Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

stagdéflation - Page 10

  • Les lois du temps économisé

        

     

     

     

    le-serpent-se-mord-la-queue.jpeg

                                         

    • Ne jamais travailler en dehors des périodes de croissance
    • Si à la fin, vous réussissez à gagner de l’argent, n'essayez plus jamais à nouveau 
    • Une action faite à temps peut en économiser neuf milliards 
    • Il est plus tard que vous ne pensez 
    • Nos vies ne sont le fruit que de scénarios d’économistes défunts
    • Les promesses d’un monde meilleur économique servent à demander à l’individu des sacrifices en l’intégrant à un vaste effort social dans lequel il perd quelque chose de sa propre vie
    • L’épargne n’est qu’une peur du vieillissement et une angoisse de la mort
    • Un vieux riche n’est qu’un vieux tas d’épargne  non transformé en consommation
    • Les hommes construisent des maisons pour oublier qu’ils sont mortels
    • En période de crise même les billets font la planche
    • Si les citoyens des démocraties de marché étaient capables de vivre sans rêves et sans illusions peut être finiraient ils par produire des politiques capables de les guérir
    • Lorsque le serpent (monétaire ou non) se mord la queue, sa tête gonfle

     

  • Il ne me reste que mes yeux pour ruisseler

     

    Water_and_soil_splashed_by_the_impact_of_a_single_raindrop.jpg

     

     

     

    La théorie économique du ruissellement dont on se gargarise sur BFM business vise à démontrer qu' enrichir les plus riches, comme on le fait actuellement via l'action des banques centrales, sera profitable à toute l'économie car cet argent gagné sera ensuite soit dépensé dans la consommation soit investi dans des entreprises. La redistribution se faisant alors naturellement sans intervention de l'Etat. Inutile de vous préciser que cette théorie est d'essence néolibérale.

     Un sociologue pragmatique comme Richard Sennett note d'ailleurs que cette théorie ne pouvait naître que dans le cerveau d'économistes aux origines judéo-chrétiennes puisque cette théorie est l'exacte reproduction de la chimère du paradis.

    Pour ma part je note qu'elle ressemble beaucoup à l'évangile selon  Reagan (grand ami de Jean-Paul 2... on comprend mieux pourquoi il tremblait...)

    Appauvrissez vous pour que s'enrichissent ceux qui ont mis leur salut dans l'argent...

     

    A cette définition fantasmé, je préfère la définition du monde réel non fanstasmé telle qu'on la trouve sur Wikipédia.

     Le ruissellement diffus ou en nappe, est un écoulement superficiel pelliculaire (sheet wash) ou en filets divagants qui, par érosion pluviale (« effet splash », éclaboussure des gouttes d'eau) et érosion latérale, exporte les particules fines et met en relief les cailloux.

    Vous le savez chers amis nécronomistes, je fais souvent allusion au grand Splaaaash la piscine des ténèbres de l'économie...Alors sachez que les particules fines qui s'exportent dans d'autres pays (comme la Belgique par exemple) sont les grands bénéficiares de l'effet ruissellement. Les pauvres sont les cailloux mis en relief...

    La richesse s'exporte aussi sûrement que la pauvreté s'importe ou reste sur place.

    Il ne faut pas confondre les nomades et les migrants et tous ceux qui sont délocalisés dans leur propre pays.

    En attendant Podemos s'est adjoint les services de Piketty pour lutter contre la pauvreté...Preuve s'il en fallait que ça ne ruisselle pas beaucoup mais que ça splaash énormément...

     

     

     

     

  • Pourquoi Marchons Nous Hébétés ?

    45402.jpg 

     

     

     

     

     

     

    Il est  des dettes qui pareilles à la lèpre, rongent les pays lentement dans l'indifférence.

    Ce sont là des maux dont on ne peut s'ouvrir à aucun autre pays. La dette, on peut s'y pendre pas s'y suspendre.

    La Grèce en fait la triste expérience et il faut un courage inouï à ses dirigeants et à son peuple pour résister la pression de la commission européenne qui tel un chien affamé reniflant des immondices, et qui, du plus loin qu'il voit quelqu'un apporter des déchets, prend peur, court se cacher, puis revient choisir parmi les rogatons frais, les morceaux qui lui plaisent.

    La situation de la Grèce, nous dit-on, est à ranger au nombre des accidents extra-ordinaires et si jamais un nécronomiste les décrit par la parole ou par la plume, les gens, respectueux des conceptions couramment admises, qu'ils partagent d'ailleurs eux-mêmes, s'efforcent d'accueillir son récit avec un sourire ironique.

    La Grèce est une erreur de l'Eurozone proclame les dirigeants européens n'ayant aucun autre rémède à proposer que l'austérite qui ne paye plus les loyers et l'électricité.

    La situation est devenue surréaliste /

    J'ai encadré mon loyer,je l'ai mis dans le salon et je parle à ma lampe, il faut qu'elle me comprenne...

    La vérité, c'est que, comme je le dis souvent, nous ne sommes que des funambules qui avançons de bulles en bulles ou peut être, puisque nous marchons hébétes, des somnambules qui naviguons de bulles en bulles.

    Pénétrera-t-on un jour le mystère de ces accidents métaphysiques, de ces reflets de l'ombre de l'âme, perceptibles seulement dans l'hébétude qui sépare le sommeil de l'état de veille ou le sommet de l'Etat qui veille du sommeil.

    Rien n'est moins sûr avec des ministres qui gravitent entre ciel et terre...