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  • La mort est soudaine même lorsqu’elle attendue

    INACTION.jpgAvant-hier, soirée mémorable, je dis soirée mais cela a dû commencer à trois heures de l’aprem après un repas bien arrosé me concernant ainsi que la fiancée du pirate. Bref, on est tombé pas par hasard, sur la réunion mensuelle de mes potes de l’Inaction Française.

    Geko ancIen économiste de l’autorité des Marchés était présent ainsi que deux nouvelles recrues :

    Ben,  kabile téléphonique qui revenait d’Algérie où il  s‘était fait braqué alors qu’il n’a pas de rond et revenu ici bienheureux parce qu’ici c’était « la mort lente » comparé à là-bas…Il y avait aussi Jimmy le danois, un grand black au visage à moitié vitriolé avec un œil  de verre  qu’il retire quand il parle sinon ça le bloque…Parlez à un mec avec un orbite vide, ça calme/ Bon Jimmy est informaticien, il ‘est fait viré du Danemark

    Le Danemark, pionnier d'une politique migratoire dure devenue modèle européen | Euronews

    Tout le monde a reconnu que filer 1000 milliards à Elon Musk pour qu’il nous remplace par des humanoïdes qui travaillent à notre place et payent nos impôts en échange d’un revenu universel, cela les valait…

    Jimmy le danois, nous a mis en garde sur un crack entrainé par les cryptos le 15 JANVIER car Microstrategy risquait d’ être retiré de la bourse américaine, dommage pour le patron de Ledger millionnaire français qui sur le même modèle venait de siphonner Tony Parker dans the Bitcoin society,  nouveau syndicat français du capitalisme.

    "Une sorte de syndicat capitaliste": en quoi consiste The Bitcoin Society, la nouvelle entreprise d'Eric Larchevêque qui veut peser dans le débat public d'ici 2027?

    Après quoi, Marcel la feignasse a pris la parole pour conclure :

    « la situation économique que nous impose la Money Power et à laquelle nous sommes confrontés est celle que la criminologie utilise pour décrire le désir du tueur en série d’être arrêté : laisser volontairement des indices sur la scène du crime. Parce qu’il est fatigué. Ou parce qu’à présent, les enjeux sont si élevés qu’ils ont besoin de plus en plus d’adrénaline.     Face à ce défi ultime, nous ne pouvons pas répondre autrement que par une Inaction révolutionnaire…nous sommes déjà LIDLisé par l’Euromark, nous sommes prêts à être SHEINisé si la bière et la vinasse sont moins chers. Ce n’est pas de la soumission mais de l’adaptation aux lois du Marché qui vient vers nous…

    Nous n’avons pas peur de vivre dans des ruines »

    Là-dessus, on a tous applaudi et chacun a payé sa tournée…

  • Le dualisme productif de la Money Power en live

    thumbnail (1).jpgLe tableau des performances de Wall Street ressemble à une autopsie à ciel ouvert : l’économie américaine, corps boursouflé sous perfusion géostratégique, se recompose à une vitesse qui ferait trembler un thanatopracteur sous amphétamines. Les capitaux, ces rats savants, filent là où la lumière bleue des serveurs les attire : énergie, silicium sacré, totems de l’IA mondiale.

    On dit que mercredi, des officiels ont signé des pactes sino-américains : une alliance d’algorithmes sous stéroïdes diplomatiques, pendant que le Prince Mohamed ben Salman, sourire d’acier sous la ghutra, promet de balancer 1000 milliards comme on jette de l’huile sur le feu d’un data-center en surchauffe. L’Amérique n’est plus un pays : c’est un vaste chantier d’infrastructures où la chaleur des GPU remplace la vieille flamme patriotique.

    Autour, la foule des consommateurs chancelle : retail en recul, ménages sonnés par le crédit, prudence défensive des investisseurs qui sentent l’odeur d’ozone avant le court-circuit. Les thèmes boursiers s’ordonnent comme des clans dans une dystopie : les élus — énergie, semi-conducteurs, méga-centrales de données — avancent, dopés par la promesse d’une demande énergétique infinie. Les autres, les perdants, l’économie réelle en état de décollement atmosphérique, dérivent sous la gravité impitoyable des taux élevés.

    C’est le pari d’une économie duale, un monde à deux vitesses, deux températures, deux rêves incompatibles : d’un côté, les secteurs stratégiques, branchés sur la pulsation électrique de l’IA, prospèrent comme des champignons hallucinogènes sur un sol contaminé. De l’autre, le commerce traditionnel, le médical, les besogneux du réel, s’enfoncent dans les turbulences, moteurs noyés, pilotes absents.

    Une Amérique sous split-screen : futur irradié par les mégawatts d’IA, présent en dépression sous la lumière crue d’un néon qui grésille. Le marché applaudit — et recoud le cadavre en même temps.EXLIBRIS.jpg

     

  • ca sent le sapin

     

    thumbnail (1).jpgUne injonction de money sous acide, version post-humaine du rachat de la réalité par tranches. L’État gonfle artificiellement la matrice, injecte des milliards pour amortir les retombées radioactives de la boîte de Pandore ouverte au fond du cloud. Intelligence artificielle, intelligence financière, même combat : maintenir les morts en activité spéculative. Sous les projecteurs, le dernier gonflement de l’indice frontière, les data centers comme cathédrales thermiques d’une nouvelle religion algorithmique.

    Quelqu’un là-haut — quelque chose — s’amuse à piquer la bulle avec une aiguille de lucidité. Sam Altman en prêtre du techno-salut, quémandant à Washington une garantie fédérale pour sanctifier ses serveurs. Socialisation des pertes, privatisation du messianisme. La Réserve Fédérale en embuscade, prête à racheter ses propres mensonges sous forme d’obligations programmées. Quant au Chip Act, il devient rite sacrificiel : échange de silicium contre crédit d’impôt, rite magique pour conjurer la panne du futur.

    Pendant ce temps, le gouvernement américain tire une balle dans la tempe numérique de son rival chinois : embargo sur les puces, blocage sur les flux, sabotage économique sous couvert de patriotisme. Ironie des circuits : frapper Pékin, c’est frapper Nvidia, le fournisseur de l’arme même. Mais le président, sourire d’androïde en coin, affirme que non — l’IA n’est pas une bulle. L’illusion ne crève jamais dans le rêve américain, elle se réplique, se rétroalimente, se code en boucle.

    Tout se déroule dans une cacophonie d’annonces, de volte-face, de communiqués hallucinés. La politique devient théâtre d’ombres sur écran plasma. Maoïste ou non, le chaos est devenu méthode, et la méthode est un écran de fumée. Sous le ciel du capitalisme terminal, le désordre est entretenu comme un moteur de croissance. Et l’économie, cette vieille bête nécrophile, continue de lécher la main cybernétique qui la tue lentement.

    Ça sent le sapin