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depression

  • Tous bipolaires

    neuro.jpgLe système respire par saccades. Il accélère. Il s'effondre. Il recommence. Une machinerie nerveuse qui ne connaît ni repos ni équilibre. Elle passe de l'euphorie spéculative aux chambres closes de la mélancolie, comme un organisme prisonnier de sa propre chimie. Les bulles ne sont pas des accidents : elles sont le carburant. Les crises ne sont pas des pannes : elles sont le rythme cardiaque de la machine.

    Le mot dépression n'a jamais quitté son territoire d'origine. Il désigne autant les courbes de la finance que les creux de l'âme. Les deux graphiques se superposent. Les marchés et les corps apprennent à battre à la même cadence.

    Aucun autre régime n'aura autant investi l'humeur humaine. Il ne produit pas seulement des marchandises ; il fabrique des états de conscience, des emballements, des épuisements, des élans sans objet et des fatigues sans fin. L'audace est exigée, le délire récompensé, puis soudain révoqué. Chaque victoire annonce une chute. Chaque chute prépare une nouvelle injonction à croire.

    Avec le postfordisme, quelque chose franchit un seuil. Le mal ne se montre plus en pleine lumière ; il circule dans les réseaux, les bureaux, les écrans, les horaires flexibles, les existences constamment disponibles. Une contamination discrète, persistante, presque administrative. Depuis les premières usines de la révolution industrielle, une onde souterraine progresse à travers les générations. Aujourd'hui, elle ne se cache plus : elle organise le quotidien.

    Les travaux d'Oliver James donnent à cette intuition une épaisseur statistique. Dans The Selfish Capitalist, il observe une augmentation spectaculaire des troubles psychiques Les chiffres ne racontent pas une anomalie ; ils dessinent la signature d'une époque où l'économie n'habite plus seulement les usines ou les banques, mais colonise les circuits les plus intimes de l'esprit.

     

     

  • Je déconsomme....je meurs crados

    Souvent les gens me demandent ce que prend comme drogue Bruno Lemaire du village global...y-a t'il un nouveau truc qu'est sorti mieux que l'ecstasy ou la MDMA ? Est de la coke Palmade ou Zelensky ? Un antidépresseur surpuissant ?

    Eh bien non, Bruno est tombé dans l'économisme la plus puissante des drogues car du point de vue de l'économisme tout est économie le sport, la santé, le divertissement...Entre nous et le ciel, il y a l'économisme qui permet de rationaliser n'importe quel phénomène en le quantifiant à partir d'un supposé calcul d'agents responsables. Lorsqu'on est hors sol, l'inaccessible est à portée de mains :

    Inflation alimentaire : le PDG de Carrefour observe "un phénomène massif de privation, de déconsommation" (francebleu.fr)

    L'orsqu'on déconsomme c'est l'hygiène qui un prend un coup...On meurt en bonne santé mais crade...

     

    Mis en place par la Money Power en 2008 la bulle verte c'est génial. Le principe est simple ce que tu as, tu l'as plus par incompatibilté écologique et ce que tu auras, tu  le perdras par obsolescence. Tu dois avancer en tendant les mains vers la consommation durable la lumière que rien n'éteint qui recule au fur et à mesure que tu avances. Le vraie décontamination du consommateur zombie. Ce que les nécronomistes de ce blog appellent le châtiments des neufs orifices. Mais si tu les écoutes pas et que par contre tu écoutes bien le maire du village global, tu parviendras au paradis des consommateurs couronnés : un centre commercial mythique et atemporel où toutes les offres équilibrent toutes les demandes et où les entreprises et les consommateurs sont satisfaits.

    Nécronomiquement votre et n'oubliez pas

    Le Grand Toboggan mène au Grand splaash la pIscine des ténèbres de l'économie

  • Hagarde à vue

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    Vous le savez dans les Démocraties de Marché, il n'y en à qu'un qui décide, c'est Powell le patron de la FED.

    Raison pour laquelle on a mis Hagarde à la BCE puisqu'elle est experte en natation synchronisée avec la FED.

    Avec 37 pour cent, le nombre d'entreprises américaines au bord de l'insolvabilité est le plus élevé depuis 50 ans.

    Cette analyse de la Fed conclut donc que les mesures de politique monétaire prises actuellement suffisent à elles seules à provoquer la plus grande récession depuis les années 1970.

    Bref, on a pas l'impression que cela soit un atterrissage en douceur (soft landing) mais plutôt en atterrissage en douleur (hard landing). On est pas vraiment dans la recession contrôlée destinée à faire baisser l'inflation.

    Y a plus que Lemaire du village global qui reste optimiste...

    The Fed - Distressed Firms and the Large Effects of Monetary Policy Tightenings (federalreserve.gov)