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  • Epargne zombie

    zombiz.jpgComme dit mon ami Marcel la feignasse : la hiérarchie c’est comme les étagères, plus c’est haut moins ça sert…

    Quand Madame Pénicaud demande de consommer ce que nous avons épargné (les fameux 60 milliards) pendant la crise du covid pour servir l’économie, à qui s’adresse-t-elle ? Ne  voit-elle pas l’immense fracture de la société française ?

    Qui a épargné cette fameuse manne que Madame Pénicaud exhorte à dépenser de la consommation ?

    Certainement pas les gens que je fréquente ! Ce sont des gens encore dans la course des classes moyennes supérieures et qui eux n’ont pas besoin de consommer plus. Autrement dit, tout ceux qui n’ont pas été zombifiés par des crédits ou des loyers, pas les travailleurs pauvres, ceux au chômage ou au RSA, sans parler de ceux comme RyanAir à qui on va demander d’accepter des baisses de salaires pour sauvegarder leur emploi au nom de la solidarité de Marché. Puisque le Marché ne reconnait aucune autre communauté autre que la sienne.

    En clair son discours s’adresse à ceux qui peuvent consommer mais n’en ont pas besoin au détriment ceux qui voudraient bien mais ne peuvent pas ou plus.

     Petit rappel pour Mame Pénicaud :

    Comment fonctionne un consommateur zombie ou un travailleur zombie ? Un peu plus de salaire et le travailleur zombie travaille plus, des prix qui baissent et le consommateur zombie achète plus. Nos cerveaux morts ne réagissent qu’à des stimuli monétaire. Nous avons toujours été considérés comme cela et conditionnés ainsi.

    Quant à l’épargnant zombie, il épargne lorsqu’il a peur de perdre son emploi. C’est ainsi que nous avons été modélisés. Les illuminés néolibéraux nous parlerons de l’équivalence Ricardienne en nous racontant que les gens épargnent lorsqu’ils ont peur que les impôts augmentent. Ce qui est aussi absurde que le Ruissellement macronique.

    D’ici peu de temps à l’image de ce que qui se passe chez RyanAir, on redécouvrira ce que Marx écrivait et qu’en période de crise il existe toujours un moyen d’augmenter les profits, c’est de diminuer les salaires. Ce n’est pas cette population que Mdame Pénicaud demandera de consommer plus.

    Alors voilà en tant qu’habitant d’un hyperghetto, je ne consommerai pas plus.