Tout ce qui est en haut sera-t-il un jour en bas comme dans le Talmud ?
Pas sûr concernant les banques si l'on en croit Ben Bernanke dont les commentaires d'hier sont éloquents :
lors de son discours devant la commission économique du Congrès, d’avoir aidé Bear Stearns. Son explication est plus qu’un aveu. En cas de crise financière, dit Bernarnke, les règles de la libre concurrence ne s’appliquent plus pour les banques. Elles ont ainsi pu faire n’importe quoi, pendant des années. Prendre des risques démesurés pour que ses patrons se gavent de stock-options. Elles survivront, de toute façon.
Libération
Un bel exemple de lucidité du patron de la FED
Mais en sera-t-il de même pour les gens qui sont endettés et qui vont voir année après année leur bien immobilier perdre de la valeur...?
Que ceux sont en bas actuellement se rassurent, ils resteront en bas mais mécaniquement remonteront d'un cran dans la chaîne de la valeur car les endéttés seront aspirés sous eux dans un sous plancher.
En quelque sorte le Krach, dont on sait maintenant qu'il ne peux concerner les banquiers destinés à être sauvé dans l'arche de Zoé, est réservé à leur clients.
Après nous le Déluge...Ce que l'argent prélevait sur le vivant ne retourne plus à la survie mais reste à l'argent. La boucle est bouclée.
"Appauvrissez-vous pour que s'enrichissent ceux qui mettent leur salut dans l'argent" aurait pu dire Christine Lagarde.
Nécronomiquement votre
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pyramide inversé ou création d'un sous-plancher
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APOCALYPSE DES MARQUES

Le verdict est tombé, ainsi donc, il n’y aurait pas de problèmes de pouvoir d’achat mais de vouloir d’achat. Ce qui n’étonnera personne dans une démocratie de Marché
La séparation entre l’économie et la vie s’exprime dans le non-sens que le discours des publicitaires revêt du langage des désirs.
Consommer de l’inutilité a encourager à produire ce qu’il y a avait de plus vain.
Le marketing a pris une telle importance dans le developpement économique
Que nous nous sommes progressivement éloigné du concret du produit et par delà de sa réelle utilité.
Nous avons ainsi pris l’habitude sans rechigner de payer dans le cout des produits la publicité qui nous était destinée, dépassant dans bien de cas le coût réel du produit (exemple lorsque vous achetez une bouteille d’Evian, les 2/3 du coût du produit sont le marketing et la communication, pas la flotte…
En poussant le raisonnement plus loin, on pourrait dans l’absolu imaginer qu’on donne le produit gratuitement à celui qui accepte de payer pour recevoir la publicité)
Avec le passage du Trade Mark au Love Mark, tout les marques se sont mises à nous aimer.
Notre banquier nous aime, notre assureur nous aime, EDF nous aime, France Télecom nous aime , notre hypermarché nous aime…Il’agissait alors, concept du moment, de « nourrir le consommateur d’une affectivité grandissante ».
De quelle utilité nous aurons été ces marques et enseignes qui nous ont tant aimés ?
C’est à cette question qu’elles devront répondre durant la Très Grande Dépression…
Et ce sera alors l’Apocalypse des Marques, une charia économique beaucoup plus puissante que de timides boycotts.
Nécronomiquement votre
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Dépression économique Dépression psychologique...
Alerte rouge sur le moral du consommateur américain. Sa confiance, mesurée par le Conference Board, s'est effondrée de 12 points en février. Jamais depuis dix-sept ans, époque de la première guerre du Golfe, l'Américain moyen n'a été aussi peu optimiste concernant la conjoncture économique des prochains mois.
Il faut dire que les éléments se liguent contre lui : les prix de l'essence s'enflamment, à plus de 3 dollars le gallon, le marché de l'emploi se détériore, la valeur des patrimoines immobiliers s'amenuise chaque jour un peu plus et les prix alimentaires ne cessent de grimper.
Le Figaro
Michel Houellebecq dont chacun sait qu'il est fin connaisseur de la Très Grande Dépression, prophétisait dans le remarquable album Presence Humaine, ce que doivent ressentir désormais des millions de consommateurs US :
" J'aimerai retrouver l'espèrance en achetant des meubles"
Surtout que des meubles, il y en a des millions avec toutes les saisies immobilières.
La dépression n'est pas qu'économique, elle est également psychologique
Nous sortons d'une période "d'exhubérance irrationnelle"
tel que l'a défini son théoricien le talentueux Robert Schiller.
La crise va donc engendrer de nouveaux comportements consommateurs et nous vivrons alors l'Apocalypse des marques sur laquelle je reviens régulièrement.