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Crise et Mutation - Page 142

  • JPC dans le blizzard

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    La Nécronomie menant à tout, j’ai eu cette année l’occasion de faire quelques bonnes rencontres. À commencer par Sophie Miss Turbo, princesse en exil dans les Franches Montagnes et ardente combattante nécronomique par le biais de laquelle, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Marc Chesney économiste franco-suisse et Anice Ladjef ex trader en chef devenu partisan d’un changement de paradigme. Marc Chesney est le promoteur de la micro-taxe.

    Déclinaison de la taxe dite « Tobin », l’idée de « micro-taxe » prend ses racines en Suisse au début des années 2010, comme moyen de financement du « revenu de base inconditionnel ». Ce dernier fera l’objet d’une initiative puis d’une votation (rejetée) en 2016.

    À l’origine, l’économiste franco-suisse Marc Chesney et le banquier repenti lausannois François de Siebenthal (ancien diplomate et dirigeant du Crédit Suisse).

    L’année suivante, certains des initiateurs lancent une seconde idée, la « monnaie pleine », qui fit elle aussi l’objet d’une votation, rejetée là encore en 2018.

    Ces deux idées écartées, un élément surnage, toujours exploitable : la micro-taxe. Sous l’argument qu’elle peut potentiellement remplacer une grande partie des impôts suisses, y compris la TVA. Elle fait l’objet en ce moment l’objet d’une initiative qui recueille actuellement 38 000 signatures et il en faut 100 000 pour novembre dans un contexte où il est impossible de faire campagne.

    Marc Chesney est un économiste smart et category killer comme nous les aimons dans la Nécronomie. Pas un obsédé de la politique de l'offre comme les économistes qui hantent les plateaux TV style Nicolas Bouzou et qui prétendent hurler leur supériorité en prenant du viagra économique à leur petit déjeuner pour doper la croissance. Pas non plus un post-keynésien dépressif nostalgique d'un paradis perdu.

    Je peux aussi vous certifier pour avoir échangé avec lui que ce n’est pas non plus ni un farfelu ni un angoissé sorti de la foule comme on en voit poindre de temps à autre. Alors comme ce blog a des lecteurs suisses influents (suivez mon regard), je leur demande d’appuyer massivement ce génial projet qui seul peut mettre au pas la finance et donc diminuer taxes et impôts. Je ne vais pas vous bassiner avec les chiffres mais sachez seulement qu’adaptée à la France, sachez seulement que d’après les estimations de Marc elle ramènerait autour de 100 fois le PIB du pays (hypothèse basse), soit environ 240 000 milliards d’euros échangés.

    Il est évidemment impossible de produire ici des chiffres précis, mais uniquement des ordres de grandeur. Le procédé permettrait de mettre à jour quantité de transactions jusqu’ici inconnues (« dark pools », etc.)

    Personnellement, pour avoir étudié de près le dossier, je considère que la micro-taxe n’est pas une évolution mais une révolution ! On me reproche souvent de ne pas être un solutionniste, eh bien en voilà une de solution …Et, je ferai à mon humble niveau tout ce que je peux pour que cette idée surgisse dans notre futur débat présidentiel. Necronomy Power…marc chesney,micro taxe,microtaxes,le Gouv,futur, mettre la finance au pas, generateur d idée,revolution,

    https://marcchesney.com/fr/media/questions-et-reponses-sur-le-theme-de-la-microtaxe/

  • Je suis un déchet et j'aime ça

    La production de « rebut humain », ou plus exactement d’humains mis au rebut « en surnombre » et « redondants », c’est-à-dire la population de ceux qui ne pouvaient pas (ou que l’on ne souhaitait pas reconnaître ou autoriser à) rester est un résultat inévitable de la modernisation. C’est un corollaire incontournable de la construction de l’ordre  (chaque ordre rejette une certaine partie de la population existante comme étant « incapable », « pas à sa place » ou « indésirable ») et du progrès économique qui ne peut procéder sans dégrader et dévaluer les possibilités, autrefois efficaces, de « gagner sa vie » et par conséquent ne peut que priver ceux qui les utilisaient comme moyens de subsistance.

    La nature non régulée, élémentaire et politiquement incontrôlée des processus de globalisation a eu pour résultat la pandémie. Une grande partie de la capacité de pouvoir jadis logée dans les États modernes souverains a été transférée. D’où le sentiment d’alarme à propos de la détérioration de la sécurité, ce qui amplifie les causes déjà abondantes de « peurs sécuritaires » tout en déplaçant simultanément les problèmes publics et les issues à l’anxiété individuelle, vers les racines sociales et économiques de ces difficultés et vers des questions de sécurité sanitaire personnelle. À son tour, le bioplotique se développant devient rapidement l’une des branches principales de la production de rebut et le facteur qui revêt la plus haute importance dans le problème de mise au rebut.

    En cela le coronavirus est l’allié objectif du capital.

  • Sous le règne du Biopolitique

    Le dispositif immunitaire — cette exigence d’exemption et de protection —, lié à l’origine au domaine médical et juridique, s’est progressivement étendu à tous les secteurs et à tous les types de discours de notre vie, jusqu’à devenir le point de fixation, réel et symbolique, de l’expérience contemporaine. Toute société a certes exprimé une exigence d'autoprotection, toute collectivité a formulé une question de fond sur la conservation de la vie, mais j’ai l’impression que c’est seulement aujourd’hui, à la fin de l’époque moderne, que cette exigence est devenue le pivot autour duquel se construit soit la pratique effective, soit l’imaginaire, de toute une civilisation. Pour s’en faire une première idée, il suffit d’observer le rôle que l’immunologie — c'est-à-dire la science consacrée à l’étude et au renforcement de systèmes immunitaires — a joué non seulement au niveau médical, mais aussi social, juridique, éthique. Pensons seulement à ce qu’a signifié la découverte du syndrome d'immunodéficience du Sida en termes de normalisation — c’est-à-dire d’assujettissement à des normes précises et pas seulement hygiénico-sanitaires — de l’expérience individuelle et collective, aux barrières, non seulement prophylactiques mais socioculturelles, que le cauchemar de la maladie a élevées dans la sphère de tous les rapports interpersonnels. Passer du domaine des maladies infectieuses au domaine social de l’immigration nous en donne une première confirmation : qu’un flux migratoire en augmentation soit considéré, complètement hors de propos, comme un des dangers majeurs que courent nos sociétés, est une indication, dans ce domaine-là, du rôle central que joue la question immunitaire. De nouvelles barrières, de nouveaux points de blocage, de nouvelles lignes de séparation par rapport à ce qui menace, ou paraît menacer, notre identité biologique, sociale, environnementale, surgissent de partout.

    qu’est-ce qui distingue, après tout la volonté immunologique d’un Marc-Aurèle, quand il désire fortifier son âme au point d’en faire une « forteresse », de celle de l’individu moderne essayant de se constituer, pour reprendre un concept de Peter Sloterdijk, une « bulle » subjective ? Ceci, que le premier ne devra compter que sur lui-même, là où le second est l’effet d’une construction politique. Le stoïcien pariait bien plus sur le cosmos que sur la polis.