Etant, actuellement un peu débordé par la rédaction de mon manuel de survie, je me permets de republier la note du 31 janvier 2008
sur les mécanismes de la création d'une bulle.
Ce qui ne manquera pas d'intéresser ceux qui nous rejoignent...
De l'euphorie à la dépression....
Phase 1 : Création de la bulle ou de l’illusion
Les riches et les institutionnels, ceux qui disposent de fonds propres ou de cash achètent (immobilier, action, or)
Phase 2 : Faire monter la mayonnaise
Dynamique de hausse : investisseurs et spéculateurs (classes moyennes) rejoignent les riches
Phase 3 : Mise en place opérationnelle de l’illusion
Crédit peu cher et distribution massive de crédit aux pauvres pour leur faire croire qu’ils peuvent s’enrichir
Phase 4 : L’euphorie
Les prix des actifs (immobilier,action) augmentent, tout le monde est dans la bulle (ou croit y être)
Phase 5 :La chute
Les riches vendent, ce qui stabilisent les prix en annonçant la fin de la bulle en communiquant progressivement des mauvaises nouvelles)
Les classes moyennes stressent…
Phase 6 : La dépression
Les pauvres qui se sont endettés au delà de toute raison prennent le bouillon (par exemple les blacks et les latinos aux USA)
C’est trop tard, la consommation des pauvres et des classes moyennes est contaminée
Le sentiment de s’enrichir sans produire disparaît …C’est la très grande dépression (2008-2012)
Nécronomiquement votre
NECRONOMIE - Page 547
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Aujourd'hui je bulle...
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TAPE SUR LE GAMIN (Beat on the brat)
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Beat on the brat
Beat on the brat
Beat on the brat with a baseball bat
Oh yeah, oh yeah, uh- oh
What can you do?
What can you do?
With a brat like this always on your back
What can you do? (lose? )
The Ramones
Jamais dans l'histoire de l'humanité, une génération n'aura montré autant de mépris vis à vis de ses enfants et des générations montantes.
Preuve finalement qu'on fait des enfants comme on va supermarché.
Les faits divers récents et sordides de bébés congelés, d'accouchement dans les Mac Donald (avant de finir à la poubelle) ou encore d'enfants oubliés sur la banquette arrière ne constitue que la pointe acéree de l'Iceberg.
A ceux qui ne voit les marchés financiers sans voir la crise sociale, je ferai remarquer que la paix sociale en France ne tient qu'à une seule chose :
le versement des allocations familiales en banlieues et aux emplois aidés fictifs.
Beaucoup de jeunes commencent à se poser des questions, et certains n'hésitent plus désormais via le WEB à demander des comptes au générations précédentes.
Quand au système de retraites tel qu'il est conçu, on voit mal comment une jeunesse spoliée et endettée, accepterait de payer longtemps
pour les frasques des générations d'avant.
Ce sont d'ailleurs les jeunes et particulièrement les moins de vingt cinq ans qui font les frais de la crise actuelle comme le démontre ce mois ci les chiffres du chômage.
L'exemple japonais et son lot d'écoliers qui se suicident sont là pour nous rappeler qu'une société ne peut désespérer sa jeunesse sans en payer le prix.
Il est à noter d'ailleurs que plus aucune démocraties de Marché ne communiquent sur les chiffres des suicides qui sont pourtant en train de devenir la première cause de mortalité chez les jeunes et ce, au plan mondial.
Faites des cadeaux à vos enfants ce sont eux qui les payeront...
Nécronomiquement votre
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Historique Nécronomique
«Tels furent les événements de cet hiver et ainsi s'acheva la deuxième année de la guerre dont Thucydide a écrit l'histoire.»
Thucydide
Guerre du Péloponèse.
Quand le Président Bush, pour aider les Américains à sortir du cauchemar du 11 septembre a voulu trouver une métaphore pour évoquer le temps normal, il a immédiatement retenu le shopping, implorant les américains de montrer à Al Qaïda la force de leur patriotisme en allant au centre commercial reprendre leur travail : Consommer.
En plaçant délibérément le consommateur au dessus du travailleur, Georges Bush livra ce jour là le mode d'emploi des Démocraties de Marché.
En s'adressant à son peuple, non plus comme des gens qui produisent : Des travailleurs mais comme des consommateurs, Bush ne faisait que rappeler les fondamentaux économiques des démocraties de marche ou le PIB dépend de 70 à 100 % de la consommation et non pas de la production.
7 plus tard de consommation intensive générée par le crédit facile liée à une politique de taux bas mis en place par Greenspan le paniqueur et la complicité de la Money Power, le monde découvrait avec stupéfaction la taille de l'ardoise sans fin puisque les dettes des pauvres américains avaient été titrisés dans le monde entier et que la survie financière entière du monde était entre les mains d'un nouveau président.
On est peu de choses quand on est pas américain.
le capitalisme mondialisé avait eu besoin pour se développer de façon aussi diffuse d'aller très vite en privilégiant la satisfaction immédiate des besoins (le cash d'abord) au détriment des besoins à long terme.
Les politiques avait donc pris l'habitude de s'adresser au peuple en tant que consommateur, préférant utiliser le terme pouvoir d'achat au mot revenu...(excepté Arlette qui continuait obstinément à s'adresser aux travailleurs, ignorant la mutation...)
Conséquence du système et du discours chez les gens :
le travail n'était plus qu'un moyen d'accéder au ciel de la consommation.
En France, Nicolas Sarkozy souhaitait un temps, réhabiliter le travail afin que les gens gagnent plus et donc consomment plus.
Un travail, auquel personne,autre que la classe politique dans son ensemble, ne reconnaissait d'autre vertu que de permettre de consommer.
Notre valeureux Président ignorait alors que son problème serait de faire consommer les français et même sans travailler...
Les inévitables plans de relances et de soutien à la consommation, le retour des primes pour changer de voitures et soutenir l'industrie automobile qui ne constitue pourtant pas un levier de croissance pour la bulle verte, ne tarderaient pas à remettre les choses dans l'ordre et à faire qu'on continue de s'adresser à nous comme à des consommateurs.
Ce ne sont pas les entreprises qui produisent trop, ce sont les consommateurs qui n'achètent pas assez.
Ainsi fonctionnent les Démocraties de Marché.