Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

émeutes - Page 6

  • Etau Négatif

     

     

    jean pierre crepin,necronomiquement votreComment éradiquer un syndicat qui ne veut pas aller dans le sens du courant réformateur libéral comme les autres syndicats loués par le gouvernement ???

    C'est très simple, il suffit d'appliquer la technique dite de l'étau négatif qui met en scène les insiders et les outsiders.

    En gros, il s'agit d'expliquer que le trop de protection des salariés nuit à l'embauche des chômeurs.

    On oppose ainsi les insiders (les salariés qui travaillent) aux outsiders (les chômeurs qui cherchent un emploi.)

    D'en haut, le patronat peut critiquer un syndicat qui pourrait empêcher un employeur de choisir un salarié qui travaillerait pour moins et exigerait moins de sécurité ou d'assurances. Une sécurité dont on nous dit qu'elle bloquerait les  mécanismes correctifs du marché.

    D'en bas ceux qui ne bénéficient pas d'une forme particulière de protection comme être membre d'un syndicat (et pour cause si ils sont au chômage) peuvent en vouloir au syndicat de ne s'occuper que de leurs adhérents.

    Ainsi ceux qui ne bénéficient d'aucune protection comme l'appartenance à un syndicat vont-ils mettre en doute ce qui semblent être des bénéfices dont seuls les autres profitent et qui créent, plus irritant encore,des barrières à l'embauche.

     Ainsi grâce à cette subtile manœuvre le syndicat passe pour archaique et non réformiste et d’un coup de baguette magique lui incombe la responsabilité du manque d’embauche donc du chômage

     

    Il est ainsi pris en étau, on arguera pour achever de le discréditer qu'il est plus facile de dire NON que dire OUI et hop le tour est joué...c'est l'Etau négatif

    La vérité, c'est que comme les gouvernements et la banque centrale sont incapables par les politiques monétaires et budgétaires de s'en sortir par de l'inflation malgré les océans de liquidités qui on été deversés, il ne reste plus qu'à s'en sortir par la désinflation compétitive autrement la baisse des salaires.

    D'où la fameuse inversion des normes dont on entend tant parler ces derniers temps et qui revient à laisser tous pouvoirs à l'entreprise : la flexibilité et même le paiement des heures supplémentaires comme viennent de l'expérimenter nos amis routiers qui heureusement ont réagit.

    Souhaitons toutefois que les réactions ne soient pas uniquement sectorielles...

    Nécronomiquement votre

     

  • Le réel et l'imaginaire

     

     Et si l'on parlait réellement marketing...


    L’imaginaire

    Le gouvernement souhaite donner un coup de pouce aux exportateurs français en mal de compétitivité en renforçant l'attractivité du pays. Mercredi, il a ainsi annoncé avoir confié à un publicitaire, le PDG du groupe McCann France,  Philippe Lentschener, la mission d'inventer une «Marque France» avant le 1er mai.

     

    Le publicitaire désormais chargé de créer la marque et de proposer des actions pour la propager a affirmé vouloir s'inspirer de «l'American Dream», le «rêve américain» qui a attiré aux Etats-Unis des ambitieux du monde entier. «Le fait d'avoir ce référentiel commun, ça n'existe pas» pour la France, a plaidé le publicitaire. «Il faut le faire d'une manière non nostalgique, mais tournée vers le futur», a-t-il insisté

    Source Le Parisien

    Pipoti Pipota….

    Le réel

    Au cœur d’une crise sans fin ou tous ceux qui nous ont vendu du jetable veulent maintenant du vendre du durable, un gigantesque voile  recouvre progressivement l’orchestre de l’économie Européenne.

    Un sentiment collectif gagne des millions de gens en même temps, pays par pays venant briser tel un tsunami le paradis du strass et des paillettes du progrès éternel, celui qu’avaient connu nos parents et grand parents.

    Ce voile perçu comme noir qui heurte de plein fouet la promesse du monde meilleur pour lequel chaque pays a hypothéqué sous forme de dette l’avenir de ses enfants, s’exprime désormais de la rue au bureau mais est pourtant inaudible par les gouvernants qui ne basent leur légitimité que sur la promesse d’un avenir meilleur héréditaire.

    «  C’était mieux avant… »

    Retour des jouets en bois, des barbiers, du tricot, des vieilles autos, cadres  qui veulent devenir artisans, les exemples sont nombreux. Petit à petit, une mutation s’amorce mais elle n’est pas celle prévue de la consommation durable et de la bulle verte pourtant  la seule capable de faire repartir l’économie mondiale.

    Le Pib et l’indice du bonheur ne semblent plus converger mais se croiser sous l’égide  d’une consommation limitée et assumée et d’un mode de vie à l’ancienne.

    Lorsque le futur semble si lointain et tellement hostile, lorsque l’instant présent est tout ce qui reste, alors rejaillit le passé. Un passé idéalisé est un passé qui a de l’avenir. Exactement comme le fantasme du bled pour ceux  qui en ont  un.

    Ce sentiment collectif ressenti au même moment par des millions de gens n’est ni de la nostalgie ni de la mélancolie mais la redécouverte d’un monde de simplicité bien loin de l’inutile superficiel payable à tempérament et sans cesse renouvelé. Au-delà de la consommation, ce sentiment collectif que l’on éprouve lors d’une mutation, se traduit dans un amour grandissant des Français pour la généalogie, la brocante, à toutes les recherches sur les origines. Le localisme devient l’ultime rempart face à la mondialisation.

    C’est pourquoi, plutôt qu’une marche forcée vars un futur hypothétique et hypothéqué, le c’était mieux avant pose les bases d’une vraie  question  à laquelle personne n’ose répondre pour de simples raisons de libre échangisme et de commerce international.

    Faites des cadeaux à vos enfants, ce sont eux qui les paieront… (JPC in Crise et Mutation).

    PS : JC Michéa  (Le complexe d’Orphée) rappelait fort justement  que Guy Debord dans une de ces dernières correspondances  écrivait que les démocraties de marché ne reconnaissaient plus que trois crimes : Le racisme, l’homophobie, et le « c’était mieux avant ».

    Nous sommes en plein dedans : Mariage gay, droit de vote aux immigrés…

    L’économie est une maitresse tyrannique…

    En route vers la TGD et la perte du bonheur dans les démocraties de Marché…

     

     

     

     

  • Die großen Katastrophen

     Aux Icebergs qui dérivent,

     


    "La situation est catastrophique mais c'est encore rien comparé à ce que cela aurait été si ça avait été pire...."


    Coluche /Sarkozy


    De Krugman à Soros qui vient de le confirmer hier dans Der Spiegel, nombreux sont ceux qui au fil des ans nous ont rejoint pour crédibiliser l'hypothèse inéluctable de la TGD.

    Concrètement, non seulement la situation est catastrophique mais elle est, en fait, dans le cas d'une TGD encore pire que ce l'on veux encore nous faire croire.

    Comme vient de le souligner une étude parue la semaine dernière, du National Institute of Economic and Social Research, , la situation en Angleterre est pire qu'un 1930, idem pour l'Italie, l’Espagne et bien sûr la France puisque lors de la précédente Très Grande Dépression, il n'y avait dans notre pays que 500 000 chômeurs contre 5 Millions aujourd'hui...

    Ici bas, s'arrête le règne des magiciens magiciens de L'Excel Hans et Gretchen. Fossoyeurs du bon sens qui permettait aux gens de ne pas s'endetter en prenant des crédits qu'ils finiraient par ne jamais payer sur la simple projection d'une cellule informatique dont il il suffit de connaître la formule pour changer le résultat...


    Le Pire(é) n'est jamais certain, mais ses habitants sont désormais plus près de la mer que des coquillages...Leur miracle économique fut aussi le notre...Leur sort le sera également...


    En route pour la TGD...

    PS : A titre désormais anecdotique, je ne peux que confirmer l'article exclusif de Libé de ce jour sur Borloo/Véolia...

    Les rv ont bien eu lieu et Nécronomie Internationale vous livre en exclusivité le lieu du dernier RV...En l'occurrence le Georges V, vendredi dernier...(je les ai croisé).

    Jeans louis y inaugurait en compagnie de Minc le nain diabolique, son nouveau Brushing... Preuve ultime s'il en fallait encore que la nouvelle donne, c'est demain mais que c'est aujourd'hui que les cartes se distribuent...Décevant (de la part de J-Louis) et écoeurant...Comme disait l'ami Egolf, il est temps de tuer le veau gras et d'armer les justes...

    http://www.liberation.fr/politiques/01012391033-borloo-a-veolia-l-accord-secret-proglio-sarkozy