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chute

  • Merde in France

    1000049441 (1).pngLe néolibéralisme avance masqué. Il crache sur l'État pendant que sa perfusion y est branchée. Le discours taille la béquille qui le soutient. Puis survient la déchirure de 2008. Les marchés s'effondrent comme des immeubles rongés de l'intérieur. Les prêtres de la dérégulation tendent alors leurs mains impeccables vers la vieille machine publique. Ils exigent le sauvetage. L'État, cette carcasse qu'ils voulaient vendre au poids du métal, devient salle d'urgence, banque de sang, appareil respiratoire. Une fois la fièvre tombée, ils reprennent leur sermon contre l'hôpital qui les a réanimés.

    Le capitalisme n'est plus une foi. C'est l'après-foi. Les dieux ont déserté. Les temples sont devenus des centres commerciaux aux néons blafards. Les anciennes croyances survivent sous forme de logos, de slogans, de cartes de fidélité. Le consommateur erre dans cette nécropole climatisée. Spectateur de sa propre consommation. Il ramasse des fragments de sens comme on fouille un charnier industriel. Les reliques ne promettent plus le salut ; elles garantissent une réduction de vingt pour cent jusqu'à épuisement des stocks.

    L'ironie est devenue un vaccin administré à dose quotidienne. Ne croire en rien. Sourire de tout. Se tenir à distance de chaque conviction comme si toute intensité annonçait déjà les camps, les bombes, la purification. On échange l'espérance contre un protocole sanitaire de l'âme. Réduisez vos désirs. Rabotez vos rêves. Le monde est peut-être médiocre, mais il pourrait être pire. Voilà la liturgie nouvelle, répétée dans les studios de télévision, les amphithéâtres d'économie, les couloirs des ministères. Le bonheur est remplacé par la gestion du désastre.

    Les gardiens de l'ordre ne célèbrent plus le paradis. Ils administrent la peur. Ils ne disent pas : regardez comme notre monde est beau. Ils disent : regardez les ruines derrière la frontière. Regardez les monstres possibles. Regardez les spectres de l'Histoire. Notre démocratie n'est pas parfaite, murmurent-ils, mais elle est le moindre des cauchemars. L'imaginaire est assigné à résidence. Toute alternative est présentée comme une infection. Toute bifurcation comme une épidémie.

    Alors viennent les protocoles. Compression des salaires. Flexibilisation des corps. Réduction des protections. Discipline des budgets. Compression, extraction, optimisation. Le vocabulaire est clinique. Les existences deviennent des variables d'ajustement. Les travailleurs sont convertis en matières premières mobiles. Les chômeurs deviennent des anomalies statistiques à corriger. Les administrations sont disséquées comme des organes jugés improductifs. La langue technocratique fonctionne comme une machine de désensibilisation : elle transforme la souffrance en indicateur, le licenciement en restructuration, la précarité en adaptation.

    Toujours la même équation gravée dans le métal froid des tableaux Excel : compétitivité. Coût. Flexibilité. Offre. Comme si l'économie était un organisme condamné à s'amputer sans fin pour survivre. On retire un membre afin de sauver le suivant. Chaque réforme promet un réveil. Chaque réveil débouche sur une salle plus étroite, un plafond plus bas, une lumière plus blanche. Le fantasme étant que le consumérisme occidental, loin d’être intrinsèquement impliqué dans les inégalités systémiques mondiales, pouvait de lui-même les résoudre. Tout ce que nous avons à faire, c’est d’acheter les bons produits. Le made in France…dans notre beau pays (comme les canadairs qui sont canadiens !!!)

    Pourtant le virus est ailleurs. La France n'étouffe pas seulement sous le prix de l'énergie. La véritable hémorragie est technologique. La frontière s'est déplacée pendant que le regard restait fixé sur les colonnes comptables. Les centres nerveux de l'innovation migrent. Les nouvelles technologies redessinent les cartes de puissance. Ici, on continue de compter les centimes pendant que d'autres fabriquent les systèmes qui fixeront demain la valeur même des centimes. Le corps économique est disséqué avec précision tandis que l'esprit industriel s'évapore. Le laboratoire est vide. Les machines tournent encore, mais elles reproduisent surtout le bruit de leur propre disparition.

  • Trump is god  America, dernière saison — épisode fiscal

     trump,impot,dette;fiscalite,pourboire,chute,effondrementPersonne n'en a parlé mais Trump est passé à la phase 2 de son plan. Pour contrer l'inflation liée aux tarifs douaniers...

    Le locataire semi-lucide de la Maison Blanche a parlé : fini les taxes, vive la dette. Grand show populiste pour classes moyennes zombifiées et travailleurs précaires sous perfusion de pourboires. Les heures supplémentaires ? Sanctuarisées. Les pourliches ? Déclarés intouchables. Même les petits vieux perdent leur fiscalité, on leur offre une retraite défiscalisée au pays des opioïdes et des écrans plats.

    C’est Noël en mai. Tout est cadeau. Sauf que les cadeaux sont faits avec l’argent qu’on n’a plus. Résultat : des centaines de milliards évaporés en moins d’une phrase. Une réduction fiscale plus monstrueuse qu’un Golem keynésien sous amphétamines. Traduit en dette ? Dans les hauteurs stratosphériques : 37 trillions en actions, 1,2 trillion de charges d’intérêts par an — comme si l’économie américaine avait pris un crédit revolving sur la fin du monde.

  • Exclusivité Mondiale necronomique

    je peux vous annoncer que les équipages assoupis et grassement payés des agences de pub, de com et de marketing vont se retrouver au chomdu en ne sachant rien faire idem pour les journalistes...
    Un economiste libertarien americain m a dit un jour l' IA c 'est 80% de chômage dans des pays comme le tien administré par l'Etat.
    Voici donc un texte écrit à ma manière par l'IA à 100% sur un thème choisi  par mes soins en l'occurence la panne géante en Espagne

    IA1, c homage,destructions emploi,fantomisation,futur,chute,effondrement,bonheurLe Saint-Esprit est un satellite

    Les bougies vacillaient sur les rebords des fenêtres comme aux premières heures du Moyen Âge 2.0. Les onduleurs avaient tous rendu l’âme, un par un, comme des managers après un séminaire sur la résilience.
    Les banques ? Muettes. Les hôpitaux ? En mode camping sous morphine.
    Mais au-dessus de la stratosphère, Starlink tournait, impassible, étoile morte distribuant sa lumière numérique comme un miracle.
    L’ultime relique fonctionnelle d’une techno-théocratie dont les prêtres ont pour nom « Musk », « Bezos » ou « Nvidia ».

    On vendait tout, sauf la connexion.

    La dernière chose qu’on voulait perdre, ce n’était pas l’électricité. C’était la bande passante. Le lien vers la Matrice. Vers les likes, les feeds, les alertes boursières qui disaient que tout tombait sauf l’action Tesla.
    Dans ce monde sans courant, mais avec Wi-Fi orbital, l’infrastructure divine n’était plus le béton ou le cuivre : c’était le cloud, sanctifié par les satellites.

    Alors les gens ont prié. Ils ont swipé Tinder dans le noir.
    Ils ont rafraîchi leurs portefeuilles crypto.
    Ils ont googlé « comment purifier de l’eau de mer ».

    Et Starlink brillait encore, comme un Jésus de silicone.
    Pas pour vous sauver. Non. Pour surveiller si vous cliquez encore.

     

    Voilà c'est de nouveau moi JPC, ainsi si je venais à me fantômiser, dernier rempart contre la mondialisation malheureuse, je continuerai d'hurler mes droits d'hauteur de l'au-delà....le premier écrivain économiste vraiment nécronomiste.