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  • Hagarde au pays des merveilles

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    La BCE, comme le reste de la Fed, a décidé de maintenir les taux d’intérêt inchangés compte tenu de la situation internationale

    Un jour, Alice, au pays des merveilles, arriva à une bifurcation et vit le Chat du Cheshire dans l’arbre. « Quelle route dois-je prendre ? » demanda-t-elle. La réponse était une autre question : « Où veux-tu aller ? » « Je ne sais pas, » répondit Alice. « Alors, » dit le Chat du Cheshire, « peu importe. »

    La phrase tombe, nette, sans appel, comme un verdict prononcé dans une salle vide : les taux ne bougent pas. Immobilité décidée. Suspension organisée. La BCE s’aligne, ou feint de s’aligner, sur cette mécanique plus vaste, presque anonyme, qu’on appelle la Fed — un organisme diffus, sans visage, qui régule par inertie autant que par action. On n’agit plus, on retient le geste. On laisse le monde faire pression.

    Alice avance dans un décor qui ressemble à une carte mentale mal imprimée. Bifurcation : deux voies, aucune direction. Le Chat apparaît — ou plutôt, il persiste. Fragment de sourire, reste de logique. Question posée, question retournée. Boucle. Alice ne sait pas. Alors rien n’importe. Le choix est dissous avant même d’exister.

    Lagarde connaît la scène. Elle sait le piège : répondre sans savoir, décider sans ancrage. Ne pas être Alice, surtout pas. Ne pas donner au marché ce visage flottant, cette hésitation nue. Alors elle fabrique une autre posture : ni montée, ni descente — un arrêt actif. Une décision qui mime l’attente mais qui, en réalité, la remplace. Le brouillard n’a pas besoin de se lever ; il devient le cadre.

    Le réel économique, lui, se présente comme une surface fissurée. Lisible, presque trop lisible : tout converge vers un point chaud, une zone de tension — le Moyen-Orient comme variable unique, obsessionnelle. Et pourtant, imprévisible dans ses bifurcations. Deux récits s’écrivent en parallèle, sans hiérarchie.

    Dans le premier, le détroit d’Ormuz se rouvre comme une valve qu’on desserre. Le pétrole reflue. Les courbes s’apaisent. Les acteurs économiques rejouent la confiance, comme un réflexe conditionné retrouvé.

    Dans l’autre, tout s’emballe. Le conflit reprend, ou s’intensifie. Les prix s’emballent à leur tour, hors contrôle. Les marchés décrochent, brutalement, sans élégance. Chute sèche, presque organique.

    Entre ces deux bandes, la décision monétaire s’inscrit comme un montage : couper, maintenir, juxtaposer. Rien n’est tranché, tout est déjà en train de l’être.

  • Hagarde à vue

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    Posez-vous une question nécronomique : est-ce vraiment la Russie qui utilise la désinformation comme arme stratégique ? Ou sommes-nous ici à la poursuite d’un modèle qui est, en fait, l’incarnation même de la manipulation afin de poursuivre des profits privés, tout en maintenant la bulle de Wall Street artificiellement durable ?

    Voici le modèle américain que nous devrions considérer comme notre étoile polaire. Maintenant, allez voter, si vous voulez. Mais méfiez-vous de ceux qui utilisent trop certains arguments, car il y a un fort risque que le faisceau doive déplacer l’attention sur le moucheron. Et que la BCE risque de commettre l’erreur politique la plus colossale de son histoire, à part Jean-Claude Trichet. À moins que ce ne soit une erreur. Mais un acte de servilité de extrême de Hagarde à Macron...

    La BCE tient sa promesse et délivre sa première baisse de taux | Les Echos

  • L'Europe décapitée des capitaux

    1701_Lagarde.pngLe nombre de faillites d’entreprises en Allemagne est sans précédent. En mars, l’augmentation mensuelle a été de 9 % pour un total de 1 297, alors que sur une base annuelle nous sommes même à +35 % et +30 % par rapport à la moyenne du troisième mois de l’année sur la période pré-Covid de trois ans 2016-2019. Je le répète , aMis nécros, nous parlons de l’Allemagne, l’ancienne locomotive de l’Europe

    En d’autres termes, l’Allemagne est devenue une économie totalement dépendante des subventions et des aides d’État. Le chef-d’œuvre de la Commission européenne et de la BCE est terminé. Les États-Unis leur en sont sincèrement reconnaissants.

    Prenez note de cette phrase du chef des industriels allemands : Les importations de gaz naturel liquéfié (en provenance des États-Unis) placent toujours nos entreprises dans une situation économique nettement désavantageuse par rapport à l’époque où elles pouvaient compter sur un flux garanti de gaz russe par voie terrestre et à des prix abordables. Aussitôt dit, aussitôt fait, ThyssenKrupp vient d’annoncer des réductions de production (et donc d’emplois) dans ses usines allemandes, précisément à cause des coûts de l’énergie qui ont fortement réduit les marges.

    Par coïncidence ??? Macron qui a ouvert la porte à Total Energies et en bon vassal n’avait qu’une seule priorité à répondre ces derniers mois d’atlantisme pro-ukrainien paroxystique : se voir garantir par les États-Unis une part du nouveau business énergétique rendu possible par le régime de sanctions imposé par l’UE. C’est-à-dire du gaz liquéfié. l' énergie dont le coût, selon Markus Krebber, fait que les entreprises teutoniques commencent à être handicapées. Comme les golfeurs. Ou un coureur d’un cent mètres forcé de courir avec des poids sur les chevilles.

    L'Europe des nations chère aux souverainistes est une utopie. Nous sommes tous des concurrents.

    Selon Christine Hagarde, « il est impératif d’agir rapidement et de faire avancer l’Union des marchés de capitaux », car la productivité décevante actuelle et la croissance plutôt faible sont également dues à son absence, entre autres. L’objectif est de fusionner toutes les bourses européennes en une seule, réduisant ainsi la fragmentation qui compte actuellement 22 groupes gérant 35 cotations et 41 marchés boursiers. 

    Elle reprend ansi l'idée de Napo Macro