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Crise et Mutation

  • Une alerte du docteur Benway

    thumbnail (2)_edited.jpgLe Doic Benway lance une alerte, je la publie intégralement car nous sommes tous concernés

    Emprise de l’Etat sur la psychiatrie publique, attention danger !! A suivre !!!

    Profitant de l’affaiblissement financier organisé par l’Etat, tant dans la structure, que dans les effectifs, que dans les formations, du service public hospitalier en particulier. L’Etat lance une nouvelle tentative de main mise, d’emprise, pour manipuler la psychiatrie hospitalière, en orientant sa pratique clinique. Toujours au dépend des vraies personnes handicapées par leurs souffrance pathologiques et abandonnées à la rue, à la mort, à la prison. L’Etat, voudrait désormais s’appuyer sur la psychiatrie publique, pour considérer la « radicalisation » (politique ? religieuse ?) comme une maladie mentale à traiter !!! Il s’agit là de la dernière tentative visible d’instrumentalisation structurelle Politique du savoir clinique psychiatrique pour traiter la radicalisation comme maladie mentale. Il fut un temps, dans les années 50 et 60, où l'objecteur de conscience était désigné comme schizophrène... Après le déni de la souffrance mentale en terme de moyens alloués, voici que l’Etat prétend désigner ce qui relève ou non de la pathologie. Une levée de bouclier des syndicats professionnels, laisse penser qu’il reste encore quelques forces pour s’opposer à ce type de projet totalitaire. Quoique l’on pense de façon très critique, par ailleurs, à l’encontre de l’infâmie religieuse et politique et de leurs « militants », il faut rester lucide sur le fait que le concept de « radicalité » veut tout dire, et ne dit rien, tant ses définitions et réalités sont à préciser d’une façon nuancée. En tout cas, le fait que des gens en souffrance psychique adoptent des idées dites « radicalisées », ne fait pas en soit du phénomène de « radicalisation » un phénomène psychiatrique... Mais on imagine, qu’avec de nouveaux travailleurs de la santé mentale déformés, non formés, à la vraie clinique, on pourrait avoir une masse de manoeuvre prête, par ignorance organisée, à jouer les auxiliaires de la police politique autour des normes définies par l’Etat biopolitique au service du capitalisme muté. Totalitarisme. Même contre certains militants radicalisés et idéologiquement totalitaires...

  • La cathédrale de la dette

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    La dette n'est plus un instrument économique. Elle est devenue le milieu naturel dans lequel évoluent les États, les banques et les populations. Comme un océan invisible dont chacun respire l'eau sans plus se souvenir qu'il existe de l'air.

    Dans ce monde saturé de créances futures, une seule loi semble encore opérante : toute dette appelle une dette plus grande. La croissance n'est plus celle de la richesse, mais celle des promesses de remboursement. Les gouvernements avancent désormais comme des plongeurs reliés à des bouteilles d'oxygène empruntées aux générations suivantes.

    Les chiffres publiés par Bloomberg ne racontent pas une performance financière. Ils révèlent l'accélération d'un processus historique. Plus de 500 milliards de dollars de dette souveraine ont déjà été absorbés par les marchés depuis le début de l'année. Record après record, la machine se nourrit d'elle-même.

    L'intelligence artificielle occupe les conversations. Elle fascine parce qu'elle promet un futur. Mais la véritable bulle est ailleurs. Elle se trouve dans cette accumulation de créances qui ne reposent plus sur une croissance réelle suffisante, mais sur la croyance collective que le système continuera de fonctionner demain comme il fonctionnait hier.

    La pandémie avait fourni une justification exceptionnelle. L'urgence légitimait l'expansion des déficits. Aujourd'hui, l'exception est devenue la norme. Les déficits persistent, les dépenses augmentent, les besoins de financement s'étendent comme une tache d'huile sur la surface du temps.

    Les États invoquent désormais d'autres nécessités : la défense, la sécurité énergétique, les infrastructures, la transition écologique. Chaque crise engendre son nouveau canal d'endettement. Chaque menace ouvre un nouveau crédit.

    Ormuz devient un symbole pratique. Une perturbation géopolitique suffit à expliquer les tensions sur l'énergie. Puis survient soudain une accalmie opportune, comme si les marchés avaient reçu l'ordre de retrouver leur calme à l’anniversaire de Trump et les  les prix descendent, mais la question demeure : assistons-nous à des phénomènes spontanés ou à la gestion permanente des perceptions ?

    Les analystes parlent de « besoins de financement ». L'expression paraît neutre. Elle masque pourtant une réalité plus profonde : les structures publiques nécessitent désormais un apport continu de capitaux pour maintenir leur équilibre apparent que les impôts et taxes ne garantissent plus et la croissance non plus.

    L'Allemagne réarme. L'Europe assouplit ses règles budgétaires. Des centaines de milliards sont orientés vers les arsenaux, les réseaux énergétiques et les infrastructures stratégiques. Les combustibles fossiles doivent être remplacés, les frontières sécurisées, les économies modernisées. Chaque objectif est présenté comme indispensable. Chacun réclame davantage de ressources empruntées.

    Ainsi se construit la nouvelle architecture du XXIe siècle : une civilisation qui finance son présent en hypothéquant son futur, tout en considérant cette opération comme la forme normale de son existence.

    La dette n'est plus la conséquence du système.

    Elle est devenue le système lui-même mais comme vous le savez la dette on peut s'y pendre pas s'y suspendre...

  • CANCER ET DROGUE...Dictez vos ordres

    new.jpgVous le savez tous, les Nécros.

    La vraie crise, ce n’est pas celle qu’on vous vend chaque matin dans les bandeaux rouges des chaînes d’information continue. La vraie crise, c’est 2008. Le Grand Basculement. Le moment obscène où les démocraties de marché de la planète entière ont regardé le gouffre, puis ont choisi de sauver les banques plutôt que les peuples.

    L’Exterminateur en chef, chirurgien de catastrophe et gardien du mausolée financier, avait alors lâché la formule magique. Une théorie zombie. Une phrase contaminée qui allait coloniser tous les cerveaux disponibles :

    « Ceux qui ont cassé le tuyau seront les meilleurs pour le réparer. »

    Et le monde applaudit.

    Alors la machine redémarra. Comme avant. En pire. À coups de planches à billets. Car vous le savez, en période de crise, même les billets font la planche pour ne pas couler avec le reste du navire.

    On inventa même un nom scientifique pour maquiller l’opération : le Quantitative Easing. QE. Deux lettres propres et rassurantes pour désigner une inondation monétaire sans précédent. On imprima de l’argent comme on injecte un produit expérimental à un patient déjà déclaré cliniquement mort, avec l’espoir que cette fois la perfusion dépasserait les coffres-forts des banques.

    Une partie seulement y parvint.

    Un tiers, peut-être.

    Le reste suivit son trajet naturel, celui des fluides financiers : retour à la Money Power, retour aux chambres fortes, retour aux algorithmes prédateurs.

    Le capitalisme avait muté.

    Non plus un système exploitant les hommes, mais un organisme cherchant à s’immuniser contre eux.

    Les travailleurs devenaient un coût. Les citoyens, une variable résiduelle. Les consommateurs eux-mêmes commençaient à gêner le fonctionnement optimal de la machine.

    Puis vint la nouvelle drogue.

    L’IA.

    La méga-bulle.

    L’hallucination collective.

    Des valorisations jamais observées dans l’histoire humaine. Des chiffres si grands qu’ils cessent d’être des chiffres pour devenir des phénomènes météorologiques.

    NVIDIA Corporation vaut désormais davantage que le PIB de la France.

    Une entreprise dépasse un pays.

    Le symbole est parfait.

    Et tandis que les traders célèbrent l’ascension de cette nouvelle divinité électronique, certains à Wall Street commencent déjà à regarder le ciel avec inquiétude, comme les prêtres aztèques observant une éclipse.

    Pendant toutes ces années, nous avons vécu sous assistance artificielle.

    Dette.

    Liquidité.

    Monnaie créée ex nihilo.

    Anesthésie générale.

    Aujourd’hui, chaque journée ressemble davantage à un rapport d’autopsie.

    Hôpitaux saturés.

    Écoles épuisées.

    Services publics en état de décomposition avancée.

    Scandales permanents.

    Défaillances systémiques.

    Tout démontre l’insuffisance chronique des moyens consacrés à ce qui constitue pourtant la vraie vie des gens.

    Les décombres sont partout.

    Et chacun peut désormais les voir.

    Nous entrons dans l’âge où il faudra apprendre à habiter les ruines.

    Comme je l’écrivais déjà à l’époque : une mutation n’est jamais un choix. Une mutation est toujours une contrainte. Une transformation imposée par le réel lorsqu’il devient impossible de continuer comme avant.

    Le plus difficile reste devant nous.

    Faire comme Lawrence d'Arabie

    Traverser le désert.

    Sans  boire

    Sans illusion.

    Sans promesse de secours.

    Mais ne vous inquiétez pas trop.

    Il est probable que Big Pharma travaille déjà sur la solution.

    Une pilule nouvelle génération.

    Un psychotrope quantique.

    Un antidépresseur augmenté.

    Quelque chose de suffisamment puissant pour permettre aux survivants de contempler l’effondrement avec le sourire réglementaire exigé par les marchés.

    Après tout, dans ce monde-là, même le désespoir finit toujours par devenir un produit.