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  • Crédit à mort

     

     

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    Alors que la Commission européenne dévoile un plan d’action qui autorisera les banques à revendre plus aisément les 9 milliards d’euros de crédits « pourris » qu’elles ont distribués, l’UFC-Que Choisir rend publique une étude qui lève le voile sur la distribution irresponsable du crédit conso, pour les consommateurs comme pour l’économie. Face à la déferlante attendue des impayés en 2021, l’association exhorte les législateurs européens à sécuriser les emprunteurs exposés à des difficultés

     Comme je vous l’avais dit, pendant que tout le monde pérorait sur la fameuse épargne des français, je vous signalais que les plus pauvres avaient fait des crédits conso pour survivre. En vérité la Commission européenne s’inquiète pour la santé des banques. Si l’on ajoute à cela que 30 % des crédits immobiliers vont être défectueux, vous imaginez le carnage;

    Pour mémoire l'entretien que j'avais accordé aux nouvelles libertaires

    Les banques centrales ayant acceptées les « Fallen Angels », anges déchus et autres investissements pourris du « Shadow Banking »accélèrent le mouvement.
    « Afin d’éviter l’effondrement immédiat du système financier, c’est la puissance publique, traditionnellement le débiteur le plus fiable, qui a repris les crédits pourris.
    Les banques centrales ont même franchi un pas supplémentaire. Non seulement elles proposent aux banques d’affaires des montants de crédits, à des niveaux jamais atteints et à des taux d’intérêts proches de zéro, mais en plus elles se sont transformées en des « Bad Banks », des sortes de décharges pour déchets toxiques de l’avenir capitaliste déjà consumé. »

    JP CREPIN entretien du 6-5-20.

  • Révélation : les pauvres épargnés par l'épargne !

    Pendant des mois, on a nous bassiné avec la fameuse épargne que les français avait mis de côté pendant le confinement. Le pouvoir exhortant les citoyens à se transformer en consommateurs. Je vous avais dit alors que ceux qui avaient épargnés étaient des CSP + ou des Upper class qui n'avaient pas besoin de consommer et que par conséquent l'argent épargné pendant le confinement ne reviendrait pas de si tôt dans la circulation. Le discours ambiant "tous les français ont épargné m'était insoutenable. Il me suffisait de regarder autour de moi mais visiblement les anésthésites réanimateurs de l'information ne fréquente plus le peuple (waaa c'est sale !). Malheureusement pour eux les chiffres viennent de tomber.

    La dernière note du Conseil d’analyse économique est très claire sur le sujet (http://www.cae-eco.fr/dynamiques-de-consommation-dans-la-crise-les-enseignements-en-temps-reel-des-donnees-bancaires), et apporte des éléments de réponse. Effectuée par huit économistes, parmi lesquels John Galbraith et Camille Landais (des économistes que j apprécie), l’étude note une forte concentration de l’épargne chez les personnes les plus aisées, à la suite d’une étude de 300 000 données bancaires.

    Les auteurs de l'étude estiment à 50 milliards d’euros le montant d'épargne supplémentaire accumulé par les Français par rapport à ce qu’ils auraient épargné en absence de crise. Cette somme est inégalement répartie entre les différents niveaux de revenus : "Sur ces 50 milliards, il y en a 32 épargné par les 20 % les plus riches, tandis que chez les plus modestes, on a assisté soit de la désépargne, soit à une absence totale d’épargne. Concernant les 10 % les plus aisés, l’épargne est très importante, autour de 6000 ou 7000 euros. Pendant le confinement, ces ménages n’ont pas pu consommer (et aller au restaurant, au cinéma ou en voyage). Ces dépenses non-effectuées ont donc été épargnées."

    Philippe Martin pointe en comparaison les conclusions très différentes observées sur les ménages les plus pauvres. "Les 10 % les plus modestes, non seulement n’ont pas pu épargner, mais se sont même endettés. Ils ont tiré sur leur compte d’épargne environ 300 euros sur la période étudiée.

     

     

     

  • MERCI LE COVID

    Il y a qq mois, il était impossible de demander de l'argent, on nous rabattait les oreilles avec le discours de la dette. Pas de fric, pour les hôpitaux, pas de fric pour les Gilets jaunes,pas de fric pour la dépendance, l'éducation, pas de fric pour tout...nous allions ruiner les générations suivantes, nos enfants, nos petits enfants qui allaient payer notre inconséquence...L'Etat était en faillite disait Fillon...

    Mais le miracle du COVID est passé par là et nous pouvons le remercier...merci Saint-Covid car depuis l'argent coule à flot et des sommes gigantesques. Rien qu'hier 750 milliards et plus remarquable encore la dette, tout le monde s'en fout et s'en cogne les roubinis comme dirait le docteur Doom. Et comment pourrait il en être autrement puisque les taux d'intérêts (négatifs) sont inférieurs au taux de croissance molle. Autrement dit on gagne de l'argent en s'endettant !!!

    Que cela ne soit plus vraiment du capitalisme, que cela euthanasie les petits rentiers, les retraités allemands (lol) pas grave, l'argent coule à flot...Désormais le modèle des Etats est devenu celui de la nouvelle économie. On valorise des ressources avenir et du travail non consommé. Qu'importe qu'UBER, Tesla ou Spotify ne produisent pas de bénéfices. Toutes ces entreprises sont plus valorisés que la chaîne Hilton et tout son immobilier....

    Olivier Blanchard l'ancien chef économiste du FMI souligne que de faibles taux d’intérêt indiquent que le secteur privé obtient d’assez faibles retours sur investissement : réaffecter plus de ressources à l’investissement privé ne  changera pas grand-chose pour la croissance. Il est vrai que le retour sur investissement est certainement plus élevé que le taux d’intérêt sur des actifs sans risque comme les bons du Trésor américain. Mais Blanchard fait valoir qu’il n’est pas aussi élevé que beaucoup semblent le croire.

     Autrement dit chers amis nécronomistes, il est clair que le capitalisme n’arrive plus à extraire sa plus value de l’économie réelle. Nous ne pouvons compter que sur l’investissement public et cela ne peut passer que par une augmentation des impôts des plus riches et une destruction des paradis fiscaux. Faute de quoi, nous resterons dans une économie à la Madoff.