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consommation - Page 33

  • Maman...Le bouton du détonateur ne marche plus...

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    Premier a avoir appuyé sur le bouton de la baisse des taux, Ben Bernanke, le patron de ce que l'on appelait autrefois "la toute puissante Federal Reserve" ne peut que constater son impuissance comme titre le très sérieux telegraph de ce jour :


    The verdict is in. The Fed's emergency rate cuts in January have failed to halt the downward spiral towards a full-blown debt deflation. Much more drastic action will be needed.


    Le verdict est tombé :
    La Federal reserve a échoué et n'a pas réussi à endiguer la spirale de la déflation.
    Hé oui, l'explosion de la bulle Internet, c'était du pipi de chat...

    L'explosion de la bulle immobilière mondiale est telle rien ne peux stopper la chute des prix dans l'immobilier et l'agonie du dollar, la bulle est mondiale, tous les pays seront impactés (europe de l'est, Asie, les Antipodes...)

    Mais il ne suffit pas de réduire les intérêts, comme viennent de le faire les prêteurs américains...Si la personne a acheté une maison le double de son prix, quelques soient les intérêts, elle l'aura toujours payé le double...

    Imaginez l'impact psychologique que cela va représenter sur des millions de personnes qui se sont ainsi appauvris en croyant s'enrichir...je ne parle même des 3 millions qui ont déjà perdu leur logement mais des dizaines d'autres millions répartis sur la planète,ceux qui vont devoir continuer à travailler pour payer quelque chose qui chaque jour perd de sa valeur...

    La situation est devenue à ce point incontrôlable, que Ben Bernanke en appel maintenant aux banques qui ont déjà réduit leurs intérêts des crédits, pour leur demander maintenant de faire des réduction du capital dû...Oui, vous avez bien lu...du capital dû.
    Le président de la banque centrale américaine a appelé ce jour les banques à une "réponse vigoureuse" pour infléchir les saisies immobilières, en les incitant par exemple à réduire le capital dû par les ménages étranglés par leurs emprunts "subprime".

    "Réduire les procédures de saisies qui peuvent être évitées permettrait de promouvoir la stabilité pour les ménages, les quartiers, et l'ensemble du pays. Même si les prêteurs ont intensifié leurs efforts (...), on peut, et il faut en faire plus", a estimé M. Bernanke qui commence sérieusement à paniquer.

    Inutile de vous dire que les banques dont certaines luttent pour leur survie ne voient pas cela d'un très bon oeil...Mais ont-elles encore le choix..???
    Les freins du camion chargé d'essence viennent de lâcher...Il va falloir être créatif...

    Nécronomiquement votre

  • Sondage nécronomique du jour :

    De passage à Paris, fin avril début mai, je me proposai d’organiser une petite conférence drink
    ( nous ne sommes pas comme Lawrence d’Arabie, nous ne traverserons pas le désert sans boire ! ! !)
    Sur le thème de la Très Grande Dépression et de la perte du bonheur dans les démocraties de marché.
    Mais je me suis aussi dit qu’avec un titre comme cela, personne ne viendrait….
    Donnez moi votre avis nécronomique …ou écrivez-moi directement (adresse e-mail dans le blog dans A propos).

    Nécronomiquement votre

  • Mort à Crédit (suite)

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    "Je ne crois pas à une crise du crédit pour les particuliers en France",
    Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

    Du prêt étudiant au crédit à la consommation, du crédit voiture au crédit immobilier, du corps épris de pureté du jeune adulte au corps parfait de l’homme mature, le diable œuvre à notre avancement, qui nous ramène par les voies du désordre à notre état originel sur le chemin du tout ou rien.
    Car l’on répugne à convoquer le Crédit sanctifié par la spéculation moderne, moteur de nos économies basée sur la consommation et non sur la productivité (pour cette raison, il faut arrêter de culpabiliser les chômeurs et les rmistes car les dépenses sociales contribuent au PIB car tous ces gens consomment…et sans les 38 milliards de déficit annuel de la France qui sont autant de dépenses publiques et sociales, nous serions déjà en récession).

    Du balancier des déficits chaque cadence dessine l’Amen.

    C’est pour cela, que notre Président parle tant de religion et de politique de civilisation car désormais il va falloir que les pauvres restent tranquilles dans l’attente d’une vie meilleure
    Qu’ils ne connaîtront pas ici bas ou tout du moins dans les quatre années qui vont suivre, période que les historiens nommeront plus tard « La Très Grande Dépression » (2008-2012)
    Et qui ne signifie rien d’autre que la perte du bonheur dans les démocraties de marché tel que le très sérieux Robert E.Lane ,Professeur de sciences politiques à Yale l’avait prophétisé dans un ouvrage visionnaire « The Loss of Happiness in Market Democracies » qui ne fut pas un grand succès commercial (on s’en doute avec pareil titre… ! ! !).
    Devant chaque consommateur, il y a un balcon sur une abîme.
    Le balcon du crédit s’effondre, le ciel de la consommation devient inaccessible, reste l’abîme…

    Oubliez la crise des subprimes et ses 400 milliards de dollars perdus car en réalité, je peux vous l’annoncer, pour connaître l’ampleur réelle, vous pouvez multipliez par 10, autrement dit 4000 milliards de dollars.
    Ce n’est pas 3 millions de personnes qui vont perdre leur logement aux USA, c’est en réalité de 15 à 20 millions de personnes qui vont disparaître dans les nimbes de l’enfer de la consommation.
    Pourquoi ? tout simplement car la valeur des biens qu’ils on achetés va diminuer de 30 à 50 % autrement 15 à 20 millions de personnes sur le seul territoire américain (cela sera pareil en Europe) qui vont désormais devoir rembourser des crédits sur des biens qu’ils auront acheté le double ou le triple de leur valeur.
    L’économie Américaine étant basée sur la mobilité, c’est autant de travailleurs pauvres qui vont se sédentariser en travaillant plus pour s’appauvrir (nouveau concept).
    La crise du crédit est mondiale et marque l’explosion d’une bulle qui aura duré 60 ans.
    Pire l’économie américaine est prisonnière d'un cercle vicieux qui s'étend à toute la planète. La crise financière qui touche les USA a déclenché un fort resserrement du crédit qui aggrave la récession dans ce pays, entraînant des pertes importantes sur les marchés financiers, ce qui frappe toute l'économie mondiale car en plus de la crise dans l’immobilier, les défauts de paiement sur les cartes de crédit, les prêts automobiles et les prêts étudiants vont fortement augmenter
    Ainsi le total des encours des cartes de crédit aux Etats-Unis avoisine les 1000 milliards de dollars et que les dettes par carte de crédit se montent, en moyenne, à 10 000 dollars par foyer ( chiffre d'avant la crise qu'il faut maintenant multiplier par 2), mais comme pour les Crédits immobiliers, cent milliards de dollars de dettes de cartes ont été titrisées et s'échangent sur les marchés mondiaux. Soit un quart de ce que représentaient les «subprimes» officiellement…
    Petit problème, il n’y a dans ce cas aucun bien à saisir, juste des dettes qui ne seront que très partiellement remboursées.

    Qu’importe, il nous faudra sortir de cette période ou l’abondance des biens de consommations ne marque plus que le signal d’un dégout généralisé de ceux qui ont cru que c’était possible pour qui se lève tôt et où l’acte d'achat passe pour une preuve de liberté plus importante que le vote…
    C’est avec cela qu’il va falloir rompre…

    Nécronomiquement votre