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depréssion - Page 47

  • les entretiens quizz d'été à Istanbul

    Les entretiens fictifs de Necronomie Internationale à İstanbul

    Ce mois ci : TD et ça commence fort...

    TD
    Putain, j’vois ici les hommes les plus forts et les plus intelligents que j’aie jamais vu. J’vois tout ce potentiel, et j’le vois gâché. J’vois une génération entière qui travaille à des pompes à essences, qui fait le service dans des restos, qui est esclave d’un petit chef dans un bureau. La publicité nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu’on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l’histoire, on n’a pas de but ni de vraie place ; on a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu’un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rock stars, mais c’est FAUX. Et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment plein le cul.

    JPC :

    T inquiète la TGD arrive ça va remettre les choses d'équerre

    TD : Cette histoire de développement durable, c’est de la connerie, on est déjà foutu ; c’est comme si on exigeait à un cancéreux en phase terminale d’arrêter de fumer sur son lit de mort.

    JPC : >Comme dirait Jacques c pas faux et voilà ta réponse workaolic
    (note précédente)

    TD : Vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre compte en banque, vous n’êtes pas votre voiture, vous n’êtes pas votre portefeuille, ni votre survêtement ni vos pompes, vous êtes la merde de ce monde prête à servir à tout.

    JPC :
    Explique ça dans le 93...


    TD : La capote c’est le soulier de verre de notre génération
    JPC :Roselyne Bachelot n est pas cendrillon car elle préfère les JO à la conf mondiale sur le sida

    TD : On est des sous-produits d’un mode de vie devenu une obsession.

    JPC : Quand on va pas à la chasse tous les jours, ça veut dire qu on est le gibier…


    JPC : sur M6 dans « un dîner presque parfait « on a vu des gens qui choisissent des services de tables qui les définissent en tant que personne...

    TD : A t on déjà vu une vaisselle se définir en tant que personne ??

    TD : Le luxe ne va pas souffrir de la crise

    JPC : Pas étonnant Les bobos sont tellement cons qu ils aiment mettre le nom d' un autre homme sur leurs caleçons (cf. Calvin Klein)

    TD :Tu crois qu' on va s en sortir de ce merdier JPC, on devrait pte cryogeniser nos enfants

    JPC :
    Pas de frais, c la récession, les congeler ça suffit sinon on risque de les oublier sur la banquette arrière

    TD : bon, un ptit raki
    JPC :
    ok, je suis pas comme Lawrence d Arabie je traverse pas le désert sans boire et comme tu le sais avec la TGD on est plus près de la mer que des coquillages…

    Şerife (chin chin)

    Fin de l’entretien (question qui est TD ???)

    Nécronomiquement votre

  • Obama peut il sauver le Monde : feuilleton de l'été

    En France, nous avons élu Kennedy, nous nous retrouvons avec Louis de Funes, un petit agité qui sprinte dans un marathon parti il y a 30 ans et qui essaye de mettre en place les recettes qui précisément ont causé la faillite du système financier mondial (favoriser le crédit et l’endettement des particuliers, faire de la France un pays de propriétaire, obsession de la baisse des taux pour financer la croissance).

    Nous aurions pu en fait élire n’importe qui d’autre, les effets auraient été les mêmes voir pires.

    L’art du commentaire est tout ce qui reste aux hommes politiques dont le marché mondial à fait ses salariés.
    La réalité nécronomique les a dépouillé des illusions dont ils nourrissaient la crédulité populaire et qui confortait chez eux l’impression d’exercer un pouvoir.
    L’objectif est maintenant d’éviter la panique dans le grand supermarché mondial.

    Appauvrissez vous pour que survivent ceux qui mettent leur salut dans l’argent clame le Marché.

    Il n’est pas nécessaire d’avoir d’autres argument vis à vis des populations.
    La résignation les porte à contempler sans réagir et sans s’indigner le siphonage de leur patrimoine.
    Après tout, ils en ont bien profité, ils ont même hypothéqué l’avenir de leurs enfants en les endettant dés la naissance (40 000 euros par enfant en France, solidarité avec le déficit oblige).
    Et puis,
    cela fait belle lurette, que l’économie a asphyxié la radicalité qui existait chez les hommes et qui ne s’illustre guère plus que dans nos banlieues ou l’envie de consommer se marie volontiers à la violence.

    C’est sans doute ce qui explique le changement de ton de Christine Hagarde qui vient de rappeler
    « la priorité absolue n'est pas de baisser les impôts » mais d'« éliminer le déficit public ».
    Comprenez :
    et puisqu’on ne peut pas faire payer les gros (niches fiscales), il reste encore une solution : faire payer les petits.

    Sauvez la France de son déficit abyssal
    , c’est sauver la vie de vos enfants, nous dira t’on dans peu de temps dans une publicité gouvernementale ;

    Et l’unique moyen d’éviter qu’ils finissent congelés comme nos économies ou qu’on les oublient comme un parapluie sur la banquette arrière du Krach mondial.

    C’est aussi pour les hypothétiques futurs retraités la garantie de ne pas se faire taper dessus par leur engeance.
    Un fils qui tape son père , c’est démoralisant…
    Mortelle engeance...

    Nécronomiquement votre

  • Bear Market

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    Ne cherchez pas où a disparu l’empire de l’est, il renaît sous nos yeux, dans le respect des formes démocratiques , aux USA, avec l’inéluctable nationalisation des banques en faillites.
    Ainsi fonctionne le libéralisme, ou le consommateur paye deux fois.
    Une fois en tant que spéculateur
    Une fois en tant que contribuable.

    Dans les mois qui viennent, nous constaterons que
    jamais dans le temps et dans l’espace planétaire, le désespoir d’avoir à survivre au lieu de vivre n'aura été aussi grand.
    Jamais, non plus tant de populations n’auront été en simultané la proie du désarroi et de la peur.

    La baisse tendancielle des profits et la paupérisation grandissante se vérifient jour après jour et pour cause :Plus rentable que la production et la consommation, la gestion du capital inerte l’emporte et abandonne la planète à l’état de patrimoine foncier propre à une rentabilité en déclin et impropre à l’investissement.
    En quelques mois, le CAC 40 a ainsi gommé trois ans de gains, ce qui représente des milliers de milliards d'euros partis en fumée
    Il ne lui en faudra que quelques autres pour revenir à son niveau d’il y a 20 ans lors de sa création. Le phenomène est mondial.

    Une mutation s’annonce. elle marque la fin d un très long cycle qui aura duré soixante ans.

    Ni les marchés actions ni l’immobilier ne retrouveront les cours d’antan produits fictifs d’un sur endettement état , entreprises et particuliers, basé sur l’abondance de crédit donc l’excès de liquidités artificielles.
    C'est précisément cet excès qui génére aujourd'hui de l'inflation.

    La désagrégation sociale et le désarroi des mentalités s’accentueront à mesure que le capital se retirera lentement et sûrement de la production et de la consommation.
    Dans cette atmosphère naissante de fin du monde, l’économie épuisée s’emploiera avec zèle à amasser ses ultimes bénéfices et à les concentrer dans le cercle d’une spéculation internationale énergie et matières premières car les banques doivent désormais réinventer leur business model et ne retrouveront jamais non plus leur niveau de valorisation du passé.
    Que peuvent valoir les actions de banques sauvées par des contribuables ?

    L'illusion du libre choix et la promesse d’un bonheur immédiat payable à tempérament sont définitivement morts et enterrés pour le plus grand nombre.

    Que restera t il des illusions engrangés par une société qui identifiait le bien être à la consommation, une fois que la régression sociale et la baisse du pouvoir d’achat fermeront les portes du paradis de pacotille promis aux jouissances salariales ???

    A quoi aura abouti la valeur travail si longtemps proposé à l’admiration des foules si ce n’est à la perte du bonheur dans les démocraties de marché ?
    Bienvenue dans la TGD