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effondrement economique

  • News de l'immédiatisme

    Le consumérisme est un cancer des limbes. Les malades sont épris des maux dont ils vont crever.

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    En ce moment, des gens viennent me voir pour me demander ma vision à long terme.

    Je pourrai me contenter de répéter la phrase de Keynes «  A long terme, nous serons tous morts » mais je ne le fais pas.

    Je leur explique que pour les nécros, le long terme c'est un court terme qui a foiré.

    La vie nécro, c'est l'immédiatisme et se déroule heure par heure et jour par jour. Comme la plupart d'entre nous, je dois trouver l'argent nécessaire à ma survie.

    Un certain nombre de gens me contactent pour me demander de sauver leur boite mais je ne prends plus les dossiers où les gens ont fait des prêts garantis par l’état. Neuf sur dix ne sont plus en mesure de rembourser. J'en ai même rencontré qui en avaient deux, le deuxième pour rembourser le premier. Le bonheur est dans le prêt mais la mort à crédit...

    Je rencontre aussi des gens qui veulent s'en sortir en adoptant un positionnement plus haut de gamme et en réduisant leur production pour diminuer les coûts. Et puis aussi des gens qui essayent dé récupérer le stocks de ces boites pour les retravailler ou simplement essayer de les revendre à des discounters.

    Entre les burnoutés qui pensent que nous vivons un suicide organisé, ceux qui sont en mode survie, la ville ressemble de plus en plus à un HP en plein air. Les bourgeois apeurés hésitent sortir...trop de sollicitations financières...

  • La roue du désespoir...

    Bon si on résume le nouvel homme fort des britishSUNAK.jpgs, Sunak est certes un homme d'origine d'une ancienne colonie (modernité libérale) mais qui a fait des études à Stanford en californie puis qui a épousaillé la fille de la cinquième fortune indienne qui est aujourd'hui la cinquième fortune d'Angleterre via ses fonds d'investissements. Son père ayant été un géant de l'informatique en Inde. Pour info, j'ai un pote qui est passé au siège d'Intel, il m'a dit que y avait plus que des indiens chez Intel. Comme aux states, tu peux pas faire bosser face à face des mecs qui ont le même boulot avec des écarts de salaire du simple au triple pour la même qualification voire supérieure, finalement ils ont pris que les indiens...

    Donc après Lizzy la dingue, ils envoient un message aux Marchés pour sécuriser la Money Power. C 'est ce qui risque d'arriver à Meloni car la Money Power appréciait Draghila. Donc ça va être sois belle et tais toi. Sur l'immigration tu dis ce que tu veux on s'en fout et sur la tune, tu vois voir Tonton...y aura plus non plus de soirées bunga bunga avec Berlusconi...Austérité...

    Donc, vous l'avez compris Sunak, c'est pas un angoissé sorti de la foule...Dans mon activité prof, j'avais cotôyé un temps un mec de Pallas Stern (banque d'affaire liquidée en 1997) C'est ce mec qui me parlait avec des trémolos dans la voix de la puissance des familles indiennes comme la famille Tata...des groupes extrêmement diversifiés dont on disait qu'ils faisaient tout du stylo à bille au sous-marin nucléaire...

     

  • Par ici la sortie...Stagnation séculaire ou déflation ?

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    Récemment. Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE, déclarait. « les banquiers centraux ont tout fait pour éloigner le risque déflationniste. Désormais, la balle est dans le camp des gouvernements et des partenaires sociaux afin d’augmenter les coûts unitaires de production » (qui combine les augmentations de traitements et salaires, et les progrès de productivité). Et d’expliquer : « il y a une anomalie dans la situation présente qui maintient une inflation faible dans les pays avancés. Ces coûts unitaires de production désespérément bas se traduisent par un mécontentement dans la population ». Traduction, les salaires doivent augmenter plus rapidement. Mais c’est le travail « des autres partenaires qui ne sont pas les banques centrales ».


    Sur une reprise de plus d'une décennie, nous sommes maintenant dans un scénario où les banques centrales sont essentiellement piégées à zéro ou près de zéro. La signalisation du marché est morte, les fondamentaux n'ont pas d'importance. Les marchés restent irrationnels. Imaginez que le PIB mondial est de l’ordre de 80 000 milliards de dollars et qu’il y a environ 240 000 milliards de dollars en circulation. Où est l’argent si il ne circule pas dans l’économie réelle où les gens travaillent réellement ?
    Où est l’inflation voire l’hyper inflation que cette profusion d’argent aurait due provoquer ?
    Personne ne la voit et pour cause, il n’y en a pas.
    la baisse des taux d'intérêt dure depuis plus de 10 ans excepté aux USA où les taux sont remontés avant de redescendre. L'argent neuf a bénéficié à ceux qui l'ont reçu en premier : les plus riches et les rentiers, tous ceux qui n'en avaient pas besoin et se sont encore enrichis creusant les inégalités. Tout ceci, conduisant à une bulle où la financiarisation et la consolidation évincent les entreprises réelles et la classe moyenne. C’est la raison pour laquelle l’immobilier est si cher et que les marchés actions sont si hauts. Du pur gonflage de joues. Jean de la Fontaine plus grand économiste de tous les temps…
    Même si nous devions avoir quelques timides reprises, il ne pourrait s’agir que de reprises des chaussettes. L’erreur a été d’imposer en Europe des politiques d’austérité à des économies qui au contraire avaient désespérément besoin de stimulation (la fameuse règle idiote des 3%).
    En clair, comme je disais dans mon intervention à la conférence de Begaudeau et de Judith Bernard, le vrai risque n’est pas l’inflation mais la déflation car les politiques des banquiers centraux n’ont plus aucun impact sur l’économie réelle.
    Alors où en sommes-nous aujourd’hui ? Nous sommes, retenez bien ce nom barbare, vous allez en entendre parler, dans une stagnation séculaire. Une tendance inexorable qui se caractérise par une croissance molle et cette croissance molle va durer longtemps à moins que nous entrions dans un scénario pire, celui de la déflation et de la trappe à liquidités où les consommateurs ne consomment plus et où les investisseurs n'investissent plus.

    Sauf si les prix du pétrole ne venaient à créer une spirale inflationniste, les entreprises vont être prochainement susceptibles de réagir par une baisse de leurs marges afin de vendre leurs stocks en s’accrochant à leurs parts de marché aux dépens de leurs concurrents. C’est à ce moment précis que la faible inflation que nous vivons se transformera en déflation. Nous rejoindrons, c’est ma théorie, le Japon dans la liste des économies éclopées.
    Comment sortir de cet enlisement ? La réponse est d’une simplicité biblique : en créant une nouvelle bulle. C’est l’idée de la bulle verte, le recyclage du capitalisme que je pronostique depuis maintenant plus de dix ans mais qui a du mal à décoller. Je vais vous expliquer pourquoi. La bulle verte est l’occasion de revendre tout à tout le monde estampillé écologie et développement durable. Ce qui est déjà un contresens comme je l’expliquai dans Crise et Mutation, car nos économies sont basées sur le renouvelable. Le renouvellement des hommes et des produits. À peine un produit sort qu’il est déjà démodé et qu’un autre prend sa place. Consommation durable voudrait dire que l’on vend une chose une seule fois à une personne et qu’elle servirait toute sa vie. On voit bien à travers cet exemple que cela ne peut fonctionner. Toutefois la bulle verte n’arrive pas à décoller car l’endettement des gens est trop élevé et les salaires trop faibles. N’oublions pas que ces salaires faibles ont été voulus par les entreprises pour des questions de compétitivité. C’est dans ce sens que va la réflexion de Jean-Claude Trichet, il faut augmenter les salaires mais pour cela, il faut augmenter la productivité et c’est là où le bât blesse. Même si on vante la fameuse démographie de la France par rapport à nos voisins. Beaucoup de gens vont partir en retraites. Dans le même temps de nombreux jeunes dans la pleine force de l’âge issus des milieux les plus pauvres sont sortis du marché du travail. On retrouve ce cas de figure dans toutes les démocraties de Marché. Par ailleurs comme le démontre brillamment Robert Gordon un des théoriciens de la stagnation séculaire, les nouvelles technologies si elles amènent du confort ne créent pas de croissance comme nous avons en en connaitre par le passé avec l'électricité par exemple.
    Alors, comment concilier bulles répétées avec une économie ne montrant aucun signe de pressions inflationnistes? La réponse de Larry Summers, l’autre grand théoricien de la stagnation séculaire est que nous pouvons être une économie qui a besoin de bulles juste pour réaliser quelque chose près du plein emploi - qu'en l'absence de bulles l'économie a un taux d'intérêt naturel négatif. Et cela n'a pas été tout simplement vrai depuis la crise financière de 2008; il a sans doute été vrai, bien que peut-être avec une sévérité croissante, depuis les années 1980.
    Un programme politique responsable nécessite d’en faire moins avec la politique budgétaire donc de réduire les dépenses pour désendetter l’ État et d’en faire moins avec la politique monétaire donc de faire des taux d’intérêts positifs pour rémunérer l’épargne. Mais ce sont précisément ces politiques soi disant responsables qui ont échoué.

    Songez aux gens qui ont cru à la retraite par capitalisation dont on ne parle plus du tout aujourd’hui et pour cause, plus rien n’est rémunéré pour les classes moyennes Ce qui par ailleurs pose d’énormes problèmes aux retraités allemands.
    C’est pourquoi au vu de tous ces éléments et de l’impuissance tragique de tous les gouvernements et si nous sommes réellement dans une situation de stagnation séculaire et si nous voulons éviter la déflation et la trappe à liquidités dont personne n’est jamais sorti. Il faut encore baisser les taux. Mais me direz-vous, ils ont déjà à zéro ou négatifs ! Eh bien il faut aller dans le très négatifs…Trump l’a d’ailleurs compris et il est probable que la FED rebaisse ses taux prochainement mais osera t’elle les baisser aussi fortement que Trump le souhaite. Tout l’enjeu est là. Parmi les autres solutions qui ne font pas plaisir : éliminer la monnaie papier et payer des taux d'intérêt négatifs sur les dépôts. Autrement dit faire payer à l’épargnant pour ses dépôts la "location du coffre". Ce qui peut l’inciter à remettre son cash en circulation.
    L'épargne peut être une vertu personnelle, mais dans le cas de la trappe à liquidités (les consommateurs ne consomment plus, les investisseurs n’investissent plus)
    c'est un vice social. Et dans une économie confrontée à la stagnation séculaire, ce n'est pas seulement un état de choses temporaire, c'est la norme. Assurer aux gens qu'ils peuvent obtenir un taux de rendement positif sur les actifs sûrs signifie leur promettre quelque chose que le marché ne veut pas offrir - 
    Dernier point. Si nous dérivons vers des taux d'intérêt réels très négatifs et une croissance économique globale au moins quelque peu positive, la panique sur la dette publique est totalement stupide le service de la dette dans le sens de stabiliser le rapport de la dette au PIB n'a aucun coût, en fait un coût négatif.

    Mon intervention à la conf vers 1H 24

    https://www.youtube.com/watch?v=w7waydqVM2w