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argent facile

  • Les seigneurs de l'argent facile

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    Dans un livre de 2022 sur The Lords of Easy Money, Christopher Leonard, explique comment l'actuel président de la Fed, Jerome Powell, a fait sa fortune personnelle avec une prise de contrôle à effet de levier chez Carlyle

    Dans un chapitre intitulé "The Fixer", Leonard décrit l'ascension de Powell - de Dillon Read et du département du Trésor américain à Carlyle - où il a dirigé le rachat par emprunt d'un conglomérat industriel appelé Rexnord basé à Milwaukee. Chez Carlyle, Powell a dirigé l'achat de Rexnord en utilisant 359,5 millions de dollars de son fonds de rachat et deux prêts totalisant 585 millions de dollars. L'affaire a été conclue en septembre 2002. Rexnord a immédiatement contracté plus de dettes; Leonard souligne que "pour chaque année complète pendant laquelle Carlyle était propriétaire de l'entreprise, Rexnord a payé plus d'argent en frais d'intérêts qu'il n'en a réalisé en bénéfices".Pour financer cela, Rexnord a réduit les salaires des employés, délocalisé des emplois dans des États non syndiqués, supprimé des emplois et pris d'autres mesures pour faire baisser la valeur de l'entreprise et transformer Rexnord en ce que j'appelle une "sardine commerciale".En 2006, Powell a dirigé la vente de 900 millions de dollars de Rexnord à Apollo Management LP. Pour financer l'achat, Apollo a emprunté 1,825 milliard de dollars en nouveaux prêts à effet de levier. L'accord a cimenté le statut de multimillionnaire de Powell et il a quitté Carlyle après la conclusion de la vente. En 2018, sa valeur nette se situerait entre 20 et 55 millions de dollars. Il est juste de dire que le leadership de Powell n'a pas amélioré la contribution de Rexnord à l'économie réelle. Léonard explique :« Rexnord lui-même n'allait pas très bien. L'entreprise laissée par Powell était criblée de dettes. Sa dette totale est passée de 753 millions de dollars à 2 milliards de dollars en un an. Les paiements d'intérêts annuels sont passés de 44 millions de dollars en 2005 à 105 millions de dollars en 2007.Pendant plus d'une décennie, l'entreprise a payé plus d'intérêts qu'elle n'a réalisé de bénéfices chaque année. Rexnord était devenu une firme emblématique du monde du capital investissement. Ce n'était plus une entreprise utilisant la dette pour atteindre ses objectifs. C'était désormais une entreprise dont l'objectif était d'assurer le service de ses dettes.

     

    Pensez à ces moments comme un jeu de Monopoly. Chaque fois que nous passons par la case départ nous récoltons 200 $. A chaque fois qu'ils disent allez y, les amis du banquier central récoltent 200 millions de dollars. Ou une poignée spéciale qui rapporte 200 milliards de dollars.
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  • Le Grand Toboggan



    J'ai coutume de dire : Tout ce que nous vivons, la crise, le virus, le burn out sociétal, est le fruit des sciences économiques les plus modernes, du libéralisme et de la mondialisation. Keynes disait que nos vies n'était que le fruit de scénarios d'économistes défunts, aujourd'hui nous vies ne sont plus que le fruit de scénarios de banquiers centraux non élus...

    C'est la raison pour laquelle j'ai écrit ce livre dont je suis fier (des autres aussi). Je relisais le premier chapitre sur le virus agent invisible révélateur, je suis content de moi et ne change pas une ligne à l'analyse.

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    A mettre au coffre

    L'histoire s'accélère....Je ne parle pas de la BCE et du réveil de Hagarde qui opère une frileuse hausse de taux mais de la FED et de la réunion prévue du 14 au 15 juin et de la formalisation du processus de hausse des taux et d’accélération du resserrement quantitatif du bilan.

    Les élections approchent et aux USA comme en France, l'histoire de l'économie guerre sans guerre passe bien après le pouvoir d'H.A qui seul permet de payer l'essence et les courses...L'austérité ne paye pas les loyers et la sobriété heureuse est un truc de bobos qui font le choix de la vivre cette sobriété...

    Le 17 juin, deux jours après se profile nous une expiration monstrueuse des options à Wall Street, quelque chose comme 3,2 billions de valeur assortie parmi les actifs.

    On verra alors si ça craque où si il ne se passe rien. S il ne se passe rien, cela veut dire que la Money Power n'a pas peur et spécule sur un retour de la planche après le coup de canon.

    Le plus grand hedge fund au monde parie sur un scénario noir pour l'économie (msn.com)