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recession mondiale

  • Pandémie sans virus

    1000043648 (1) (1).jpgLes traders empilent leurs paris comme des cartouches humides dans une chambre obscure, gestes mécaniques, répétitifs — une liturgie de chiffres qui clignotent et saignent. Ils parient contre la montée, oui, mais ce n’est pas une opposition, c’est une invocation. Ils appellent la volatilité comme on appelle une entité, par fragments, par signaux disloqués. Rien n’est codé, ou plutôt tout l’est trop mal pour être compris autrement que par le corps : une crispation, une sueur froide dans les circuits.

    Le pétrole ne répond plus aux lois. Ni fonction, ni conséquence. Il flotte, autonome, comme une arme abandonnée qui continue de tirer toute seule dans le noir. Une matière stratégique devenue phrase coupée, répétée, réinjectée dans le flux. Le marché ne l’utilise pas — il en est l’hôte parasité.

    Et puis cette pandémie sans virus. Pas de fièvre, pas de toux — seulement des chaînes d’approvisionnement qui se figent, des ports muets, des machines arrêtées comme si quelqu’un avait retiré le son du monde. Une contamination sans agent, pure abstraction opérante. Le système s’infecte lui-même.

    Le pétrole sera la première secousse. Pas un événement — une fissure. Et dans cette fissure, le glissement, la dérive, l’emballement. Un tsunami macrofinancier déjà inscrit dans les marges, prêt à se déployer en tempête parfaite. L’Europe regarde, fragmentée, dissoute dans ses propres contradictions. Approvisionnement suspendu, décisions avortées, la question russe comme une bande magnétique usée qui répète sans conclure.

    Le cheval de Troie vert est déjà à l’intérieur. Il ne conquiert pas — il ralentit, il engourdit, il transforme l’élan industriel en hésitation bureaucratique. Et pendant ce temps, la dette prolifère, traquée puis embrassée, comme si elle était la seule issue visible dans ce brouillard.

    Personne ne sait. Personne ne contrôle. Les effets secondaires s’écrivent en temps réel, dans une langue que même ceux qui la parlent ne comprennent plus.

     
  • Uberisation intellectuelle pour tous...

    C'est la débandade, la panique...

    la Start-up Nation est une névrose...

    Suppression des facteurs et des métiers jugés ancestraux. De tous les métiers qui créaient du lien social. Pourquoi ?

     

    S’il est déjà compliqué de lire réellement Lénine, c’est à dire la multilatéralité de ses analyses, les effets de ruptures et de sauts de la dialectique immanente à son mouvement, il est encore plus compliqué de pénétrer à vif dans l’écriture de Mao Tsé-Toung.

    Le macronisme est quant à lui beaucoup plus simple d'accès. Poursuivant le chemin tracé par Sarkozy qui considérait la culture comme une forme d’imbécillité. Macron considère que sa vision de la Start-up Nation ne peut choquer que des consciences naïves et métaphysiques, celles qui vivent dans la transparence du stéréotype et l’illusion de l’idéalité absolue.

    Dans la Start-up Nation, tous les rapports sociaux ne peuvent être effectués que par Internet en attendant l'avènement du Métavers solitaire.

    On comprend à travers cette analyse du rapport macronien qu'il n'y a pas de rapports. Que le rapport n'existe pas et qu'il est tout au plus un rapport à soi puisqu'il est exclusivement tendu vers la séparation avec les autres. L’allergie au peuple en est la marque distinctive.

    L’autonomie, la maîtrise et la liberté y sont gagnées contre les autres auxquels est systématiquement préféré le contact avec distanciation sociale, masqué si possible et accompagné de gestes barrières comme celui-ci :

    1701_Lagarde.png

     

    La pensée macroniste perçoit la vie sociale et ses solidarités comme des entraves ou des archaïsme peu nécessaires à l'économie marchande et à la création de valeur. Le confinement l'a largement démontré. Le libre échange avec zéro échange, c'est l'idéal...

  • En route vers la déflation et la trappe à liquidités

     

     

     

    deflation,fin partis politiques,recession mondiale,effondrement capitalisme,panique,bulle verte,ecologie,trappe a liquiditésDans une interview à la Croix, Bruno Le Maire semble se rendre compte de la situation

    https://www.la-croix.com/Economie/France/Bruno-Le-Maire-LEurope-doit-etre-continent-capitalisme-responsable-2019-09-05-1201045525

    Dans le même temps, Le Maire vient d'annoncer sa plus grosse levée de fond : plus de 10 milliards d'Euro en une journée et en taux négatifs à quinze ans. Autrement dit, de grands investisseurs sont prêts à perdre de l’argent pour prêter à un horizon aussi lointain que 15 ans. 

    Pour ceux qui doutaient de la crise et du grand effondrement, en voici la parfaite démonstration. C'est la panik dans l'hyperMarché mondial ! Dans ce contexte mieux vaut perdre un peu que tout perdre et prêter à un Etat reste ce qu'il y a de plus sûr.

    En 2008 soit il y a onze ans, j'avais annoncé la prochaine bulle : la bulle verte

    http://necronomie.blogspirit.com/archive/2008/09/02/tgd-2008-2012-et-nouvelle-bulle-programmee.html

    En 2010, j"annonçai en simultané la destruction de la valeur d'échange, la vision critique du consumérisme qui allait se développer, le déclin des partis politiques, les émeutes et la mise en place de la supra bulle, j"annonçai également la stagnation puis la déflation et la trappe à liquidités

    Sans faute pour JPC

    La preuve

    http://necronomie.blogspirit.com/archive/2010/12/14/marketing-necronomique-un-recap-en-vrac.html

     

    Si c'est pas être visionnaire ça !