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scandale sanitaire

  • Le sacrifice classes populaires suite

    coro.pngSamedi 11 avril, les travailleurs français sont appelés par Geoffroy Roux de Bézieux, le grand chef des figures de pain sucé du MEDEF, à mettre « les bouchées doubles » quand l’économie reprendra. « L’enjeu est de reprendre le travail plein pot » martèle la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher. « Il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant » poursuit-elle, pour « rattraper la perte d’activité induite par le confinement." 

    La fuite dans la cogestion de la crise  ne peut que conduire à la complicité avec le sacrifice humain, qui est objectivé et finalement réalisé consciemment ; non plus comme un sacrifice de l’énergie abstraite du travail jusqu’à ce que le matériel humain usé tombe mort, mais conséquence de l’obsolescence objective de cette coercition, pure ‘‘euthanasie’’ bureaucratique des masses des inutiles du capitalisme, qui prendra des caractéristiques anomiques. Si les métamorphoses de l’argent menant du sacrifice humain à l’objet symbolique de substitution étaient un processus partiel de civilisation sur le terrain non résolu des rapports fétichistes, le fétiche du capital, quant à lui, a mis en route un processus sacrificiel objectivé, qui de ce fait annihile tous les éléments civilisateurs de l’histoire humaine. Les prêtres de sang aztèques étaient bien inoffensifs, voire philanthropes comparés aux bureaucrates sacrificiels du fétiche capital mondial ayant atteint sa borne interne historique.

  • Des nouvelles de l'Oise et du front des soignants

    Logique meurtrière à la Maison d’Accueil Spécialisée d’ERQUERY (60)
     Nuit du 2 au 3 Avril 2020

    Une logique meurtrière se manifeste à l'endroit des résidents de la MAS d'ERQUERY.
    Cette logique n'est ni assumée, ni consciemment intentionnelle.

    Son préambule se lit dans la nature structurelle de sa gouvernance et des choix logistiques de politique institutionnelle qui en découlent.

    Le simple fait d'avoir renoncé au combat en faveur d'un recrutement de volontaires conscients en altérité (de la réalité des existences singulières et des vulnérabilités développementales des résidents), assorti de formations ad hoc, démontre la non-conscience de la gouvernance de la MAS d’ERQUERY en l'existant de ces personnes handicapées, et donc de la non conscience de leurs véritables besoins en terme d'accompagnement et d'épanouissement.

    Cette non conscience de la part d'une logistique gouvernante prétendant s'occuper de personnes avec des handicaps si complexes, les rendant si vulnérables, trahit en réalité un irrespect absolu, et un déficit d'altérité, à l'endroit même de la reconnaissance des ces personnes, en tant que personnes existantes.

    Nous sommes donc véritablement dans une logique biopolitique, c'est à dire de la traite économique restreinte du vivant. Une logique dont les conséquences, selon les circonstances, consiste à s'arroger le droit de vie et de mort sur des personnes sans verbe et aux défenses réduites.

    Il s'agit d'une logique financière qui a sélectionné de fait, le personnel de gouvernance en fonction de ses capacités à gérer l'économie restreinte, ignorant l'économie globale, et surtout à se soumettre aux directives des chaines de commandements de la gouvernance sanitaire et médico-sociale globale.

    La gouvernance des MAS n’a pas fait allégeance aux personnes handicapées, mais à la logique exclusivement financière de la hiérarchie. Ils croient même s'exonérer de toute responsabilité coupable, en habillant leurs décisions des oripeaux fétichisés de la "bientraitance". Une fois accomplies, leurs simagrées, rituels, et messes de bientraitance dopée a l'éthique, ils se sentent exonérés, comme de vertueux aveugles, de toute considération pour l'autre d'autant qu'il est le plus dépendant !

    L'enfer, dont ils administrent une partie infime du territoire, n'est-il pas pavé des meilleures intentions ?
    Renonçant aux volontariats et aux formations adaptées, autre façon de leur faire économiser du temps et de l'argent, tout le monde sait désormais que la MAS d'ERQUERY, est devenue l'antichambre du recrutement sanitaire au CHI.
    Une antichambre rite de passage et forme de bizutage des jeunes recrues qui se produit au dépend de l'intérêt des résidents handicapés.
    Le projet initial de lieu de vie adapté au handicap profond et singulier de chaque résident pour qu'il s'y épanouisse pleinement, aura donc vécu seulement quelques années, avant qu'il n'agonise dans un changement d’orientation à 180°.
    Désormais c'est au résident de s'adapter au recrutement du marché, et non plus au lieu de vie de s'adapter au résident.

    Comme ce n'est plus possible, le résident qui ne s'adapte pas et ne rentre pas dans le nouveau moule, en le communiquant à sa façon, d’un langage non verbal, par ce qu'ils nomment des "troubles du comportement" sont pressés vers la sortie pour un retour en psychiatrie. On est revenu en arrière, un retour aux archaïsmes de la « défectologie », comme au temps où la psychiatrie publique, restée en panne de l'accomplissement complet de sa révolution institutionnelle, s'accommodait très bien quoiqu'avec dégoût, de la présence de ces dits alors "régressés profonds" qui lui rapportait tant de moyens qui étaient mis ailleurs. Et en tout cas, pas sur ces patients là. Pas sur ces personnes là.

    Désormais le lieu de vie MAS d'ERQUERY ne leur est plus réservé, on préfère les remplacer par des résidents qui sauront mieux s'adapter aux nouveaux circuits du recrutement et de l'emploi.

    C'est dans ce sens, qu'une circulaire a acté l’an dernier au CHI, un changement de profil du résident de la MAS d'ERQUERY, pour au moins une de ses maisonnées. Et c'est pourquoi certains projets valables de sortie du sanitaire vers cette MAS, sont en panne dans l'unité de suite du SITED.

    Venus du bout du monde, mais désormais répandu sous toutes les latitudes, le Coronavirus, ne s'est pas arrêté aux portes d'ERQUERY, et a contaminé soignants par l'extérieur, et résidents par les soignants ... Et désormais vis et versa. Une inopportune opportunité pour les tenants de la logistique de la traite du vivant, qui sous les étendards flambés des devises de la "bientraitance", en profite pour opérer un transfert vers la MAS l'Aquarelle maisonnée Bambou, dans le secret des murmures du CHI, de 9 résidents de la MAS d’ERQUEY COVID 19, malades et/ou suspects de l’être, tandis que 10 résidents de Bambou auront pris place à ERQUERY.

    Comment ne pas s'inquiéter, compte tenu des sinistres préliminaires institutionnels de la biopolitique, que le lieu de vie ne se transforme en lieu de mort, pour ces personnes dont plus personne ne veut, et qui ne rapportent désormais plus rien, puisqu'elles sont remplaçables ?

  • Retour au réel par la case désastre

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    Si l’on tend l’oreille et que l’on écoute le discours sous-jacents des politiques impuissants, la crise sera salutaire : elle constituera certes une saignée dans un corps exsangue mais elle forcera les hommes et les institutions à revoir leurs habitudes nocives à coups de planche à billets.
    Axiome nécronomique : en période de crise même les billets font la planche…
    Ainsi, chacun espère un « capitalisme vert » comme moteur d’un nouveau régime d’accumulation et générateur d’emplois. L’affaire est entendue : la crise est l’occasion d’une amélioration du capitalisme, pas d’une rupture avec lui.
    Ceux qui naïvement croient ce discours risquent d’être déçus puisque dans le contexte de la crise, des réactions tout à fait opposées sont en train de se produire.
    Voyez-vous poindre des mesures écologiques ??? Certes non, ce dont on parle, c’est plutôt d’accroitre la productivité en sortie de crise du coronavirus et s’attaquer aux protections existantes elles-mêmes au nom de la « relance de la croissance » comme les soixante heures, le travail le dimanche, les congés forcés etc…Pour le reste le message d'un conseiller de Macron est clair vis à vis des assistés "Nous avons beaucoup d'aides sociales, mais pas assez d’argent dans les services publics"

    C"est donc les plus en difficultés qui paieront. Rien de nouveau sous le soleil...


    Quant à la start up Nation si certains parviennent à s’extasier devant cette « virtualisation » du monde et lui pronostiquent un grand avenir. Seule une conscience entièrement post-modernisée est capable de croire qu’une virtualisation sans bases réelles pourra durer toujours. Il est sûr que cela arrangerait beaucoup de monde de démontrer que la fiction vaut autant que la réalité, tout en étant beaucoup plus ouverte à nos désirs.
    La réalité ne dépasse pas la fiction, elle dépasse l’affliction comme à coutume de dire mon ami Vince.
    Il n’est cependant pas nécessaire d’être un grand prophète pour prévoir que les « dénis de la réalité » prononcés avec des sourires suffisants n’ont plus beaucoup d’avenir dans une époque de crises réelles.
    Ce dont nous avons besoin, c’est de masques, de textiles et de gel hydro-alcoolique. Pas une once de techno dans les produits de première nécessité qui nous manquent tant.
    Nous sommes aujourd'hui clairement dans une phase B d'un cycle de Kondratiev
    Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. Depuis plus de quarante ans, les entreprises, les États et les ménages s'endettent, massivement.
    Nous entrons désormais dans la dernière partie d'une phase B de Kondratiev, lorsque le déclin virtuel devient réel, et que les bulles explosent les unes après les autres : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse, et l'économie connaît une situation de déflation réelle.
    Nous en sommes bientôt là et cette réalité apparaitra au grand nombre dès que le projecteur se déplacera du coronavirus à l’économie et ses décombres.

    ALLEMAGNE – Le ministre des Finances de Hesse (Allemagne), Thomas Schaefer, “profondément inquiet” des répercussions de l’épidémie du coronavirus sur l’économie, s’est suicidé, a annoncé ce dimanche 29 mars le Premier ministre de ce land allemand, Volker Bouffier.
    Thomas Schaefer, âgé de 54 ans, marié et père de deux enfants, a été retrouvé mort samedi près d’une voie de chemin de fer. Le parquet de Wiesbaden a indiqué privilégier l’hypothèse d’un suicide.
    Thomas Schaefer était responsable depuis dix ans des finances de ce land où se trouve Francfort, le centre financier allemand, siège de la Banque centrale européenne et de grandes banques allemandes.
    “Dans ces moments difficiles (…) nous aurions eu besoin de quelqu’un comme lui”
    Il travaillait “nuit et jour” pour aider les entreprises et employés à s’adapter aux répercussions économiques de la pandémie, a indiqué Volker Bouffier, se disant “sous le choc”, dans une déclaration enregistrée ».

    Il est à noter qu'en France, personne de ce genre ne s'est suicidé et on nous dit que nous sommes pessimistes !!! En attendant les Allemand ont refusé les coronabonds au grand désespoir de Conte et de Macron. Les allemands ne veulent pas mutualiser leurs intérêts avec les pays du"club MED" (Europe du sud cette nade de feignasse...)

    ça existe vraiment l'Europe à part une union monétaire ???


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_de_Kondratiev