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émeutes

  • Le Parcours sup de la jeunesse

    emeutes,parcours sup,soulevement de la jeunesse, gen Z,generation zC'est désormais l'heure des comptes et du bilan, catastrophique pour ces générations parcours Sup. Parcours sup est la marque qui accompagne la dégradation des conditions matérielles d'un enseignement de service public de qualité.  Certaines matières fondamentales comme outils d'indépendance de la pensée, comme les maths et l'histoire ont été fortement relativisées, dévaluées ou triturées dans le sens du roman qui plaît au pouvoir politique. Dans le fond. Non seulement des gens qui avaient telle ou telle vocation n'ont pu aller au bout de leur projet, mais des gens qui n'en avaient ni la vocation ni l'envie, se sont retrouvés dans des filières que seuls les plus résilients ont pu accomplir jusqu’au bout sans enthousiasme. Bref beaucoup de gens sont sortis de leur filière désignée par « parcours sup », bien avant la fin de leurs études.

    Derrière parcours sup, l'idée était de diminuer le financement public des filières universitaires (embauche des personnels, entretien et modernisation des locaux et des matériels, garanti d'un nombre suffisant de place pour tous les bacheliers etc.).

    Et donc, pour ne pas financer le public, favoriser le développement d'un enseignement supérieur privé à but lucratif, payant, adapté soi disant aux besoins des entreprises…X

    Des études désormais payantes et financées par un emprunt étudiant avec taux d'intérêts à devoir rembourser avec ses revenus, pendant plusieurs des premières années professionnelles. A condition d’ailleurs que cela marche professionnellement.  Le parcours sup, était donc suffisamment insatisfaisant, et sélectif de fait, pour inciter à prendre un crédit, et tenter de faire dans le privé, ce qu'on ne pourrait pas faire dans le public. La mise en place de parcours sup a été faite pour encourager, le développement de boîtes universitaires privées et du crédit. 

    Développer le privé et enrichir le pouvoir créancier, tout en évacuant et en dévaluant le public. 

    Opérer un tri sélectif en infantilisant les jeunes, au nom de « bonnes intentions » bidons (comme l’enfer en est pavé) du style " c'est pour qu'ils ne perdent pas leur temps, en hésitant sur des années de licences universitaires inaccomplies". Elément de langage complètements fallacieux. Surtout lorsqu’on voit le nombre de jeunes qui ont décroché de parcours sup, et même des options privées… Parcours Sup c’est l’abolition de la liberté de l’étudiant, du jeune, de tâtonner et de se chercher, de changer transversalement de filière. Un vrai parcours comme expérience de vie qui fait murir et optimise un choix ultérieur. Parcours Sup a abolit la liberté, une fois le bac en poche, de s'inscrire de soi-même dans la filière de son choix. 

    Parcours sup, n'est dans le fond, qu'un dispositif de tri sélectif, plus stressant que le bac lui même, un dispositif type « traite sélective du vivant ».

     (si t'as pas parcours sup, tu vend des stups !), des révoltes de la Gen Z… Une lame de fond mondiale,

    Car, tous courront après les investisseurs à taux d'intérêt sous conditions !! Mondialement, en effet, tout est mu désormais par la dynamique du pouvoir créancier, bientôt piloté par une mise en équation IA. C’est ce qu’il faut avoir compris.

  • Garçons sauvages et emeutes transgénérationnelles

    les-garcons-sauvages-livre-occasion-37032.jpgCette nuit, j ai dansé sous les tirs de mortiers comme bcp d'entre nous. A Aubervilliers, il n'y a a plus de bus, plus de tramway...

    Et si les garçons sauvages étaient les derniers remparts contre les sociétés de contrôles ?

    Les garçons souvages n'aiment ni les diplômes d'architecture ni les soupirs de nostalgie du c'était mieux avant.

                                            JPC

    Vous le savez depuis l'origine de ce blog . Le thème des garçons sauvages est un de mes thèmes de prédilecion. Je concluais d'ailleurs Crise et Mutation sorti il y a treize ans en évoquant ce sujet tabou.

    Ces garçons sauvages sont jeunes, très jeunes, beaucoup sont mineurs.

    Ce sont tous ceux qui refusent délibérément de suivre l’itinéraire institutionnel. Ils ont d’autres sentiers à parcourir, d’autres mondes à découvrir, d’autres existences à vivre. Ces garçons sauvages sont violents  mais leur violence n'est pas aveugle envers qui porte les coups, mais plutôt envers la raison impériale. Ces garçons sauvages ne parlent pas et ne comprennent pas la langue de la police, et ne veulent pas l’apprendre. Il ne savent pas que faire de la structure sociale de l’ Etat, de la Constitution, des actuels moyens de production, des papiers d’identité ou du RSA. Ils n’ont rien à demander aux fonctionnaires impériaux, ni rien à leur offrir. La politique du compromis est avortée dès le départ, et non à cause d’un ridicule processus idéologique, mais à cause d’une totale inadéquation à ce monde. Ils savent seulement que pour réaliser leurs propres désirs, quels qu’ils soient, ils doivent d’abord écarter les obstacles qu’ils rencontrent sur leur propre chemin. Ils n’ont pas le temps de se demander pourquoi le capitalisme est miraculeusement bien portant et son accumulation plus vigoureuse que jamais. Pour cela, ils sont prêts à mettre à feu et à sang les métropoles – avec leurs banques, leurs centres commerciaux, leur urbanisme policier – à n’importe quel moment, individuellement ou collectivement, à la lumière du soleil ou dans le noir de la nuit. S’ils n’ont pas un seul motif pour le faire, c’est parce qu’ils les ont tous. Contrairement aux sujets mécontents qui voudraient devenir des sujets contents, la possibilité d’un autre monde n’intéresse pas les garçons sauvages. Ils préfèrent se battre parce qu’ils pensent qu’un monde autre est possible. Ils savent qu’un « autre monde » sera comme un « autre jour », la répétition vide et ennuyeuse de ce qui a précédé. Mais un monde autre est un monde inconnu tout à rêver, à créer, à explorer. Ils sont nés et ont grandi sous le joug impérial, sans avoir jamais eu la possibilité d’expérimenter des modes radicalement différents de vivre ; il ne leur est pas possible d’imaginer ce monde autre sinon en termes négatifs, comme un monde sans argent, sans loi, sans travail, sans technologie et sans toutes les innombrables horreurs produites par la civilisation capitaliste.Ils sont incapables de concevoir un monde sans patrons à servir, Il n’y a plus de nobles Idées en mesure de mettre en mouvement de grandes masses prolétaires, il n’y a plus de douces Utopies prêtes à être fécondées par leurs amants, il
    n’y a plus de Théories radicales qui attendent seulement d’être mises en pratique. Tout cela a été submergé, éliminé par la boue de l’Empire. Ne reste que le dégoût, la désesepérance, la répugnance à traîner sa propre existence dans le nomansland des sociétés de consommation. Raison pour laquelle il n'y a plus d'émeutes sans pillage de magasins.
    Cette violence sombre et désespérée gêne le pouvoir, troublé dans sa présomption de garantir la paix des esprits, mais cela ne le préoccupe pas. En soi, elle ne fait qu’alimenter et justifier la recherche d’un meilleur ordre public. Cependant, bien que facilement récupérable une fois montée à la surface, elle montre toute l’inquiétude qui agite en profondeur cette société, toute la précarité de la contention par le gouvernement des vicissitudes du monde moderne.

     

  • La sobriété malheureuse



    Aujourd'hui les amis nécros, ce que je peux vous dire c'est que tous les indicateurs nécro sont au vert

    Aux UK comme vous le savez avec le mouvement Don't pay qui vient de dépasser les 100 000 ce qui n'est pas étonnant puisque avant même la prochaine augmentation de 78 % le record d'impayés avaient explosé. Aux USA c'est ATT l’opérateur télécoms historique constant que les gens ne payent plus les factures. Dans ce contexte d'inflation et de taux d’intérêt qui montent alors que, rappelons le, nous sommes au bord d'une récession mondiale de plus en plus d'émeutes consuméristes et de revendication de pouvoir d'achat donc des baisses de prix vont apparaître. Mais dans ces mouvements il y a ceux qui trouvent cela trop cher et aussi ceux déjà qui ne peuvent plus payer.

    Le gouvernement n'a aucune autre solution que s'endetter massivement creusant la dette encore et nous rapprocher mois après mois du modèle japonais et du châtiment soit espérer que la BCE qui a du retard sur la FED déclare que l'inflation est vaincue et que l'on fait revenir la planche à billets pour acheter des obligations souveraines et pour le reste la fête au village global. Malheureusement, nous n'en prenons pas le chemin et avant de sortir le chéquier, le gouvernement va bien évidemment nous vendre la guerre sans guerre et l'effort de guerre et de solidarité de cette merveilleuse Europe envers l'Ukraine. Mais cela ne sera pas suffisant pour apaiser ceux qui ne peuvent plus suivre . On nous répétera en boucle qu'on s'en sort mieux que nos voisins européens qui ont pourtant taxé les superprofits mais cela ne sera pas suffisant.

    Forcément vouloir nous faire accomplir en deux ans une mutation qui normalement se fait en une génération soit vingt ans, c'est sportif car il va bien falloir la financer cette transition vers le monde meilleur. Et comme je le dis souvent le discours qui consiste à dire aux gens Appauvrissez-vous sur le lieu même de votre richesse et vous allez atteindre à pied ou en vélo le nirvana de la sobriété heureuse ne sera pas convaincant pour tout le monde. Entre autres pour ceux qui ont la sobriété malheureuse. Bref, il va falloir gérer tout cela pendant quelques mois sans aucune solutions car il n'y en a pas et avec juste le discours que le temporaire ne va pas devenir définitif et que ça va bien finir. Tout va allez très vite maintenant...