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Accélération necronomique

note def.jpg La question « voulons-nous du capitalisme ? » est d’une insoutenable naïveté. : le capitalisme n’est pas un mode spécifique de production  pouvant être remplacé, c’est une tendance irrésistible à l’effondrement de tout mode de production.

Nick Land philosophe accélérationniste

Les démcraties de Marché basées sur la consommation mutent peu à peu en société de contrôle social. Vient donc le règne des normauxpathes qui ne reconnaissent aucune autre addiction que celle de la dette.  Pour le reste, ils ne prennent pas d’antidépresseurs, de drogues, boivent avec modération , et traversent au feu rouge…disciplinés. Leur objectif est de nous fondre un une seule personne derrière une nation qui n’est rien d’autre qu’une construction sociale. Ils sont heureux et rêve du passé (confusion passé, présent, futur) et ont la nostalgie d’un monde qui n’a jamais existé. Ils doivent pour cela désintoxiquer les accros à la dette qui seront éliminés en fonction de leur dépendance. Alors on se plaît même à souhaiter que la descente s’accélère, le fossé se creuse davantage, optant pour une politique du pire économique en attendant, confiants, un avenir qui à défaut d’être radieux ne pourrait être que meilleur, s’il y a un avenir…»

Beaucoup de gens ne réagissent pas mais il ne s ’agit pas d’apathie mais d’mpuissance réflexive Ils savent que les choses vont mal, mais ils savent surtout qu’ils n’y peuvent rien. L’impuissance apprise est cette étrange maladie de la volonté : après avoir rencontré trop souvent des situations impossibles à contrôler, l’individu finit par apprendre que ses gestes ne servent à rien. Il ne s’agit plus seulement d’échouer. Il s’agit d’apprendre l’échec avant même d’avoir tenté quoi que ce soit.

Le piège est parfait parce qu’il finit par parler avec notre propre voix.

« À quoi bon ? »

La phrase devient un réflexe. Elle précède l’action et l’annule. Elle se glisse dans les décisions, dans les relations, dans le corps. Elle transforme chaque obstacle en preuve supplémentaire que l’obstacle est invincible. La peur n’a plus besoin de barreaux : elle possède désormais les clés. Alors la passivité ressemble à du calme.

On reste assis pendant que les événements traversent la pièce. On regarde les portes se fermer. On regarde les autres courir. On se persuade que l’immobilité est une forme de lucidité. Peut-être même de sagesse.

Mais il existe deux impuissances.

La première appartient au réel : le corps a ses limites, les murs sont parfois trop hauts, l’argent manque, la maladie frappe, les circonstances imposent leur poids brutal. Il y a des chaînes qui existent réellement.

L’autre est différente.

Elle est fabriquée lentement par la répétition. Elle s’inscrit dans la carte que nous dessinons du monde. À force de subir, nous ne voyons plus seulement ce qui arrive : nous anticipons ce qui arrivera. Nous transformons le passé en prophétie.

Et c’est là que le mécanisme devient monstrueux.

Car le monde extérieur n’a plus besoin de nous enfermer. Nous transportons désormais la cage avec nous.

Défaire cette impuissance ne consiste donc pas à se répéter que tout est possible. Le mensonge inverse ne vaut pas mieux que le premier. Il faut retrouver, morceau par morceau, la frontière entre ce qui ne dépend pas de nous et ce qui dépend encore de nous.

Chercher la petite commande oubliée. Dans les décombres, il n’existe que la débrouillardise. Et les copains… On vit comme ça,/ indépendamment des normauxpathes et des systèmes de contrôle….

 

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