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philosophie - Page 4

  • les rencontres temporales intemporelles

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    La secte disait-on du temps de Louis XV des économistes pour ricaner des économistes.

    Les économistes sont des gens qui passent leur temps à expliquer après, ce qui s’est passé avant, contrairement aux nécronomistes qui expliquent avant ce qui va se passer après. Depuis maintenant plus de dix ans, que je chronique la crise, je suis toujours aussi stupéfait de la non compréhension des experts qui se bousculent sur les plateaux TV.

    Ma vision des choses a toujours été différente mais cette différence s’est accentuée au fil des ans peut-être du fait que je souffre d’épilepsie partielle psychique. Je ne vais vous faire ici un cours sur cette maladie, vous trouverez sur You tube des vidéos de gens qui comme moi sont atteints de ce trouble que Jules César qui en souffrait appelait la maladie des rois.

    Disons qu’en certaines occasions, ma mémoire du passé se superpose à ma mémoire instantanée.

    Beaucoup de gens pensent être médium à cause de cela mais en ce qui me concerne, je sais qu’il s’agit juste d’un problème de lobe temporal.

    J’ai donc des impressions de déjà-vu. D’autrefois, j’ai le sentiment que tous les gens se ressemblent physiquement comme dans un célèbre film. Enfin en des occasions plus rares, ils m’arrivent de voir des morts et même de parler avec eux. Rassurez-vous, chers amis nécronomistes, je me soigne, je prends de la Depakine le fameux médicament dont on parle tant en ce moment et qui est à l’origine de nombreuses malformations chez les bébés dont la mère en prenait.

    Mais, bon en ce qui me concerne, je ne suis pas une femme enceinte et la dernière crise m’ayant propulsé huit jours dans le coma avec une épaule brisée et un bras cassé par la puissance des convulsions, je ne trouve que des effets positifs à ce médicament. Je ne suis d’ailleurs pas étonné que la plupart des mass murders dans les lycées américains étaient sous depakine ou médicament du même type. Ce médicament supprime toute peur de la mort et en cela me parait promis à un grand avenir.

    Enfin, tout cela pour vous dire que hier, j’ai parlé avec un mort. J’aime bien parler avec les morts, ils sont beaucoup moins assommants que les invivants avatars avares et bavards qui peuplent les réseaux sociaux. J’ai donc eu hier le privilège, car c’en est un, de m’entretenir avec John Maynard Keynes et j’ai compris pourquoi il était le plus grand économiste de tous les temps. Keynes et sa politique de la demande ont été fort décriés ces dernières années. Tous les experts ne juraient que par la politique de l’offre pour relancer l’économie arguant comme Guy Debord en son temps (mais dans un autre registre) que le consommateur ne trouve pas ce qu’il désire, il désire ce qu’il trouve. Il suffisait donc, pour les tenants de la politique de l’offre d’aider les entreprises CICE) qui pourraient ainsi développer leur offres et hop…Tout repartirait….

    Tout le monde semblant omettre pour l’occasion que nous avions vécu la pire destruction d’emploi depuis la Très Grande Dépression et que cette destruction d’emploi était jumelée à une mutation, véritable saut quantique…

     

    Par ailleurs nous le constatons tous les jours l’effet ruissellement-austérité Hayek/Rand ne fonctionne pas. Il faudra bien un moment ou un autre relancer la machine. Les individus veulent travailler mais il n’y a pas de travail. Les consommateurs veulent consommer mais ils sont fauchés et tétanisés à l’idée de perdre leur travail pour ceux qui en ont encore un. Les entreprises gardent leur argent.Les banques ne prêtent qu’aux riches et les pauvres qui restent encore dans la compétition, épargnent. Le nombre de sans abri augmentent car sans CDI, impossible de louer et il y a une pénurie de logements sociaux;

    Acheteurs, vendeurs, financiers et Etat sont incapables d’agir ensemble.

    « C’est pour cela que j’ai inventé le stimulus. Précisément pour débloquer les situations comme celle que vous vivez. N’oublie pas mon cher JPC, cher portier de nuit de l’économie qu’il ne faut pas réfléchir à long terme car à long terme nous serons tous morts. »

    Necronomiquement votre

  • Concertis contre Divertis (la suite)

     

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    Eté 2005, je signais le début des chroniques nécronomiques dans le magazine CULT (un numéro à mettre au coffre) avec ce titre visionnaire "Paris pendant les Djihads olympiques"

    Je développais mes assaults théoriques sur ce qui me semblait être notre futur proche à savoir l 'économie de Marché biométrique et ses deux mamelles : consommer et contrôler. Je posais la question de la survie dans une société qui n'a de cesse de nous dévoiler pour mieux nous consommer et nous contrôler et où nous donnons spontanément les clefs de notre personnalité gravés dans le marbre de l'Internet et des réseaux sociaux.

    On ne parlait pas encore de BIG DATA

     

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    Dans la Grande déconnexion, j'exposais le concept de mort active, une nouveauté de l'époque. Le choix de marketer sa mort ou de la scénariser voire da la mettre en ligne donc de transformer un suicide en mort active et je prédisais que la mort active serait une tendance forte(immolation, explosion ou tous comportements suicidaires importés dans la mondialisation).  

     

    La mort dans nos démocraties de marché marquant la cessation de la production et de la consommation, la symbolique est forte pour les kamikaze.

    Encore une fois, j'avais vu juste (hélas).

     

    Heureusement, on peut entendre ici ou là quelques réflexions intéressantes poindre mais qui suscite comme mes propos l'incompréhension. Cela a été le cas de Macron remis à sa place par Cambadélis ou plus récemment de Natacha polony que l'on ne peut soupçonner d'être une terroriste d'extrême gauche. Elle est d'ailleurs mariée à un terroiriste reconnu...

    Natacha qui est tout sauf idiote faisant remarquer que les gamins là, on ne les calmerait pas avec des écrans plats rejoignant tout notre discours sur le consumérisme totalisant.

    Car aussi étrange que cela puisse paraître, la quête de ces enfants perdus de la république (c'est particulièrement visible chez les convertis) est une quête  de sens et d'utilité...

    Daesh plutôt que la dêche...

    Le Jihad, même si l'on meurt jeune, c'est quand même plus excitant que Macdo...

    Il va falloir véhiculer d'autres valeurs culturelle que celle de la téléréalité dans un monde désenchanté si l'on veut que les choses se calment avant de bâtir un mur tout autour de Vichylance.

    De choc en pacte se précisait l'impact....

     

    Sequence musicale

    DAF groupe allemand du début des années 80

    Kinderzimmer (chambre d'enfant)

    https://www.youtube.com/watch?v=KWC8zeD6JXU

     "In meinem schönen Kinderzimmer
    damals noch im Ruhrgebiet
    herrschte immer die Guerilla
    Guerilla ist der kleine Krieg

    Nécronomiquement votre

     

     

     

  • On en reparle

     

     

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     economie,philosophie,plus grande crise,tgd

     

     

    Rubriques Livres du 3em millénaire

    Charles Antoni, Jean-Pierre Crépin

    Crise et mutation

     

     

    Constat d'un monde occidental en errance et en déshérence auquel les auteurs se livrent avec une certaine rudesse, mais aussi avec jouissance. Jouissance ? Celle de pouvoir livrer sa pensée sans retenue. Il semble bien, à la lecture, que rien n'est à garder du système actuel ! De lettre en lettre, de réponse en réponse, l'écheveau se dénoue, et la réalité du monde « moderne » se délite ! La démocratie ?  Elle se résume à un mot d'ordre : faut pas froisser les marchés financiers. La finance ?  Nous savons maintenant où peut nous mener le « trader cocaïnomane » survitaminé aux bonus, jonglant du matin au soir avec des millions virtuels, qui, chose extraordinaire, finissent par retomber dans la réalité en créant des dizaines de millions de chômeurs et de sans abris aux quatre coins du monde. Le capitalisme ? « L'entreprise est faite pour créer des richesses, pas des emplois. Les salariés ne sont qu'une variable d'ajustement. » La mondialisation ? Véritable machine à détruire la nature et les humains pour enrichir quelques milliers d'êtres dont l'égo est atteint d'une inimaginable boulimie inflationniste. Somme toute, une machine à tuer. Ce ne sont pas les derniers grands singes, tigres, ou lions qui nous contredirons. Notre mode de vie ? Travailler pour consommer. Le travail ? Ils citent Cioran : « le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel [...] l'homme se désintéresse de son évolution intérieure, pour s'attacher à n'importe quoi ». Ainsi, quel constat ? « Désenchantement du monde, où l'on voit le désert s'accroître »... Quelle solution face à ce déluge de désillusions ? Peut-être réaliser la profondeur de notre enfoncement dans une horizontalité aliénante ancrée dans l'identification à des désirs, des peurs, de faux besoins, des associations de pensée infusés par les médias. Voir cela s'inscrire en nous. Constater que passant devant une publicité, notre œil s'y attache, qu'une envie s'y colle, qu'un choc nous touche au ventre, que mécaniquement le slogan se répète dans notre tête, comme un métronome, pendant quelques pas, qu'une chansonnette publicitaire paraît indélogeable de notre cerveau... Quelle solution à part s'arrêter ? Retrouver le chemin de la verticalité : « L'instant présent est tout ce qui nous reste »... Le lecteur retrouvera Charles Antoni dans le numéro 94 de la Revue qui fut entièrement consacré à la crise, sous ses versants intérieur et extérieur (est-il possible de séparer les deux ?).