Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

renault

  • RENAULT LAISSE BETON

    SPAIN.jpgNé dans la cendre des empires dissous, dans la boue des drapeaux repliés, le national-libéralisme s’est levé comme une machine à deux vitesses : liberté pour les coffres-forts, patrie pour les ventres vides.
    Un mot de passe pour les actionnaires, un chant funèbre pour les ateliers.
    Libéral pour les riches, national pour les pauvres — programme codé dans la chair des peuples, firmware idéologique injecté à l’aube des États-nations.

    On nous vendit la souveraineté en boîtes de conserve.
    On nous livra des frontières comme des murs d’isolement phonique.
    Pendant ce temps, les flux circulaient — capitaux fantômes, algorithmes de rente, cargaisons d’âmes en leasing.

    La vieille puissance continentale, jadis matrice de lois, d’arts et de guerres, regarde ses statues verdir.
    Elle sent le froid de la relégation.
    Nostalgie industrielle, musées pleins d’acier mort, machines-outils transformées en reliques.
    Les langues dominantes dictent les contrats, les normes, les imaginaires.
    Le centre se déplace, la périphérie tremble.

    L’économie administrée — cathédrale de formulaires, prêtrise de la planification — reçoit la gifle néolibérale.
    Privatiser la mémoire, déréguler la faim, flexibiliser la dignité.
    On appelle cela adaptation.
    On appelle cela modernisation.
    On appelle cela fatalité.

    Exemple du jour, tranche de réel dans la gelée des communiqués :
    la carte électrique redessinée, les usines déplacées comme des pions sur un échiquier  

    Renault envisage de produire ses futurs modèles électriques familiaux en Espagne


    Les familles ouvrières migrent moins vite que les chaînes de montage.
    Les villes-usines deviennent des zones d’archéologie sociale.
    On promet des gigawatts, on livre des licenciements.

    Réindustrialiser sous le dogme du libre-échange ?
    Schizophrénie stratégique.
    On ne reconstruit pas une aciérie avec des incantations de marché pur.
    On ne ressuscite pas une classe ouvrière avec des crédits d’impôt et des slogans.
    Le capital veut la vitesse, la nation veut la stabilité, et le peuple veut vivre.
    Contradiction terminale.

  • No marketing Max profit / Renault

    Le 2 janvier 2008, nous écrivions :


    Car vous l’avez compris, le seul moyen d’augmenter notre pouvoir d’achat, c’est d’acheter moins cher des produits comparables.
    Vous l’avez constaté avec l’encombrant succès de Renault avec la Logan, d’abord destinée aux pays émergents, où elle est estampillée Renault ou Dacia (selon les pays), elle est arrivée en catimini en France en juin 2005. Depuis elle s’est écoulée à 50 000 exemplaires sous la marque Dacia, sans publicité.
    Pour le directeur du cabinet de marketing Acmé consultants, Jacques-Pierre Mariot, qui a travaillé sur le design de la Logan, il existerait un nouveau segment de consommateurs qui se moquent de dire : "Je roule en Logan".» Pour eux, la voiture ne serait plus un «moyen de dire qui on est».


    Bref, on s’en fout, du moment que cela répond au besoin premier : rouler…
    Et pour le constructeur réaliser 10 % de ses ventes totales en faisant fabriquer dans des pays ou les coûts salariaux sont inférieurs de 25 % et en supprimant les depenses de marketing, c’est évidemment très intéressant.
    En résumé, en période de récession, il existe encore un moyen de gagner beaucoup d’argent :
    Low cost =Max Profit


    C'est le parfait contre exemple de ce que vient de dire notre Président : Localiser ce qu'achètent les français....bien évidemment personne ne le note dans les media traditionnels....Il est vrai que se froisser avec le marketing, c'est encore se froisser avec Séguela et les chimpanzés...Eh oui, camarade, nous en sommes encore là...A foutre des nanas à poil au bord de piscine pour vendre des bagnoles....
    Les consommateurs ont le marketing qu'ils méritent...
    Qu'y a t 'il de si scandaleux à réduire le cout des produits en supprimant les dépenses marketing quitte à les importer...IPOD est fait en chine mais les services aux USA. Il ne faut donc pas regarder le déficit commercial mais la balance des paiements que l'on a avec un pays autrement dit, la valeur ajoutée que nous créons sur ces pays).
    PS : pour info, et je parle sous le controle d'Huzun, Renault est un très grand employeur du pays en turquie, cela étant juste dû au fait que les ouvriers turcs acceptent de prendre une position dans la chaîne de montage des bagnoles, que les ouvriers français ne veulent plus prendre...
    Le principe même du capitalisme mondialisé, c'est de pouvoir surfer sur ces différences...Nier cela, c'est ne pas être dans la réalité...
    L'économie de l'industrie automobile à ce jour repose sur la division mondiale du travail cher à Milton Friedman, qu'on le veuille ou non...

    Nécronomiquement Votre

  • Sépulture d'entreprises et marketing du suicide

    medium_tombe_2_.3.jpg


    Comme une immense avancée sociale destinée à redonner le goût du travail aux français, la caisse primaire d'assurance maladie des Hauts-de-Seine vient de reconnaître le suicide comme accident du travail.
    Il est à noter, cependant, que la reconnaissance n'a été attribuée qu'à l’ingénieur qui s'est défenestré de cinq étages au technocentre.
    Le deuxième cas concernant Renault : suicide par noyade aux abords du lieu de travail n'a pas été validé comme accident du travail par les experts qui considèrent apparemment que le choix et le lieu de la mort sont déterminants en pareil cas.

    Contrairement aux idées reçues, nous ne sommes donc pas tous égaux devant la mort.
    Si donc, vous souhaitez vous suicider, ne vous éloignez pas de votre lieu de travail et optez pour une mort spectaculaire.

    En cas de suicide du travail occasionné par l’absorption de médicaments, n'oubliez pas que la sécurité sociale pourra vous demander le remboursement des barbituriques.