comment dans ce contexte est-il possible de vérifier le faux du vrai ?

    Distance et expérimentation sont abolis. On peut certes créer des liens, y compris sur Facebook ou par l'intermédiaire de Twitter, mais ces liens n’appartiendront pas en définitive à leurs membres, ils ne leur reviendront pas - ce qui rend possible, toute l’actualité économique le montre, leur exploitation capitaliste. Facebook, comme toute formation de lien, présuppose une expropriation ontologique (la mise hors de soi) ; et, ajouterons-nous, rend possible sa capture économique. C’est la raison pour laquelle ces sociétés sont autant valorisées. Le simple fait d’accepter de violer sa privée pour la rendre accessible aux marques et enseignes devrait suffira en soi pour générer un revenu mensuel à tous ceux qui participent à ces réseaux dit sociaux. Il suffit juste d’en répartir les dividendes et de donner des actions gratuites à ceux qui génèrent du trafic et en constituent le contenu éditorial. Auquel cas nous serions véritablement dans ce que Klaus Schwab le théoricien du Grand Reset appelle le « capitalisme des parties prenantes ». Bien évidemment ; ce fameux capitalisme des parties prenantes n’est qu’un fantasme puisque le capitalisme est par nature omnivore. Le jour où les adeptes des réseaux sociaux comprendront qu’ils sont des travailleurs à domiciles non rémunérés, alors peut être pourrons nous espérer ce fameux capitalisme des parties prenantes. Je préfère spéculer sur les décombres dans lesquels je suis habitué à me mouvoir comme vous.

    Nous vivons une période extraordinaire, ne l’oubliez pas, c’est la raison pour laquelle j’ai accepté de faire partie de la Présidence Plurielle du Gouv.fr. dont je suis le doyen. Evolution/Revolution

    https://legouv.fr/

    Necronomy Power….