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reindustrialisation

  • RENAULT LAISSE BETON

    SPAIN.jpgNé dans la cendre des empires dissous, dans la boue des drapeaux repliés, le national-libéralisme s’est levé comme une machine à deux vitesses : liberté pour les coffres-forts, patrie pour les ventres vides.
    Un mot de passe pour les actionnaires, un chant funèbre pour les ateliers.
    Libéral pour les riches, national pour les pauvres — programme codé dans la chair des peuples, firmware idéologique injecté à l’aube des États-nations.

    On nous vendit la souveraineté en boîtes de conserve.
    On nous livra des frontières comme des murs d’isolement phonique.
    Pendant ce temps, les flux circulaient — capitaux fantômes, algorithmes de rente, cargaisons d’âmes en leasing.

    La vieille puissance continentale, jadis matrice de lois, d’arts et de guerres, regarde ses statues verdir.
    Elle sent le froid de la relégation.
    Nostalgie industrielle, musées pleins d’acier mort, machines-outils transformées en reliques.
    Les langues dominantes dictent les contrats, les normes, les imaginaires.
    Le centre se déplace, la périphérie tremble.

    L’économie administrée — cathédrale de formulaires, prêtrise de la planification — reçoit la gifle néolibérale.
    Privatiser la mémoire, déréguler la faim, flexibiliser la dignité.
    On appelle cela adaptation.
    On appelle cela modernisation.
    On appelle cela fatalité.

    Exemple du jour, tranche de réel dans la gelée des communiqués :
    la carte électrique redessinée, les usines déplacées comme des pions sur un échiquier  

    Renault envisage de produire ses futurs modèles électriques familiaux en Espagne


    Les familles ouvrières migrent moins vite que les chaînes de montage.
    Les villes-usines deviennent des zones d’archéologie sociale.
    On promet des gigawatts, on livre des licenciements.

    Réindustrialiser sous le dogme du libre-échange ?
    Schizophrénie stratégique.
    On ne reconstruit pas une aciérie avec des incantations de marché pur.
    On ne ressuscite pas une classe ouvrière avec des crédits d’impôt et des slogans.
    Le capital veut la vitesse, la nation veut la stabilité, et le peuple veut vivre.
    Contradiction terminale.

  • La nécro au service de la reindus

    Le 12/02/2025 Bruno Le Maire était présent en tant qu' ami à Aubervilliers dans le 93 à côté de chez moi pour l’inauguration de l’usine du slip français qui tentait de se relancer dans une zone franche avec exonération de charges patronales, 40 salariés donc à faible coût et des automates chinois.

    L'ancien ministre de l’économie qui ne connaissait rien à l’économie avant d’être ministre à la française avait qualifié la désindustrialisation de  faute politique, économique et morale commise par les générations précédentes" et la réindustrialisation de "sport de combat", tout en précisant lui-même porter un "élégant et séduisant" Slip français.

    Perso, je n’ai jamais mis de caleçon Calvin Klein et encore moins en faisant dépasser l’élastique et la marque de mon pantalon. J’ai toujours pensé que c’était le summum de l’inélégance mais bon…le pouvoir des marques était à son apogée et les publicitaires à la Seguela se servaient du corps de la femme pour vendre tous les produits de la grande consommation pour susciter le désir. Exception faite de Monsoieur Propre icône gay.

    Et puisque nous en sommes là et que les médias agonisants glorifient des réussites qui n’en sont pas. Je vais aller proposer un nouveau concept pour les municipales: qui respecte ces codes.

    Fusion entre Sarah Knafo et Marion Maréchal :« la knacki girl »

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    Pour l’achat de trois slips français,, un paquet de knacki ...

    Une belle opération de co-branding....

    C’est ça d’être un marketeur nécronomiste au service de la réindustrialisation

    Miss France Knacki
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