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stagflation

  • Même la Money Power licencie

    AFin septembre, Goldman Sachs comptait 49.100 employés. La suppression de 4.000 postes équivaudrait ainsi à un peu plus de 8% du total. L'ampleur de ces licenciements est supérieure à celle d'autres banques d'affaires de Wall Street, qui ont également engagé des réductions d'effectifs ces dernières semaines. Morgan Stanley se sépare ainsi actuellement d'environ 2% de ses employés, soit quelque 1.600 personnes, selon plusieurs médias américains.

    En France BNP et la Générale suivront

    Dans ce contexte, il n'y a plus que Lemaire du village global à ne pas croire à la récession. Pire encore, l'année 2023 devrait être encore marqué par une hausse de 23 % des matières premières.

    RELIRE MA NOTE DE 2008

    En 2008 j'écrivais ceci que j'allais reprendre dans mon premier livre Crise et Mutation

    Manifeste pour une récession - NECRONOMIE (blogspirit.com)

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  • Quand le Docteur Doom parle...

    docteur doom,crise,stagflation,deflation,resignation,grande moderation,chine,russieIl est pas optimiste le Docteur

    Morceaux choisis

     

    Au cours de l’ère d’hypermondialisation de l’après-guerre froide, la Chine, la Russie et d’autres économies de marché émergentes sont devenues plus intégrées dans l’économie mondiale, lui fournissant des biens, des services, de l’énergie et des produits de base à faible coût. La migration à grande échelle du Sud vers le Nord a permis de limiter les salaires dans les économies avancées, les innovations technologiques ont réduit les coûts de production de nombreux biens et services, et la stabilité géopolitique relative a permis une allocation efficace de la production aux endroits les moins coûteux sans se soucier de la sécurité des investissements.

    Mais la Grande Modération a commencé à craquer pendant la crise financière mondiale de 2008, puis pendant la récession de 2020 liée à la COVID-19. Dans les deux cas, l’inflation est d’abord restée faible en raison des chocs de la demande, et des politiques monétaires, budgétaires et de crédit souples ont empêché la déflation de s’installer. Mais maintenant, l’inflation est de retour, augmentant fortement, en particulier au cours de l’année écoulée, en raison d’un mélange de facteurs de demande et d’offre.

    Du côté de la demande, les politiques monétaires, budgétaires et de crédit souples et non conventionnelles sont devenues non pas un bug, mais plutôt une caractéristique du nouveau régime. Entre l’augmentation actuelle des stocks de dettes privées et publiques (en pourcentage du PIB) et les énormes passifs non capitalisés des systèmes de sécurité sociale et de santé par répartition, les secteurs privé et public sont confrontés à des risques financiers croissants. Les banques centrales sont donc enfermées dans un « piège de la dette » : toute tentative de normalisation de la politique monétaire entraînera une flambée du fardeau du service de la dette, entraînant des insolvabilités massives, des crises financières en cascade et des retombées dans l’économie réelle.

    Les gouvernements étant incapables de réduire les dettes et les déficits élevés en dépensant moins ou en augmentant leurs revenus, ceux qui peuvent emprunter dans leur propre monnaie auront de plus en plus recours à la « taxe sur l’inflation »: compter sur une croissance inattendue des prix pour effacer les passifs nominaux à long terme à taux fixesAinsi, comme dans les années 1970, des chocs d’offre négatifs persistants et répétés se combineront à des politiques monétaires, budgétaires et de crédit souples pour produire une stagflation. En outre, des ratios d’endettement élevés créeront les conditions d’une crise de la dette stagflationniste. Pendant la Grande Stagflation,  de tout portefeuille d’actifs traditionnel – obligations à long terme et actions américaines et mondiales – en souffrira, entraînant potentiellement des pertes massives.

  • Casus Belli

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    Il est des gouffres et des exils économiques dont on ne revient pas. Des descentes lentes où l'économie minée se perd en ses relégations, s'alourdit d'hypothèques, s'endette et sombre. Un enchaînement sans fin, un cercle vicieux si jamais il y a en a eut un ; une succession inéluctable d’événements ; le désordre primitif en crée un second qui ne fait qu'aggraver le premier et conduit à un troisième,un troisième qui rend inévitable le quatrième et ainsi de suite jusqu'à soit atteint le plus bas et cela n'est pas encore le fond. Alors vient, la torture inhumaine de tout recommencer...

    La Fed et la BCE se prépare à ce grand renversement. Tout ce qu’il faut, c’est un casus belli qui peut être pipoter à l’opinion publique et pas seulement pour les initiés. Quelque chose de si drastique et impressionnant qu’il envoie des alarmes sur l’inflation et le pouvoir d’achat à la cave. Peut-être, une belle récession. De celles qui ont des arcs. Un casus belli si drastique qu’il fait d’une pierre les deux coups : comprimer la demande, espérant ainsi dégonfler certaines dynamiques et nécessairement bloquer toute tentative de normalisation de la politique monétaire.

    En clair, forcer les gens à moins consommer hors bulle verte, recréer du chômage tout en continuant la planche à billet pour protéger les actifs des hyper-riches et les banques.

    La crise économique c'est fantastique, la récession c'est la bonne ambiance...