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marcel bonnet

  • PHOTO CULTE

     

    JPC et Loic Debray grand auteur

    qui a bcp écrit sur la Fraction Armée Rouge   et Andreas Baader

    RAF (poche) | Les Éditions L'échappée (lechappee.org)

    Loïc Debray - Temps critiques

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  • Un samedi au cimetière

     

     

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    Tous les copains étaient là pour rendre hommage au Petit Marcel devenu légende

    Nous avons bu et chanté à sa mémoire toujours aussi présente, chacun y allant de ses anecdotes toutes plus incroyables....

    Morceaux choisis d un magnifique texte de YMD

    Je n’ai jamais vu quelqu’un pouvant aussi librement et intensément s’ébrouer à ce point dans le monde, et en dépit de toutes contraintes, surtout physiques, consumer son être jusqu’à l’incandescence, au dépend de tout avoir.
    Il n’a jamais gardé d’avoir, il perdait tout ce qui était matériel, ce qui contrastait avec sa pensée athée et radicalement matérialiste, mais un matérialisme qui se défiait de ce qu’il y a de religieux dans la pensée des marxistes !!  Il n’avait pas sa pareille pour détecter, les moindres symptômes révélant de la reproduction religieuse se cachant dans les moindres organisations et attitudes militantes, fussent elles les plus athées du monde …
    Il détestait les catéchismes même révolutionnaires, il détestait, lui qui n’a jamais rien pu posséder bien longtemps, l’apologie de la misère et de la pauvreté  !
    Il appelait à squatter les beaux et bons endroits bien faits solides et confortables, à boire les meilleurs vins et à manger les meilleures nourritures … il savait reconnaître la qualité de ce qui est produit par le travail bien fait, et invitait les gens à savoir honorer ces belles productions pour s’en abreuver jusqu’à la lie.
    Les apologistes de la  » robe de bure  », de la pénitence militante, lui étaient plus que suspects.
      Petit Marcel n’aura jamais ménagé son corps. Il l’aura consumé jusqu’au bout. Petit à petit des parties de son corps l’auront lâché sur les dernières années, par bouts, par morceaux, mais préservant toujours intact l’essence lucide et pertinente de son être.
    Comme ces forteresses qui lâchent les une après les autres, aux assauts, et dont la fonction était de protéger le cœur le plus longtemps possible.
    Ici il s’agit des assauts du temps et de tous les excès qui mettent le corps à rude épreuve.
     
    J’ai rarement connu quelqu’un qui sache faire vivre, sans désespérance et sans accroche pathétique, jusqu’à la fin, le moindre bout de vie qui lui est encore donnée de vivre. Et la pensée et l’observation avec  !!

    ITW Marcel à la Mie de Pain


     

     

     

  • Hommage à un ardent combattant le P'tit Marcel

    Petit Marcel Color - il y a une vingtaine d année-page-001.jpg

    Marcel en 68

    Petit Marcel Mai 68 - 7-page-001.jpg

     

     

     

     

     

     

    Une légende nous a quitté

    C’ÉTAIT UN ANARCHISTE COMME ON EN VOIT TROP PEU, HÉLAS!
     
    N’étant affilié à aucune chapelle, ni organisation, il promenait sa grande gueule, toujours ouverte, partout, il improvisait, apostrophait, analysait, polémiquait.

    Mais il savait aussi sourire, contrairement à d’autres, bien trop sérieux, que l’on peut rencontrer dans les milieux militants.

    Il avait intégré l’héritage de mai 68 et il l’avait gardé vivant en lui jusqu’au bout, (on peut le voir tout jeune sur les barricades dans le supplément du Monde pour les 10 ans du beau mois de mai, ou dans une vidéo qui circule sur internet).

    D’une grande culture littéraire ET libertaire, toujours plein d’idées, on pouvait l’apercevoir à radio libertaire, « squattant » (comme il disait) l’émission littéraire d’Elisabeth, ou participant aux réunions de l’Union des Anarchistes, à « L’arbre est dans la graine », ou improvisant un discours flamboyant au Mur des Fédérés pour l’anniversaire de la Commune de Paris…
     
    Je n’oublierai pas non plus nos réunions du dimanche soir au café Chez Robert, à la Bastille, lorsque, sous l’anagramme de Marberëva (Marcel, Bernadette et Eva), nous créions des slogans contre les lois Sarkozy que l’on collait sur les murs de Paris, à la manière des Situationnistes.
     
    Marcel Bonnet est donc parti le 2 novembre, laissant un manque mais aussi une trace parmi nous, dans nos coeurs toujours
     
    Bye P’tit Marcel, bon voyage !
     
    Eva Lock Kua