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chomage

  • Necronomie mecanique

     Dans l'ordre Marcel la feignasse, JPC, Chris P et Doc Benway buvant un russe blanc, boisson préférée du Big Lebowski

    1776007067258 (1).pngAu commencement, il y eut une lumière sale, une lumière de cave anglaise, de studio fatigué, de banquet administratif après l’apocalypse. Kubrick, dit-on, n’avait pas encore décidé s’il filmait des hommes ou des meubles, des saints ou des comptables, des survivants ou des figurants en vacances forcées. Cette photo naquit dans cet interstice, au bord de l’absurde, quand quatre silhouettes se mirent d’accord pour incarner la grande comédie de la décrépitude moderne.

    Marcel la feignasse fut le premier à comprendre la mission : ne rien faire avec une conviction quasi métaphysique. Il s’assit donc comme un prince en exil du travail avec ce flegme de rentier terminal du farniente qui transforme la paresse en doctrine. À côté de lui, JPC le nécronomiste sortit des chiffres invisibles de ses poches, comme s’il pouvait expliquer la fin du monde par un tableau Excel et trois hypothèses macroéconomiques. Chris le graphiste, lui, avait déjà tout vu en aplats, en contrastes, en typographie de l’effondrement ; il savait que la composition seule sauverait ce naufrage de l’élégance. Quant au Docteur Benway psychiatre visionnaire des démocraties de Marché, il planait au-dessus du groupe comme un fantôme sous kétamine soufflant l’idée que toute réunion d’hommes finit tôt ou tard en rituel, en farce, ou en moralisme déjanté.

    Le décor, évidemment, faisait le reste. Un canapé trop bas, des verres trop droits, des corps trop calmes, et sur le visage de chacun cette sérénité un peu douteuse qu’on trouve chez les conspirateurs de salon et les prophètes qui ont raté leur train volontairement mais qui savent rire d'eux mêmes. Kubrick, derrière sa caméra, aurait souri de ces sourires d’ingénieurs du chaos : il tenait là non pas une photo de groupe, mais un organigramme de la perdition. Marcel l’inerte, JPC le chiffré, Chris d'Urbain Autopsy, Le Doc, le mutant : quatre façons de perdre pied sans jamais quitter le cadre

    Et c’est ainsi que la scène prit forme, non comme un simple cliché, mais comme une thèse en images sur la civilisation occidentale en bout de course. Une réunion de crânes lucides, de postures cassées, de dignité mal ajustée. Une photographie que Kubrick n’aurait pas reniée, parce qu’elle contient tout ce qu’il aimait : le contrôle, le malaise, la symétrie, et cette petite odeur de catastrophe bien rangée.

    Muzak

    https://www.youtube.com/watch?v=OP157WMfOqo

     

  • Bande de feignasses

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    Entendu à la TV sur une chaîne info que je ne citerai même pas suite à un article dans le Figaro.

    La crise du secteur ne découle pas d’une pénurie de main-d’œuvre étrangère, mais d’un chômage volontaire et d’un coût du travail trop élevé, limitant les marges et l’attractivité, estime le fondateur du groupe de restauration Eclore*.

    En clair, l’État-providence représente  un danger moral, civilisationnel même : en instituant des modes de subsistance de secours, l’État social dispense les plus démunis de se plier entièrement à des impératifs de marché présentés comme de puissants aiguillons à la vertu. Ainsi les allocations-chômage incitent à la paresse ; le droit à la retraite dissout le devoir filial envers les anciens ; les aides aux handicapés magnifient des défauts physiques superficiels, etc. 

    A lire : " La société ingouvernable: Une généalogie du libéralisme autoritaire» par Grégoire Chamayou

    La suite, vous connaissez, va bosser et ferme ta gueule et reste crever dans ta cité pourrie...

  • Necronomie Power

     

     

    Mario Draghi aka Draghila l'homme qui a sauvé l"Euro en atomisant l'épargne des retraités allemands a parlé mais en France , peu de gens en font l'écho.

    ll vient de déclarer au Financial times

     Nous connaîtrons une récession d'ici la fin de l'année dans l'Union européenne. Soit l'Europe agit ensemble et devient une union plus profonde, soit je crains que l'Union européenne ne survivra qu'en étant un marché unique ». 

    Bruno Le Maire du vilLage global  croit que la France va faire 1,4% de croissance en 2024

    ha ha ha....En clair Draghila ex Goldman Sachs ex patron de la BCE qui tire les fils de la marionnette Meloni est devenu non seuleument nécronomiste mais en plus adepte du fameux trilemme de Rodrik et de la fin de la nation. Point d'avenir sans un fédéralisme global. Comme je l annonçais la stratégie du plein emploi de Macron était illusoire, le chômage va augmenter avec la récession.

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