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philosophie

  • J'ai testé l' IA

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    l'IA selon certains analystes, c'est 10 % de croissance et 80 % de chômage. J'ai donc testé le concept nécronomique de Burn out sociétal écrit "à la manière" de Heidegger un des pères de la philosophie moderne. Voici ce que cela donne :

    Dans l'errance incessante de l'Être-au-monde, émerge une tension tacite, un malaise latent que Heidegger percevrait comme une manifestation de l'épuisement de l'être-au-monde. Le burnout sociétal, tel un écho déformé de l'angoisse existentielle, révèle la détresse de l'homme contemporain face à un monde qui échappe à sa compréhension et à sa maîtrise. Dans cette quête éperdue de sens et de validation, l'individu se trouve pris au piège d'une temporalité fragmentée, où l'authenticité se dilue dans l'incessant flux des exigences sociales et des injonctions technologiques. Ainsi, le désenchantement s'installe, transformant la quête de sens en un vide abyssal, où l'être se perd dans les méandres d'une existence dénaturée.

    Anomiquement votre

    JPC

     

  • Une mauvaise réputation

    Être gouverné, c'est être à chaque transaction, à chaque mouvement noté, enregistré, recensé, tarifé, cotisé, licencié, réformé.
    A la question « Que faire ?» la nécronomie frappe de vanité toute réponse ou solution. Car il n'existe qu'un pouvoir, le pouvoir créancier et qu'un ordre celui de la dette et personne ne veut d'emmerdes avec la Money Power.
    La Money Power qui est non gouvernable remet certes en question l'intervention de l'Etat dans le Marché mais elle a besoin de gouvernementalité. Non celle des institutions à part pour l'autorité et le respect de la propriété mais celle des réalités transactionnelles » nouvelles gouvernementalités de la société civile dont l'Uberisation de la vie est aujourd'hui l'expression parfaite. C'est pour cette raison que nous vivons la politique sans politique Foucault dans « Naissance de la biopolitique » avait parfaitement anticipé le moment où ces réalités transactionnelles détermineraient de nouveaux systèmes de régulation des sujets économiques. D'ici peu avec l'américanisation de notre vie, nous pouvons imaginer sans problème un avenir non pas dans l'intelligence artificielle mais dans les gestionnaires de pénitenciers privés (nouveau Marché) avec travail obligatoire des taulards. Le sursaut d'autorité sans parler de l'achat de foncier, il va falloir le financer et cela génerera une croissance dont l'on se passerait bien d'autant que nous n'espérons pas y participer.
    Je l'avais évoqué, j'ai été reçu à l'assemblée par Charles de Courson plus vieux député et membre éminent de la cour des comptes.
    Évidemment, en constatant la totale inutilité de mon intervention devant plus de quarante associations qui réfléchissent à la démocratie, je me suis barré et j'ai mis fin prématurément à cette réunion déclenchant sans le faire exprès une polémique résumée dans ce courriel qui a été envoyé aux organisateurs par l'un des participants qui me l'a adressé en copie.
    Bref, vous pilotez plus de 40 collectifs et au lieu de passer à l'action d'une action commune, vous les cantonnez à manger des oeufs mimosas en beuglant comme des veaux ce qu'est que le "peuple", et tous ces termes dont nous avons tous depuis longtemps les définitions, sinon avons déjà réfléchi de multiples fois.
    Je dénonce donc votre manipulation obscène d'occuper des citoyens qui pourraient passer à l'action et renverser la table..
    Finalement, Jean Pierre Crépin a raison : PARTOUZE SANS SEXE.
    Et je complète : voleur de capotes pour baiser les potentiels baiseurs
    Je vous rassure chers amis nécro, j'étais déjà tricard partout avant, cela ne change rien pour moi et je dirai même que je suis fier de cette mauvaise réputation.

     

  • THE END

    Un bel article, j'étais passé à côté

    Par Philippe Foussier, le 7 août 2021

    Dialogue autour de la souveraineté populaire et de la citoyenneté, le livre d’André Bellon et Jean-Pierre Crépin Pour la souveraineté du peuple (Paris : L’Harmattan, 2021) a parmi ses mérites de s’inscrire dans l’actualité brûlante. Ses auteurs se placent résolument en opposition au néolibéralisme qui dépossède le peuple de sa souveraineté et qui vide la citoyenneté de son contenu. André Bellon et Jean-Pierre Crépin sont loin d’être d’accord sur tout mais de leur échange fécond naissent quelques pistes de réflexion utiles. Le premier est polytechnicien et ancien député, désormais président de l’Association pour une Constituante, le second est un économiste qui s’autodéfinit comme « très indépendant ».

     

    « Le néolibéralisme économique nie la vie ou du moins ne la considère qu’en tant que marchandise. Mais il tente de faire ignorer sa sauvagerie en mettant en avant les actions caritatives, les interventions pour quelques-uns en danger de mort, oubliant ceux dont la vie est une mort lente », lance Bellon. Dit par Crépin, « il s’agit de rationaliser une servitude libérale et une totale soumission librement consentie à participer à une logique consumériste individuellement assumée par l’intériorisation dans le corps des normes capitalistes ». Il ajoute : « Dans les société modernes, le citoyen ne dispose de choix que parce que ceux-ci sont déjà faits. Et lorsqu’il vote mal, on le fait revoter et l’on passe au-delà ». Bellon l’assure : « Les crises économiques, écologiques, sanitaires, sont utilisées par toute une école de pensée et par les dirigeants qu’elle crée pour remettre en cause les fondements de la philosophie des Lumières ou, pour le dire autrement, de l’humanisme ». Et il complète : « La dilution du lien social est nécessaire à la domination de la mondialisation libérale ».

    Le sociétal substitué au social

    Ni l’un ni l’autre ne croient aux nouveaux remèdes inventés pour pallier le déficit démocratique ainsi créé. Crépin dénonce « vigoureusement comme supercherie ce que l’on appelle la démocratie participative […], caution participative au processus aliénant de telle ou telle gouvernance ». Bellon vise pour sa part le tirage au sort, « négation même de la citoyenneté » et « délégitimation du suffrage universel comme outil d’expression de la volonté du citoyen ». D’ailleurs, pour lui, ce même citoyen est « l’arlésienne de la vie publique. On ne compte plus les rencontres citoyennes, les conventions citoyennes, les débats citoyens, mais l’utilisation prolifique du mot en tant qu’adjectif efface le citoyen acteur politique, membre du peuple souverain ». L’ancien parlementaire poursuit en ciblant le discours qui s’est imposé depuis les années 1980, qui « a fait du social un adversaire, un ennemi. Et c’est d’ailleurs pourquoi on l’a remplacé par le sociétal, c’est-à-dire des questions qui, jusque-là, étaient considérées comme des affaires privées ».

    Engagé dans le mouvement des Gilets jaunes, Crépin dessine quelques perspectives pour redonner corps à la citoyenneté : « La démocratie a été réinventée dans la rue et c’est un formidable message d’espoir et la preuve que l’on peut développer une politique de construction de la citoyenneté, berceau de la vraie démocratie ». Bellon prévient : « La rupture avec l’ordre dominant ne peut se faire qu’au nom de la citoyenneté et de la souveraineté populaire ». C’est la raison pour laquelle il plaide en faveur d’une Constituante, seule à même de réorganiser en profondeur les termes du débat démocratique. Que l’on partage ou pas le diagnostic et les préconisations des auteurs, nul doute néanmoins qu’ils constituent de stimulantes contributions au débat sur la souveraineté populaire.

    André Bellon et Jean-Pierre Crépin, Pour la souveraineté du peuple, Paris : L’Harmattan, 2021, 126 p.