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Crise et Mutation - Page 2

  • Entre slip français et humanoïde

     

     

     

    HECRO.jpgL’Europe tousse.
    Pas une toux virale — une toux sénile.
    Le Vieux Continent avance à petits pas comptés, perfusé à ses souvenirs industriels, exhibant ses cathédrales productives comme des reliques sous cloche. La démographie s’effondre pendant que les indicateurs clignotent en jaune pâle. Croissance atone. Innovation rachitique. Industrie de pointe en mode archive.

    Berceau, oui.
    Mais berceau vide.

    L’Europe devient un musée habité.
    Un EHPAD à l’échelle continentale, avec audioguides multilingues et fonds de pension en guise de bande-son. On y vend du patrimoine, du terroir, du slip labellisé « savoir-faire », pendant que les chaînes de valeur s’évaporent vers d’autres latitudes plus fécondes.

    Problème simple, solutions impossibles.
    Trois options sur la table : bébés, migrants, machines.

    Les bébés ?
    Mission quasi mystique. Les politiques familiales agitent des primes comme des hochets, mais la courbe ne frémit pas. Libéral ou autoritaire, même mur biologique et symbolique. La Chine, prise de panique, envoie ses bataillons de fonctionnaires téléphoner aux ventres : Veuillez procréer pour la Nation. Biopolitique à froid, sexualité sous injonction administrative. Burroughs aurait souri : le corps réduit à un formulaire.

    Les migrants ?
    Solution fonctionnelle, inflammable. Les États-Unis l’ont compris depuis longtemps, l’Europe aussi — à contrecœur, à contre-rythme. Mais importer de la force de travail ne suffit pas à produire du commun. La question culturelle, celle de l’intégration, revient toujours comme un bug non corrigé dans le logiciel républicain. On ouvre les portes, puis on s’étonne du courant d’air.

    Reste la machine.
    Le fantasme propre, lisse, programmable. Le Japon, laboratoire du futur grisonnant, parie sur la robotisation intégrale. Des bras mécaniques pour l’usine, des humanoïdes pour tenir compagnie aux vieillards. La solution sans friction humaine. Sauf que voilà : on automatise assez bien une chaîne logistique, beaucoup moins un EHPAD. Changer une couche, consoler une angoisse nocturne, gérer un enfant qui pleure — essayez donc de coder ça en Python langage de lA.

    Nous voilà donc coincés entre le slip français et l’humanoïde.
    Entre la nostalgie textile et l’utopie cybernétique.
    Entre la reproduction qui ne vient plus et la simulation qui ne suffit pas.

    La nécronomie sourit :
    quand le vivant recule, la technique avance,
    quand la natalité s’effondre, la machine promet de remplir le vide,
    et quand tout échoue, on transforme la pénurie en modèle économique.

    L’Europe n’est pas morte.
    Elle est sous assistance.
    Et elle hésite encore entre faire des enfants, importer des corps, ou déléguer le soin au silicium.

  • La nécro au service de la reindus

    Le 12/02/2025 Bruno Le Maire était présent en tant qu' ami à Aubervilliers dans le 93 à côté de chez moi pour l’inauguration de l’usine du slip français qui tentait de se relancer dans une zone franche avec exonération de charges patronales, 40 salariés donc à faible coût et des automates chinois.

    L'ancien ministre de l’économie qui ne connaissait rien à l’économie avant d’être ministre à la française avait qualifié la désindustrialisation de  faute politique, économique et morale commise par les générations précédentes" et la réindustrialisation de "sport de combat", tout en précisant lui-même porter un "élégant et séduisant" Slip français.

    Perso, je n’ai jamais mis de caleçon Calvin Klein et encore moins en faisant dépasser l’élastique et la marque de mon pantalon. J’ai toujours pensé que c’était le summum de l’inélégance mais bon…le pouvoir des marques était à son apogée et les publicitaires à la Seguela se servaient du corps de la femme pour vendre tous les produits de la grande consommation pour susciter le désir. Exception faite de Monsoieur Propre icône gay.

    Et puisque nous en sommes là et que les médias agonisants glorifient des réussites qui n’en sont pas. Je vais aller proposer un nouveau concept pour les municipales: qui respecte ces codes.

    Fusion entre Sarah Knafo et Marion Maréchal :« la knacki girl »

    thumbnail.jpg

     

    Pour l’achat de trois slips français,, un paquet de knacki ...

    Une belle opération de co-branding....

    C’est ça d’être un marketeur nécronomiste au service de la réindustrialisation

    Miss France Knacki
    knacki girl,municipales,slip francais,le maire,reindustrialisation,mar'keting

  • Money Power

    • thumbnail (6).jpgPourquoi Donald Trump — l’homme qui, depuis des mois, fustige la timidité de Jerome Powell sur les taux, l’accusant de mollesse monétaire et de frilosité inflationniste — choisit-il pour lui succéder Kevin Warsh, faucon doctrinal, ennemi juré du QE et adepte quasi pathologique de la dépendance aux données ?

      Parce que la contradiction est devenue un instrument de gouvernement.

      La Réserve fédérale, sous Warsh, ne pourra pas se contenter d’imprimer des billets et de réciter les mantras du pilotage fin. Elle devra relancer une politique expansionniste. Massivement. Mais pas sans justification. Il faut un prétexte.
      Et le prétexte, comme toujours, c’est le chaos.

      Le vrai.
      Celui qui structure désormais le monde.

      Nous vivons dans un système où le dollar a perdu 11 % en douze mois — et où, dans le même temps, Donald Trump affirme qu’il se porte « très bien ». Le langage n’est plus un outil descriptif : c’est un dispositif de désorientation.

      Ce que Trump vise, ce n’est pas un changement de personne à la tête de la Fed. C’est la liquidation finale de son indépendance. La transformation de la banque centrale en organe exécutif de la survie budgétaire.

      L’Amérique traverse-t-elle une Weimar asymptomatique ?
      Une inflation encore contenue dans les statistiques mais déjà vécue dans les corps, nécessaire comme l’était jadis la dépréciation pour rendre supportable l’insoutenable : une dette publique entrée dans l’année du grand mur de maturité, du roulement forcé, du retombement.

      Le dollar doit-il chuter pour que le système reste debout ?
      Doit-il redescendre pour rendre gérable un stock monstrueux de promesses déjà mortes ?

      Quoi qu’il en soit, l’inflation réelle est là. Les Américains la vivent. Ils la paient. Les chiffres officiels ne sont plus qu’un récit parmi d’autres.

      Et pendant ce temps, la fragilité bancaire atteint un niveau six fois supérieur à celui de 2008. Six fois.
      Autrement dit, face à une inflation quasi garantie et à un système bancaire sous perfusion, la banque centrale devra fonctionner en mode expansionniste. Vite. Et avec la pelle.

      Peut-être faut-il s’attendre à un événement progressif : un glissement discret vers un nouvel objectif inflationniste — 3 %, 4 % — présenté comme une simple adaptation technique. Une « nouvelle normalité ».
      Ou peut-être y sommes-nous déjà, dans cet état d’inconscience collective où l’impondérable est perçu mais jamais nommé.

      Cette inflation, que chacun sait supérieure aux données publiées, est devenue structurelle. Elle comprime le pouvoir d’achat, érode les salaires réels, mais rend le roulement de la dette plus gérable. Elle est donc nécessaire.

      Quelque chose doit intervenir pour soutenir la pantomime : celle d’un dollar qui se « porte bien » tout en se dévaluant à deux chiffres, au cœur d’une guerre formelle de tarifs, de droits de douane et de représailles commerciales.

      Chers Nécros attention.
      L’histoire n’est pas en train de s’écrire.

      Elle est en train d’être défaite.
      La Money power nous avait prévenu
      We play togheter, we pay together....