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liberté

  • Pass monétaire

     

    Honnêtement les zamis, je me dis que j ai de la chance d'habiter dans un ghetto du 93. Ici, rien a changé, ce matin je suis allé boire mon apéro comme dab comme c'était jour de marché, il y avait pas mal de monde. Le pass sanitaire n'a pas cours ici. Comme dit mon pote Momo la débrouille, ici, si on demande le pass, c'est pas une bagarre par jour, cela sera des morts...ici les gens sont attachés à l'anonymat...et on comprend pourquoi. Moi le premier...
    Le pass sanitaire est une hypocrise électorale. En réalité c'est un pass monétaire. Macron a compris que pour être réélu la REM n'allait pas être suffisante. En vérité son parti qui n'existe que sur le papier, il s'en fout royal. Il n'aura aucun problème à lâcher ses élus qui ont cru en lui. Car si il se représente cela sera sera comme le candidat transpartisan de la bourgeoisie apeurée. Le candidat de la majorité silencieuse, celle qui ne manifeste pas, le candidat de l'ordre, le candidat de la raison face au mutisme de l'ensemble des partis politiques et des syndicats qui n'osent pas prendre pas position à une échéance si courte de la présidentielle. La stratégie de Macron, tous les gens de ma génération la connaisse, c'est celle de la stratégie de la tension. Celle qui eut lieu pendant les années de plomb en Italie :

    Susciter un climat de violence politique pour favoriser l'autoritarisme.

    Caricaturer l’adversaire pour que leurs soutiens ne se reconnaissent plus dans la démarche, associer le mouvement à sa frange la plus dure, multiplier les provocations pour radicaliser le mouvement.
    Ceux qui manifestent sont des homophobes, des antisémites, des beaufs abrutis par l'alcool qui ne pensent qu'à regarder du foot à la TV, des incultes etc...Il faut faire leur bien malgré eux. Avouez que c'est étonnant tous ses super riches qui veulent notre bien ! Cette stratégie est d'ailleurs celle qui a été utilisée contre le mouvement des Gilets Jaunes.
    Ne pas se faire vacciner, c'est comme coucher avec quelqu'un lorsqu' on se sait porteur du sida (Onfray). Rien ne nous sera épargné...Je constate par ailleurs que les intellos et les artistes n'ouvrent pas leur gueule à part mon ami Mehdi Belhaj Kacem qui samedi manifestait encore.
    Bientôt, on nous mettra dans la gueule alors que nous défendons juste des libertés fondamentales et là je parle du pass sanitaire pas du vaccin car chacun fait ce qu'il veut que nous empêchons le retour à la normal. On peut tout à fait être vacciné et contre le pass sanitaire. Ce sont deux sujets différents.
    Perso, je ne consomme plus dans les endroits où l'on demande le pass sanitaire. Dans ma position dans le ghetto, c'est facile. La pauvreté est l'ultime rempart contre le libéralisme devenu liberticide.
    J'ajouterai néanmoins que ce qui se passe aux Antilles est proprement scandaleux mais là encore dans la vision macronienne, les antillais sont juste des improductifs qui ne pensent qu'à fumer des joints en écoutant Bob Marley sur la plage. Raison pour laquelle, depuis un an, alors que l'on connaissait la réticence des antillais depuis le scandale sanitaire de la chlordécone, le gouvernement n'a rien fait.
    Etre contre le pass sanitaire, c'est être contre la liberté nous dit-on...De qui se moque t'on ?
    Macron oublie néanmoins (paradoxe en tant que libéral assumé), que ce n'est pas lui qui décide mais le Marché. A moins qu'il ne décide de subventionner à vie les cafés et les lieux de loisirs, une baisse de 30 à 40 % de ces endroits, chose impossible car il se prendra les réprimandes de Lagarde à vue et de la BCE sur son économie soviétique.

    Des dangers pour la démocratie - ASSOCIATION POUR UNE CONSTITUANTE

     

    Quant à Onfray pour ceux qui n'avaient pas lu ma note

    Pourquoi je suis du côté des barbares - par Jean Pierre Crépin | Le Club de Mediapart

  • Giorgio Agamben : un prophète

     

    "Les hommes se sont si bien habitués à vivre dans une condition de crise pérenne et de pérenne urgence qu’ils ne semblent pas même se rendre compte que leur vie a été réduite à une condition purement biologique et qu’elle a perdu toute dimension sociale et politique et même toute dimension humaine et affective. Une société qui vit dans un état d’urgence pérenne ne peut être une société libre. Et, de fait, nous vivons dans une société qui a sacrifié la liberté aux supposées « raisons de sécurité » et qui, pour cette raison même, s’est condamnée elle-même à vivre dans un état de peur et d’insécurité pérennes.

    Il n’est pas étonnant qu’on évoque la guerre à propos de ce virus. Les mesures d’urgence nous obligent en effet à vivre dans des conditions de couvre-feu. Mais une guerre livrée contre un ennemi invisible qui peut se loger dans le corps de chaque homme n’est-elle pas la plus absurde des guerres ? Il s’agit en vérité, d’une guerre civile. L’ennemi n’est pas à l’extérieur de nous. Il est à l’intérieur de chacun de nous.

    Ce qui inquiète, alors, ce n’est pas tant, ou pas seulement le présent, mais c’est ce qui va venir après. Ainsi, tout comme les guerres ont laissé en héritage à la paix une série de technologies néfastes, des fils barbelés aux centrales nucléaires, de la même manière il y a fort à parier que l’on tentera de poursuivre après l’urgence sanitaire les expérimentations que les gouvernements n’avaient pas réussi jusqu’ici à mener à bien : fermer les universités et les écoles et faire des leçons par internet, arrêter une bonne fois pour toutes de se réunir et de parler ensemble d’arguments politiques ou culturels, se contenter d’échanger des messages digitaux, et partout où c’est possible, faire en sorte que les machines remplacent enfin tout contact – toute contagion – entre les êtres humains."

  • MORT AUX SOLUTIONNISTES

    PlatCouv-Morozov_Mise en page 1

    Lebensborn

    Le Président de la République a annoncé la tenue d'un référendum pour inscrire la préservation de la biodiversité, de l'environnement et la lutte contre le dérèglement climatique dans l'article 1 de la Constitution

    Coup d’envoi français de la bulle verte et du Grand Reset 

    Retenez bien ces lettres ESG ou ESS

    Économie Sociale de Gouvernance ou Économie Sociale et Solidaire.

    Voilà le fameux capitalisme des parties prenantes théorisé par Schwab lors du forum de Davos. Le nouveau pipoti pipota…

    Le nouveau capitalisme qui est censé emmener investisseurs, salariés et environnement dans le même chapeau ! Le monde idéal construit par ceux qui l’on détruit !!!

     

    Il y a encore peu de temps, les sociétés les plus valorisés étaient les sociétés de la gigolo économie la Gig économie. Les plateformes comme Uber, Deliveroo, Air BnB  et compagnie qui n’ont que très peu de salariés et qui utilisent des indépendants ou des autoentrepreneurs. Le Marché saluait ce nouveau modèle : pas de congés payés, pas de chèques restau, pas d’arrêts maladies, pas de licenciements couteux…Génial…

     

    Uber le plus cynique avait même mis dans son business plan qu’à terme il n’y aurait même de prestataires mais des voitures autonomes. Ils viennent d’annoncer qu’ils renonçaient à cela. Pourquoi, simplement parce que le COVID a révélé que les employés de la GIG économie qui n’avaient droit à rien n’arrêtaient pas de travailler même si ils étaient contaminés et on les comprend bien. La limite a été atteinte. Va-t-on obliger tous les indépendants à fournir un certificat de vaccination pour continuer à travailler ? Compliqué donc il vaut mieux faire le dos rond en espérant que les gouvernements ne légifèrent pas pour réintégrer les prestataires en salariés. Pour autant je ne pense pas que cela soit la fin du paiement à la tâche. Il est où l’ESG ou l’ESS là-dedans ? Marche ou crève de faim ou du COVID.

     

    Certains commentateurs sociaux comme Evgeny Morozov vont même plus loin, convaincus que la pandémie laisse entrevoir un sombre avenir de surveillance étatique techno-totalitaire. Son argument, fondé sur le concept de « solutionnisme technologique » mis en avant dans un livre écrit en 2012, est le suivant : les « solutions » technologiques proposées pour contenir la pandémie feront nécessairement passer l'état de surveillance au niveau supérieur. Il en voit la preuve dans deux courants distincts de « solutionnisme » dans les réponses gouvernementales apportées à la pandémie qu'il a identifiées. D'une part, il y a les « solutionnistes progressistes », selon lesquels si les bonnes informations sur l’infection sont présentées aux bonnes personnes, via une application, cela pourrait amener les gens à se comporter dans l'intérêt de l’ensemble de la population D'autre part, il y a les « solutionnistes punitifs » déterminés à utiliser la vaste infrastructure de surveillance numérique pour limiter nos activités quotidiennes et punir toute transgression. D’après Morozov, le plus grand risque pour nos systèmes et libertés politiques est que l'exemple « « réussi » de l’utilisation de la technologie pour surveiller et contenir la pandémie « consacre la boîte à outils du solutionnisme comme option par défaut pour résoudre tous les autres problèmes existentiels, des inégalités aux changements climatiques. Après tout, il est beaucoup plus facile de déployer des technologies solutionnistes pour influencer le comportement individuel que de poser des questions politiques difficiles sur les causes profondes de ces crises.