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  • Entre démons, fantômes et zombies

    zombie.jpgDans le sillage des crises successives qui, depuis quelques années, fissurent l’édifice de la société mondiale, quelque chose d’ancien semble remonter à la surface. À mesure que s’effondre la certitude d’un monde maîtrisable, le vieux réflexe autoritaire reprend ses droits. Il porte aujourd’hui des visages familiers : celui de Trump, entre autres, mais derrière ces figures se dissimule une mécanique beaucoup plus profonde.

    Car le phénomène est, dans son principe, d’une simplicité presque sinistre.

    Lorsque les marchés financiers vacillent, lorsque les monnaies tremblent, lorsque surgit une pandémie et que les frontières invisibles de la vie quotidienne se referment, ce n’est pas seulement l’économie ou la santé qui sont frappées. C’est la croyance même en notre pouvoir sur le monde. Une sensation obscure s’installe : celle d’être devenu la proie de forces qui nous dépassent, de puissances sans visage dont les décisions peuvent, en un instant, bouleverser l’existence de millions d’individus.

    L’homme moderne découvre alors, avec une stupeur qu’il préfère ne pas nommer, qu’il n’est pas maître de la machine qu’il a lui-même construite.

    Et pourtant, au cœur même de cette dépossession, le dogme demeure intact. Le capitalisme, son mode de vie, ses hiérarchies et ses nécessités supposées naturelles continuent d’être présentés comme l’horizon indépassable. Le système ne saurait être mis en accusation ; il faut donc chercher ailleurs la cause du mal.

    C’est ici que surgit la vieille opération de transmutation politique.

    La misère produite par une mécanique impersonnelle reçoit soudain un visage. La contradiction devient complot. La violence structurelle devient faute individuelle. Aux yeux de celui qui cherche une cause à son désarroi, il faut des coupables : étrangers, élites, bureaucrates, minorités, traîtres, parasites ou dirigeants prétendument incapables. Peu importe finalement leur identité. L’essentiel est qu’ils puissent être désignés.

    Ainsi naît la fiction consolatrice d’un ennemi responsable de tout.

    L’autoritarisme de droite prospère précisément dans cet interstice : entre la peur véritable et l’explication imaginaire qui lui est offerte. Il conserve intact le sanctuaire du capital tout en promettant de purifier le monde de ceux auxquels il attribue ses propres souillures.

    La foule retrouve alors quelque chose qu’elle croyait avoir perdu : non pas le contrôle, mais le sentiment du contrôle.

    Il suffit pour cela de nommer l’ennemi, de lui prêter une volonté maléfique et de promettre son châtiment. La catastrophe, devenue incompréhensible, acquiert ainsi une dramaturgie. Le chaos reçoit ses démons ; l’impuissance, son rituel ; la colère, son objet.

    Et tandis que le système demeure debout dans l’ombre, on organise la chasse aux fantômes.

  • ATOMISATION DE LA VALEUR TRAVAIL

    Courtoisement invité par le PRCF

    J ai atomisé la valeur travail

    Jean Pierre Crépin GJ constituant. - YouTube

     

     

     

  • LE CHÂTIMENT DES NEUFS ORIFICES

    Les crises successives que nous traversons sont le déclencheur de la mutation qui ne survient que contraint et forcé. En premier lieu, il s’agit de prendre en charge l’exposition financière potentiellement cataclysmique de la gestion de l’inflation qui y est associée. Depuis 2008, la planche à billet tourne à fond car vous le savez en période de crise même les billets font la planche (règle nécro). Très peu est allé dans l'économie réelle où les gens travaillent réellement.Sans quoi, nous serions logiquement dans l'hyperinflation. Mais le whateveritakes de Draghi puis le Koikilencoute de Macron et maintenant le plan de résilience mes fesses sans parler du financement de la transition écologique nous ont fait définitivement basculer.

    Tout cela avec le gigantesque endettement public et privé fait qu'il ne peut y avoir de machine arrière.


    Il suffit de noter que les banquiers centraux ne parviennent pas à augmenter les taux d’intérêt à 2%, alors que dans les années 1970, ils ont été portés à 20% pour lutter contre l’inflation. Je me souviens parfaitement de cette période puisque c'est celle qui m'a projeté à la rue car les loyers comme les denrées avaient augmenté. Christine Hagarde vient d'ailleurs d'annoncer qu'il n'y aurait pas d'augmentation des taux d’intérêts avant la quatrième trimestre.

    Cependant, comme le Covid puis la guerre nous le rappelle, les acrobaties financières de l’ampleur actuelle ne fonctionnent que sous couverture d’urgence : blocages, confinements, restrictions, etc. Le but de la dissimulation est double:

    1 Dissimuler le naufrage du Titanic (société du travail axée sur la finance).

    2. Coordonner la mise en œuvre d’une réinitialisation monétaire colossale basée sur la dépression économique et le contrôle centralisé de la vie des gens.

    Les conséquences du capitalisme d’urgence sont résolument biopolitiques. Elles concernent l’administration d’un surplus humain qui devient superflu pour un modèle de reproduction largement automatisé, hautement financiarisé et implosif. Les masses dépossédées et redondantes, ainsi que les non-conformes, sont les premières à être disciplinées par des systèmes de gestion de la pauvreté numérisés directement supervisés par le capital monopoliste. Le plan est de tokeniser le comportement humain et de le placer sur des registres blockchain gérés par des algorithmes. Et la propagation de la peur mondiale est le bâton idéologique parfait pour nous rassembler vers ce résultat.

    Allez une petite chanson pour finir des vieux poteaux punks les Stranglers. Ca s'appelle Nuclear Device

    The Stranglers - Nuclear device - YouTube