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  • Changement de paradigme

    chomage,rsa,assistanat,democraties de marché,futur,recession,depression,failliteMême la Money Power commence à se rendre compte

    L'ancien CFO de Goldman Sachs, Marty Chavez, pense que la redistribution des revenus via le revenu de base universel (UBI) est le seul moyen d'éviter la révolution alors que l'écart de richesse continue de croître.

    Comme l’indique l’écrivain Jeremy Seabrook spécialisé dans les questions sociales : « la culture du pauvre n’est pas différente de celle du riche, ils doivent partager le même monde, ce monde qui a été édifié pour le plus grand bénéfice de ceux qui ont de l’argent. La pauvreté est aggravée par la croissance économique, de même qu’elle est augmentée par la récession ». Et il est vrai que la récession signifie plus de pauvreté et moins de ressources ; mais, avec la croissance, le spectacle des biens de consommation devient encore plus envahissant, et le gouffre entre le désir et la réalité se creuse davantage encore.

    Dans les démocraties de Marché, le chômeur ou l’assisté sont donc à la fois des producteurs et des consommateurs inachevés. Ce qu’on leur reproche, c’est évidemment en premier de ne pas travailler ce qui sous-entend en réalité de ne pas dépenser assez en tant que consommateur. Salaud de pauvres ; Les crédits conso sont fait pour ça. Pendant toute la période du COVID nous n’avons pas cessé d’avoir des discours lénifiants sur la fantastique épargne des français avant que les chiffres viennent révéler ce qui était pourtant une évidence à savoir que cette épargne avait été réalisée par les catégories les plus aisées et que les plus défavorisés s’étaient endettés pour survivre. Cette simple démonstration prouve que le problème économique ne vient donc pas des pauvres mais des riches. Les pauvres vivent au-dessus de leurs moyens et les riches en dessous de leurs moyens. C’est pour cela je pense qu’il est temps de réhabiliter celui qu’on désignait jusqu’alors comme un assisté mais qui en fait se révèle un agent économique extrêmement  fiable. Cet agent économique est en fait un travailleur à domicile rémunéré pour consommer. Son rôle est primordial dans l’économie puis qu’il n’épargne pas et qu’il fait circuler l’argent.

    Car si l’on va au bout de la logique qui nous est proposée, Ne pas consommer est un acte de sabotage, un manque de civisme, celui qui s'abstient bafoue les droits de la marchandise, Celui qui épargne est un monstre d’égoïsme et à ce titre doit être sévèrement châtié autrement que par des taux négatifs.

    Merci donc à tous ceux que l’on stigmatise sous le nom d’assistés  et qui sont en fait des télétravailleurs de la consommation dont il faut saluer l’engagement citoyen.

  • On hérite ou on mérite, en France les deux vont de pair !

    Désormais avec le concept de société du mérite, la possibilité de réussite professionnelle et d’épanouissement dans la consommation se voit menacer par ceux qui ne souhaitent ou ne peuvent pas s’élever. Tout cela dépendant de l’individu et non plus de la collectivité.
    La réussite face à la concurrence, ainsi que les promesses de l’univers de la consommation, seraient l’expression de la volonté de réussite individuelle. De l’autre côté, l’échec révèlerait les déficits personnels, et c’est sur ces déficits qu’on demande à ceux qui sont déjà perdus pour le système de travailler. S’ils ne le font pas bien, on les «aide» volontairement avec les moyens coercitifs de l’Etat social sous la bannière du slogan cynique des « droits et des devoirs». La caractéristique centrale du processus de crise capitaliste, c’est-à-dire le fait qu’une partie de plus en plus grande de la population devient superflue, peut ainsi disparaître derrière la façade de la responsabilité individuelle. Le fait que «ça» n’allait plus très bien, qu’il devenait difficile de s’en sortir, que les dettes s’accumulaient, tout cela relevait uniquement de la responsabilité des sujets individualisés. L’évacuation de la logique capitaliste de l’exclusion, à travers la projection sur l’individu, va de pair avec la création d’une société basée sur la volonté de la réussite et du mérite. L’exclusion hors du système du travail et de la valorisation entraîne l’expulsion hors du «collectif du mérite». Si par contre on veut y rester intégré, cela demande une autodiscipline inconditionnelle ainsi qu’une soumission aux impératifs de la concurrence comme viennent d’en faire l’expérience les salariés de chez Cora qui doivent travailler le dimanche.

    Ainsi se crée un mythe progressiste de notre propre avenir qui voit sa réalisation menacée par les «bons à rien». C’est de leur faute si toute la potentialité productive ne se réalise pas pleinement et que la société du mérite tombe en désuétude.

     

  • Progressiste toi-même

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     Le contrôle social et policier, tantôt insidieux tantôt brutal, sur les êtres ; l’appauvrissement, assisté par ordinateur, tels furent, derrière le masque séducteur du progressisme et les doux mensonges de ses thuriféraires, les plus tangibles bienfaits du macronisme en ce premier semestre.

    Ainsi se réalisa l’utopie « En Marche »concoctée dans les cerveaux néolibéralisés qui présidaient aux destinées du pays depuis la parution du livre Révolution écrit par celui allait devenir notre Président.

    Un Président qui appliquait avec fanatisme son programme. Son royaume enchanté était le Nouveau Monde, une start up nation maitrisant l’intelligence artificielle qui allait définitivement réduire les Gilets Jaunes ou plutôt les Yellow Jackets  en des produits manufacturés survivant uniquement par leur employabilité. De simples rouages dans la machine sociale qui si ils ne pouvaient plus exister en tant que producteur continuerait d’exister en tant qu’assisté consommateur.

    Ou disparaître dans le plus progressiste des cas..