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technorati - Page 13

  • Apocalypse des Marques

    La nécronomie est l’art étrange du marketing économique, c’est pourquoi, contrairement à ce que je vois écris, ici où là, sur certains blogs, je ne crois pas à l’émergence d’une soudaine citoyenneté - consommateur ou d’une révolution consumériste sans rapport de forces car l’arrogance des marques rend crédible le scénario d’une future Apocalypse des Marques.

    je pense que les choses ne se rétabliront que par le biais d’une crise économique, forcément mondiale, que cette crise existera à l’horizon de 2010 et qu’elle générera des nouveaux comportements qui perdureront longtemps après (Ainsi nos grands parents ont bouffé des patates, tout en continuant de stocker par peur de manquer et ce bien après la fin du dernier conflit mondial).
    A l’occasion de cette crise majeure, qui pourrait, par exemple, se manifester par une double explosion simultanée des bourses et de l’immobilier, nous plongeant dans un scénario similaire à celui de 1929, l’on s’apercevra du peu d’affect qui unit la plupart des marques et leurs publics.
    Ces dernières années ont vu l’explosion des MDD (marques de distributeurs), et des Hard Discounters) car lorsqu’on est dans la précarité, on achète un prix, plus qu’un produit.
    Aux USA, ce premier trimestre, les américains ont, certes, consommés, mais des produits importés d’Asie creusant le déficit commercial, (1 point de PIB) ce qui constitue le premier signe d’une contamination, des difficultés immobilières US à la consommation des ménages.
    Francis Blanche avait coutume de dire : « Mieux vaut penser le changement que changer le pansement ».
    Le compte à rebours est commencé.
    A moins que l’on considère que le marketing est totalement indépendant des tissus économiques et sociaux…

  • Marketing d'entrée et marketing de sortie

    Notre Président ne manque pas d’audace : Promouvoir la propriété immobilière au moment où la croissance américaine est durablement plombée par ses stocks immobiliers et va mener tout droit , à la fin de l’année, le pays en récession, il faut oser…

    Comme à son habitude, pourtant, en fin stratège, notre Président à d’ores et déjà prévu son marketing de sortie.
    C’est la raison pour laquelle, il a autorisé à tous la déduction d’intérêts des emprunts.
    Cadeau fiscal qui n’en sera pas un pour des gens dont les biens auront perdu la moitié de leur valeur mais qui permettra de dire qu’il a fait quelque chose de significatif…

  • Marketing pyramidal et fin des rêves

    En organisant et en faisant voter les nouvelles loi anti-immigration aux USA, G.W.Bush vient d’appuyer, à un moment où il a le plus grand mal à financer la guerre en Irak, sur le détonateur de la probable récession US qui surviendra à la fin de l’année et qui dans les deux années risque de contaminer le monde entier.

    Si le culte des armes est aussi fort chez nos amis américains, c’est parce que le culte de la propriété y est poussé à l’extrême, à la fois comme art de vivre mais également et surtout comme levier d’enrichissement, car l’économie américaine fonctionne avant tout sur un mode pyramidal basé sur l’immobilier et la construction.

    A l’inverse du rêve français : CMU, RMI, RTT, HLM, carte Orange, (« une vie de merde » aurait dit Tony Montana, icône des banlieues ) chez les « nouveaux conquérants » le rêve américain s’incarne d’abord pour les immigrés par l’immobilier.

    Aux USA, on peut être propriétaire de son logement sans apport personnel et même sans salaires réguliers, soutenu, il est vrai par des banques compréhensives, dans un marché sans cesse croissant jusqu’à lors.
    c'est ainsi que plus de 70 % des personnes qui vivent aux états-unis sont propriétaires de leur logement.
    Le modèle d’enrichissement traditionneL et celui qu’on suivit les immigrés consiste à louer (normal, on arrive dans un pays, le temps d’avoir le minimum de papiers nécessaires à acheter) puis d’acheter dés que possible.
    Au bout de quelques années , on achète logiquement plus grand, tout en louant sa première maison à un autre immigré qui fera à son tour pareil et ainsi de suite dans la chaîne de la valeur (ce sont naturellement les plus pauvres ou les nouveaux venus qui louent les maisons).
    Dans ce mode pyramidal, c’est donc toujours celui d’après qui finance, l’acquisition de celui d’avant.
    C’est précisément , ce cercle vertueux que vient de faire exploser, G.W Bush et c’est pour cela que l’on a pu assister à ces manifestations fleuves de la communauté latino, future ethnie majoritaire, qui désormais ne trouvera plus autant de pauvres compatriotes pour financer leur patrimoine comme les américains d’avant avaient pu le faire.
    Conséquence, les prix de l’immobilier chutent et les répercussions sur la consommation sont importantes ( on consomme plus lorsqu’on a l’impression de détenir un bien de grande valeur) ainsi que sur la mobilité, moteur même de l’économie américaine dans un pays ou l’on hésitait pas à changer d’état pour un nouveau boulot puisqu’on était sûr de vendre sa maison à un prix supérieur où l’on l’avait achétée.

    Il est curieux de constater que l’année 2007 aura sonné le glas des rêves français (suppression du RMI, franchise de sécurité sociale et…) et américains pourtant si différents.
    Les nouveaux rêves destinés à faire tenir tranquilles les pauvres qui n’ont plus désormais aucune chance de s’enrichir autrement que par leur travail et les nuits merveilleuses du loto sont en cours de livraison.
    Il parait même qu'il y a un nouveau rêve français : le goût du travail en soi...
    Un tel modèle devrait, si il venait à exister, pouvoir s'exporter sans problèmes et rétablir à lui seul notre balance commerciale.