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finance

  • Il faut sauver le soldat allemand qui nous a tant méprisé, les grecs savourent

    La star des analystes Zoltan Pozkar à rendu son verdict

     Uniper, le service public allemand renfloué par le gouvernement avec 10 milliards de dollars de lignes de crédit et d’injections de liquidités par le biais d’achats d’actions, perd 100 millions d’euros par jour dans des recherches désespérées sur le marché au comptant du gaz alternatif à celui de la Russie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: le déficit énergétique de Moscou pour le système allemand est maintenant égal à 80%, mais si cela semblait déjà grave avec le gaz dans la zone de 200 euros par MWh, aux estimations de ces derniers jours, cela équivaut à une mort certaine.

     En fait, un mois après le sauvetage, Uniper a déjà besoin de 4 milliards d’euros supplémentaires. Sinon, le risque d’insolvabilité reviendra par la porte d’entrée, après avoir été expulsé de la fenêtre de sauvetage avec de l’argent public. Ce qui, potentiellement, voit aujourd’hui l’Europe accepter le paradigme d’un monde basé sur l’équilibre ingérable de 2 000 milliards de valeur économique allemande dépendant de 20 milliards de dollars de gaz russe. Sans Moscou, sans les prix et les flux garantis par Moscou, Berlin est ko. Et le moment de trouver des alternatives qualifiantes est loin d’être un succès : avec le prix du charbon qui monte également en flèche, avant cette étape, le gouvernement Scholz devra revenir sur la décision de dire adieu à l’énergie nucléaire. Et que feront les Verts à ce moment-là? Crise gouvernementale à l’italienne et chaos supplémentaire qui ajoute au chaos?

  • Burn out sociétal



    Le Standard & Poor’s 500 est officiellement entré dans le marché baissier, à -20% des sommets qui ont conduit l’indice à rejoindre le Nasdaq (-30%) et le Russell 2000 (-28%). Une question de jours et même le Dow Jones (-16%) rejoindra le club, peignant une image de Wall Street qui semble au moins irréelle. Parce que net d’un effondrement digne de corrections récentes et beaucoup plus médiatiques, la situation en Ukraine garantit un écran de fumée résolument efficace. Bref, la panique des premières pages des journaux et les ouvertures des nouvelles semblent encore loin. Incroyablement.

    Bon nous en France, la guerre en Ukraine est passée derrière la woke culture, l'intersectionnalité sujets qui passionnent les médias. Je suis tombé l'autre jour à la télé sur Mme Rossignol la sénatrice qui interrogeait le fils Marc Dorcel au sénat Le pornocrate était liquéfié car il ne comprenait pas la question.

    voilà la question qu’elle a posé « Je suis allée voir sur votre site. Vous avez une rubrique interraciale et dans cette rubrique, j’ai trouvé le synopsis d’un film : Gina, Chloé et Cheryl vont vous montrer comment on s’occupe d’une grosse bite black. Avez-vous aussi des films dans lesquels on dit comment s’occuper de grosse bite blanche ? Si cette référence, assez claire, a des représentations selon lesquelles les hommes noirs seraient dotés d’attributs avantageux dans la nature… ne véhiculait pas de représentation raciste en faisant appel à l’anatomie des personnes noires. »

    Le covid a accouché d'un burn out sociétal et d'un état d'épuisement psychique des populations, c'en est une démonstration nécro....



  • Et la suite ?

                       

    L’inflation fait maintenant la une des journaux du monde entier, et pour cause. Les prix de plus en plus de biens et de services augmentent d’une manière jamais vue depuis des décennies. Ce pic inflationniste, accompagné de pénuries d’approvisionnement réelles et redoutées, alimente l’anxiété des consommateurs et des producteurs. En menaçant également d’aggraver les inégalités et de faire dérailler une reprise économique soutenue et inclusive indispensable à la pandémie de COVID-19, cela devient également un problème politique brûlant.



    Premier scénario

    L' inflation est temporaire et du au goulot d'etranglement d'approvisonnement. La croissance va s'accélerer et l inflation baisser.Dans les actions, il y aurait une rotation des États-Unis vers les marchés étrangers (Europe, Japon et marchés émergents) et des valeurs de croissance, technologiques et défensives et vers les valeurs cycliques.

    C'est le scenario de Wall street, des banquiers centraux donc des gouvernements

    le scénario panglossien (d'un optime forcené)


    Deuxieme scénario

    implique une «surchauffe». Ici, la croissance s'accélérerait à mesure que les goulets d'étranglement de l'offre seraient levés, mais l'inflation resterait obstinément plus élevée, car ses causes ne seraient pas temporaires. L'épargne non dépensée et la demande refoulée étant déjà élevées, la poursuite de politiques monétaires et budgétaires ultra accommodantes stimulerait encore plus la demande globale. La croissance qui en résulterait serait associée à une inflation persistante au-dessus de l'objectif, réfutant la croyance des banques centrales selon laquelle les hausses de prix ne sont que temporaires. Dans ce cas, une correction des marchés financiers seraient à attendre





    Troisieme scénario

    le scénario nécronomique

    Un troisième scénario est la stagflation continue, avec une inflation élevée et une croissance beaucoup plus lente à moyen terme. Dans ce cas, l'inflation continuerait d'être alimentée par des politiques monétaires, de crédit et budgétaires accommodantes. Les banques centrales, prises au piège de la dette par des ratios d'endettement publics et privés élevés, auraient du mal à normaliser les taux sans déclencher un krach des marchés financiers.

    Quatrième scénario

    Le dernier scénario serait celui d'un ralentissement de la croissance. L'affaiblissement de la demande globale s'avérerait non seulement une peur transitoire, mais un signe avant-coureur de la nouvelle normalité, en particulier si les mesures de relance monétaire et budgétaire sont retirées trop tôt. Dans ce cas, une demande globale plus faible et une croissance plus lente entraîneraient une baisse de l'inflation, les actions se corrigeraient pour refléter les perspectives de croissance plus faibles

    Mais à moyen terme, alors que divers chocs d'offre négatifs persistants frappent l'économie mondiale, nous pourrions nous retrouver avec une stagflation ou une surchauffe bien pire qu'une légère stagflation : une stagflation totale avec une croissance beaucoup plus faible et une inflation plus élevée. Les banques centrales à s'adapterait à l'inflation, plutôt que de la combattre et de risquer un krach économique et boursier