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depression

  • Quand le Docteur Doom parle, on l'écoute

     Morceaux choisis de la derniere ITW du Docteur

     

     

    Depuis un an, je soutiens que l’augmentation de l’inflation serait persistante, que ses causes incluent non seulement de mauvaises politiques, mais aussi des chocs d’offre négatifs, et que la tentative des banques centrales de la combattre provoquerait un atterrissage économique brutal. Lorsque la récession arrivera, ai-je averti, elle sera grave et prolongée, avec des difficultés financières généralisées et des crises de la dette. Malgré leur discours belliciste, les banquiers centraux, pris dans un piège de la dette, peuvent encore s’effacer et se contenter d’une inflation supérieure à la cible. Tout portefeuille d’actions risquées et d’obligations à revenu fixe moins risquées perdra de l’argent sur les obligations, en raison de l’inflation et des attentes d’inflation plus élevées.

    Tout le monde reconnaît maintenant que ces chocs d’offre négatifs persistants ont contribué à l’inflation, et la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale américaine ont commencé à reconnaître qu’un atterrissage en douceur sera extrêmement difficile à réaliser. Pendant ce temps, un scénario d’atterrissage brutal devient le consensus parmi les analystes de marché, les économistes et les investisseurs



     Et si un atterrissage brutal est la base de référence pour les États-Unis, il est encore plus probable en Europe, en raison du choc énergétique russe, du ralentissement de la Chine et de la BCE qui tombe encore plus en retard par rapport à la Fed.

    J’ai également longtemps soutenu que les banques centrales, indépendamment de leurs discours durs, ressentiront une pression immense pour inverser leur resserrement une fois que le scénario d’un atterrissage économique brutal et d’un krach financier se matérialisera. Les premiers signes d’évanouissement sont déjà perceptibles au Royaume-Uni. Face à la réaction du marché à la relance budgétaire imprudente du nouveau gouvernement, la Banque d’Angleterre a lancé un programme d’assouplissement quantitatif (QE) d’urgence pour acheter des obligations d’État (dont les rendements ont grimpé en flèche).

    Mais les actions américaines et mondiales n’ont pas encore pleinement intégré même un atterrissage brutal et court. Les actions chuteront d’environ 30 % en période de légère récession et de 40 % ou plus en cas de grave crise de la dette stagflationniste que j’ai prédite pour l’économie mondiale. Les signes de tension sur les marchés de la dette s’accumulent : les spreads souverains et les taux obligataires à long terme augmentent, et les spreads à haut rendement augmentent fortement ; les marchés des prêts à effet de levier et des prêts garantis sont en train de fermer; les entreprises très endettées, les banques parallèles, les ménages, les gouvernements et les pays entrent dans le surendettement. La crise est là.

     

    La crise de la dette stagflationniste est là par Nouriel Roubini - Project Syndicate (project-syndicate.org)

  • ENTRE QE ET PQ



    La réaction quasi nulle des marchés à la hausse de 75 points de base des taux de la BCE est logique : la BCE n’a pas eu voix au chapitre depuis longtemps. Elle peut parler ou se taire, la seule réaction est l’indifférence. Sans surprise, la détérioration des indices boursiers a été déclenchée par l’intervention de Jerome Powell. Comme pour dire, la Fed gouverne, partout.

    Le marché a non seulement intégré les 75 points de base de l’augmentation mais il est tout à fait conscient de la façon dont l’effet de levier énergétique est le moteur réel et le seul moteur du marché à examiner. L’historique des erreurs de politique à la BCE, en revanche, nous enseigne qu’il en faut peu pour revenir à la baisse des taux. Et peut-être à des politiques expansives. Mais ce qui est différent, c’est de donner des réponses à une spirale dépressive de l’économie réelle. Surtout dans un régime paradoxal d’augmentation du coût de l’argent

    Bref QE et planche à billets sont tapis dans l'ombre prêts à bondir, désormais ce n'est plus nos enfants mais nos petits enfants que nous endettons.

    Pour le reste, le papier cul de nouveau en pénurie en Allemagne «C’est un choc pour moi ! C’est le papier toilette qu’utilisait déjà ma grand-mère», confie Yvonne, une cliente d’un supermarché dans le centre de Berlin...

    Pénurie de papier toilette: les Allemands au bout du rouleau (msn.com)

  • Les falaises de marbre

    Vous le savez chers amis nécro et Luc le rappelait récemment dans un commentaire, j'ai toujours dit et écrit que nous allions vers un scénario de stagdéflation. Le fameux châtiment des neufs orifices à la japonaise.

    Un krach de tous les Marchés actifs Actions et Immobilier. Mais j ai toujours pensé que le déclencheur de la panique serait l'immobilier. Les jeunes générations n'ont jamais connu de krach immobilier et se sont endettés la plupart sur des durées très longues profitant des taux très faibles. Ce sont comme je l'écrivais, il y a douze ans dans Crise et Mutation, les nouveaux esclaves.

    Règle nécronomique : En période de crise n'avoir ni dettes ni intérêts

    Depuis 2008, on a inauguré le QE, les taux négatifs et le planche billet non stop, les Marchés Actions et Immobilier ont bénéficié de l'argent gratuit et de cette inflation monétaire. C'est ainsi que les bulles se sont formés dans la plupart des pays développés.

    le Canada, la Suède et la Nouvelle-Zélande en tête, mais la France et l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni ont également connu une flambée des prix. Avec les taux d’intérêt maintenant à la hausse, ces bulles montrent des signes d’éclatement.

    .Le changement de sentiment à l’égard de l’immobilier en Suède a été rapide et choquant pour certains, le premier courtier immobilier du pays le décrivant comme semblable à la faillite post-Lehman Brothers en 2008. La confiance peut disparaître très rapidement et lorsque l’endettement des ménages dépasse 200% du revenu des ménages, comme c’est le cas en Suède, les ramifications pourraient être extrêmement laides.

    Mais il n’y a pas que la Suède. L’indice des prix des logements en Nouvelle-Zélande a culminé en novembre de l’année dernière et Hong Kong, une autre bulle immobilière, suit une tendance à la baisse depuis septembre. Les prix de l’immobilier au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni atteignent encore de nouveaux sommets, mais les moteurs montrent des signes d’abordabilité impossible à mesure que les trois pays resserrent leur politique monétaire. Aux États-Unis, les taux hypothécaires ont explosé et les mises en chantier d’habitations ont plongé de 14 % en mai pour atteindre leur plus bas niveau en plus d’un an. Au Royaume-Uni, le taux hypothécaire BBA devrait augmenter à 4,50% après la hausse des taux de la Banque d’Angleterre la semaine dernière. Cela rendrait le coût d’un prêt hypothécaire au Royaume-Uni 25 % plus élevé qu’en novembre de l’année dernière.

    Ce sont tous des signes avant-coureurs que les marchés immobiliers pourraient s’effondrer et, avec de nombreuses personnes endettées, il ne faudra peut-être pas longtemps avant que la déflation de la dette ne commence à être observée

    A l'instant où je vous écris, des Fonds Vautours se sont déjà mis en place aux USA pour profiter de la manne et racheter l'immobilier des endettés à moins 50 % minimum voire aux enchères...ET une étude vient de costater la fin du boom immobilier en raison de la forte chute des transactions...