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trump

  • feu et gaz à tous les étages

    HASSAN (1).jpgSous la pluie noire des missiles et le bourdonnement entêtant des drones iraniens, le petit émirat gazier vacille. Le Qatar, géant discret du GNL, se voit contraint de suspendre ses installations, ces cathédrales d’acier dressées face au Golfe, où le gaz devient liquide pour mieux irriguer la planète.

    Et c’est toute la mécanique énergétique qui se grippe. Car le Qatar n’est pas un producteur parmi d’autres : il est l’un des poumons du marché mondial. En stoppant ses flux, c’est une onde de choc qui traverse les mers jusqu’à l’Union européenne, déjà engagée dans un divorce coûteux avec le gaz russe bon marché.

    Privée de cette béquille, l’Europe découvre les “trous dans la raquette” d’une stratégie pensée dans l’urgence. Les cargaisons se raréfient, les traders s’affolent, et les cours s’envolent — plus 40 %. La spéculation s’ajoute à la tension géopolitique, et l’énergie redevient ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : une arme.

  • Vendredi sur vos ecrans à 21 heures

    https://youtube.com/live/SOn4h3DeAp8?feature=share

     

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  • Trump is god

     

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    Le second mandat de Trump a levé le voile.
    Non pas sur l’Amérique — mais sur la nature réelle des accords.
    Avec les États-Unis, tout contrat est provisoire,
    comme un cessez-le-feu signé avec une machine affamée.

    Trump is God.
    Comme Clapton fut Dieu à la guitare —
    slogan, idole, hallucination collective.
    La différence : ici, la distorsion est tarifaire.

    Depuis le milieu de l’année 2025,
    l’administration américaine n’augmente plus seulement les droits de douane.
    Elle étend la taxe au réel lui-même.
    Subventions, déficits, sécurité, énergie, territoires :
    tout devient ligne de facturation.

    La coopération militaire ? Option payante.
    L’énergie ? Licence révocable.
    La géographie ? Variable d’ajustement.

    L’accord commercial UE–États-Unis de juillet 2025
    n’était pas un traité.
    C’était un sursis.

    L’Europe a accepté le chiffre magique : 15 %.
    Un pourcentage comme un stigmate.
    En échange, l’illusion :
    suppression des droits sur les produits industriels américains,
    comme si la symétrie existait encore.

    Six mois.
    Pas même une saison complète du capitalisme tardif.
    L’acier et l’aluminium repassent à la caisse.
    Et déjà la menace suivante :
    le Groenland.

    Nous entrons dans une nouvelle phase.
    Les tarifs ne servent plus à réguler le commerce.
    Ils servent à forcer l’allégeance.

    Ce n’est plus l’accès au marché qui est négocié,
    mais la reconnaissance d’une souveraineté étrangère
    sur un territoire gelé,
    stratégique,
    minéral,
    post-humain.

    Le tarif devient une arme diplomatique totale.
    Un impôt sur la désobéissance.
    Un péage sur la géopolitique.

    La Nécronomie l’avait annoncé :
    quand l’économie ne produit plus de valeur,
    elle produit de la contrainte.

    Et l’Europe, encore une fois,
    paie pour continuer à croire
    que le contrat existe.