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stagnation séculaire

  • Casus Belli

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    Il est des gouffres et des exils économiques dont on ne revient pas. Des descentes lentes où l'économie minée se perd en ses relégations, s'alourdit d'hypothèques, s'endette et sombre. Un enchaînement sans fin, un cercle vicieux si jamais il y a en a eut un ; une succession inéluctable d’événements ; le désordre primitif en crée un second qui ne fait qu'aggraver le premier et conduit à un troisième,un troisième qui rend inévitable le quatrième et ainsi de suite jusqu'à soit atteint le plus bas et cela n'est pas encore le fond. Alors vient, la torture inhumaine de tout recommencer...

    La Fed et la BCE se prépare à ce grand renversement. Tout ce qu’il faut, c’est un casus belli qui peut être pipoter à l’opinion publique et pas seulement pour les initiés. Quelque chose de si drastique et impressionnant qu’il envoie des alarmes sur l’inflation et le pouvoir d’achat à la cave. Peut-être, une belle récession. De celles qui ont des arcs. Un casus belli si drastique qu’il fait d’une pierre les deux coups : comprimer la demande, espérant ainsi dégonfler certaines dynamiques et nécessairement bloquer toute tentative de normalisation de la politique monétaire.

    En clair, forcer les gens à moins consommer hors bulle verte, recréer du chômage tout en continuant la planche à billet pour protéger les actifs des hyper-riches et les banques.

    La crise économique c'est fantastique, la récession c'est la bonne ambiance...

     

  • Notre avenir

    Le Japon ça va toujours pas mieux depuis 1990 mais eux au moins ils sont habitués

     

    Les craintes de déflation ne sont pas nouvelles pour les autorités financières japonaises.

    Les efforts passés pour lutter contre la déflation comprennent des programmes de relance massifs et même la participation au marché boursier du pays.

    L'extrait suivant est tiré du théoricien des vagues d'Elliott de juin 2019:

    La Banque du Japon a été la première banque centrale à acheter directement des actions. En 2002-2004 et de nouveau en 2009-2010, il a acheté des quantités relativement faibles d'actions, en particulier des actions détenues par des banques japonaises en difficulté. Incroyablement, c'était un léger vendeur net d'actions en 2008, tout comme le reste de la foule pendant le marché baissier de cette année. Ensuite, la BOJ a pris la décision douteuse que l'achat et la détention d'actions étaient une sorte de politique anti-déflation, favorable à l'économie et d'assouplissement monétaire. En conséquence, il achète sans interruption des actions et des dérivés liés aux marchés boursiers depuis 2010. Un article du Financial Times d'août rapporte: «Selon un calcul de courtage, la BoJ est devenue l'un des 10 principaux actionnaires dans environ 70% des actions de la première section de la Bourse de Tokyo. " La banque a acheté pour une valeur record de 6000 milliards de yens de fonds indiciels cotés en bourse (ETF) en 2018 et s'est engagée à continuer de les acheter à ce rythme. À la fin de l'année, elle détenait près de 30 000 milliards de yens de fonds négociés en bourse.

    Pourtant, malgré les efforts anti-déflation, les inquiétudes persistent.

    Voici un extrait d'un article du Japan Times du 24 juin:

    Certains décideurs politiques de la Banque du Japon ont exprimé leur inquiétude lors d'une réunion la semaine dernière que la pandémie de coronavirus pourrait faire basculer le pays dans la déflation, a révélé un résumé des opinions publiées mercredi.

    Un retour à la déflation serait "un obstacle considérable" pour finalement atteindre l'objectif de stabilité des prix de 2% de la banque centrale, a déclaré l'un des neuf membres du Policy Board lors de la réunion des 15 et 16 juin.

    "Ainsi, compte tenu de ce risque, il est nécessaire de procéder à un assouplissement supplémentaire à ce stade", a déclaré le député.

    La banque centrale a maintenu sa politique monétaire inchangée lors de la réunion, maintenant les taux d'intérêt à court terme à moins 0,1 pour cent tout en guidant les taux à long terme à environ zéro pour cent.

    Un autre décideur était également préoccupé par l'inflation tiède du pays, déclarant: "Dans la conduite des mesures économiques, il faut tout d'abord minimiser le risque de déflation qui s'installe".

    Les prix à la consommation au Japon ont baissé pour un deuxième mois consécutif en mai, en baisse de 0,2% par rapport à l'année précédente, la propagation mondiale du COVID-19 ayant fait baisser le coût de l'énergie et de l'hébergement, a annoncé vendredi le ministère des Affaires intérieures et des Communications.

    "Le nombre croissant de faillites d'entreprises ainsi que la suspension et la fermeture d'entreprises peuvent avoir un impact négatif sur l'emploi, les prix et les finances", a déclaré un responsable politique, ajoutant "qu'il faut être vigilant pour que l'économie ne tombe pas en déflation". encore."
    Nouvelles
    Un avertissement que la reprise économique est menacée par la déflation
    Bob Stokes • 24 juin 2020

    https://www.deflation.com/

  • Les décombres

     

     

    coronavirus,comprendre la crise,déflation,stagnation séculaire,bulle verte,dettes souveraines,banquiers centraux,très grande dépression,futurLa dégringolade actuelle des bourses est la plus forte enregistrée depuis la faillite de la banque Lehman Brothers à l’automne 2008. Depuis les années quatre-vingts, l’industrie de la finance est devenue l’industrie de base du système capitaliste mondial et a subi régulièrement des échecs. Mais avec les événements actuels et le choc exogène du coronavirus qui vient s’ajouter à l’incapacité de relancer les économies naturellement, la crise a pris une nouvelle ampleur. Lors de toutes les crises précédentes qui touchaient les centres capitalistes, c’étaient toujours les banquiers centraux qui jouaient le rôle de pompier suppléant les États. Aujourd’hui les pompiers d’hier sont le foyer de l’incendie.
    Ce déplacement du point de départ de la crise n’est pas le fait du hasard, c’est la conséquence logique de la manière dont on a tenté de résoudre les crises précédentes. Que ce soit lors du krach de la nouvelle économie ou à la suite de la grande crise des marchés financiers de 2008, le soin d’enrayer la spirale descendante de l’économie mondiale était laissé aux banquiers centraux. Au moyen d’une politique de l’argent pas cher (taux d’intérêts bas voire négatifs), les banques centrales fournissaient la matière première pour la création d’une nouvelle bulle spéculative encore plus importante puisque les investisseurs avaient la garantie d’être sauvés à tout moment, il n’y avait donc plus de prise de risques. La capitalisme idéal…
    Avec cette politique de planche à billets, les banquiers centraux ont freiné la chute de ce qu’on appelle l’économie réelle : l’augmentation toujours plus rapide de la dette devait servir de tampon jusqu’à ce que la dynamique de création de l’économie réelle se trouve une nouvelle sphère prometteuse et privée qui relance la machine.
    Dans un premier temps, cette approche a donné satisfaction et certains « experts » estiment que Mario Draghi a sauvé l’Euro alors qu’il n’a fait en réalité qu’ajourner l’échéance de la catastrophe. Depuis plusieurs années, la conjoncture mondiale restait faible mais par la suite en raison du déversement d’argent gratuit de nouvelles bulles successives, comme celle de l’immobilier ou des Marchés actions se sont créés. Grâce à cette politique de taux d’intérêts extrêmement bas, et la nationalisation des pertes de la spéculation, on a réussi à éviter l’effondrement des marchés financiers et même à les faire monter à des plus hauts jamais vu.
    . Les programmes de soutien à l’économie comme les baisses de charges en France ou d’impôts aux USA ont permis de stabiliser l’économie réelle, mais la production de l’industrie financière privée est restée en dessous du niveau qui aurait permis une limitation de l’endettement public. Beaucoup d’investisseurs préférant acheter des dettes souveraines, ou des dettes de sociétés cotées plutôt que d’investir dans l’économie réelle.
    . Aujourd’hui l’endettement des États est devenu la bulle la plus importante de l’industrie financière.
    Depuis la politique économique se trouve devant une question insoluble. D’un côté l’expansion de l’endettement étatique doit se poursuivre afin d’éviter une déflation. En même temps, les États doivent en permanence annoncer le retour vers des budgets équilibrés afin de maintenir leur propre crédibilité pour contracter de nouveaux crédits. Ce casse-tête représente l’arrière-plan de la prochaine très grande crise car dans le contexte actuel les endettements des pays comme la France qui dépasse allègrement les 100% vont être dépassés très largement
    Dans la situation actuelle, il n’existe plus que deux solutions
    1- Une politique budgétaire qui va accroitre considérablements les déficits et tant pis pour les fameux 3% de Maastricht et tant pis pour l’endettement des générations futures.
    2- Une option monétaire
    C’est-à-dire pour les banquiers centraux aller plus loin dans les taux négatifs ou racheter encore plus d’emprunts des États en difficultés ou des sociétés en difficultés avant qu’elles ne deviennent ce qu’on appelle dans le jargon des entreprises zombies.
    Cela était considéré il y a quelques années comme le plus grand péché contre la stabilité monétaire et cela non sans raison : une banque centrale qui stocke, pour garantir la stabilité monétaire, à la place de titres rentables des créances pourries déplace la crise sur un nouveau terrain. La dévalorisation de l’endettement public est ajournée et la conséquence est une dévalorisation rampante de l’argent.
    La prochaine étape logique du processus de crise est le passage de la crise des budgets étatiques vers la crise du médium argent puisque tous les prix sont faux avec l’argent gratuit.
    Le capitalisme dépasse ses crises en préparant les suivantes, toujours plus importantes. Karl Marx disait déjà cela, mais jamais la transmutation du moyen d’éteindre la dernière crise en combustible pour la prochaine crise ne s’est faite aussi rapidement.