
Le second mandat de Trump a levé le voile.
Non pas sur l’Amérique — mais sur la nature réelle des accords.
Avec les États-Unis, tout contrat est provisoire,
comme un cessez-le-feu signé avec une machine affamée.
Trump is God.
Comme Clapton fut Dieu à la guitare —
slogan, idole, hallucination collective.
La différence : ici, la distorsion est tarifaire.
Depuis le milieu de l’année 2025,
l’administration américaine n’augmente plus seulement les droits de douane.
Elle étend la taxe au réel lui-même.
Subventions, déficits, sécurité, énergie, territoires :
tout devient ligne de facturation.
La coopération militaire ? Option payante.
L’énergie ? Licence révocable.
La géographie ? Variable d’ajustement.
L’accord commercial UE–États-Unis de juillet 2025
n’était pas un traité.
C’était un sursis.
L’Europe a accepté le chiffre magique : 15 %.
Un pourcentage comme un stigmate.
En échange, l’illusion :
suppression des droits sur les produits industriels américains,
comme si la symétrie existait encore.
Six mois.
Pas même une saison complète du capitalisme tardif.
L’acier et l’aluminium repassent à la caisse.
Et déjà la menace suivante :
le Groenland.
Nous entrons dans une nouvelle phase.
Les tarifs ne servent plus à réguler le commerce.
Ils servent à forcer l’allégeance.
Ce n’est plus l’accès au marché qui est négocié,
mais la reconnaissance d’une souveraineté étrangère
sur un territoire gelé,
stratégique,
minéral,
post-humain.
Le tarif devient une arme diplomatique totale.
Un impôt sur la désobéissance.
Un péage sur la géopolitique.
La Nécronomie l’avait annoncé :
quand l’économie ne produit plus de valeur,
elle produit de la contrainte.
Et l’Europe, encore une fois,
paie pour continuer à croire
que le contrat existe.