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money power

  • Big short sur la France- j'ai parié contre l'Etat

    " La croissance s’essouffle en France, la politique budgétaire reste sur une trajectoire insoutenable, la dynamique des réformes est au point mort et les perspectives politiques semblent tout simplement effrayantes",

    Analyse de la Money Power

     

    Goldman Sachs et Deutsche Bank ont ainsi constitué des "paniers" réunissant plusieurs obligations françaises,

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    Les oracles modernes, tissent leurs paniers maudits, assemblages d’obligations françaises, artefacts instables, reliques d’un futur incertain. L’apparition de ces produits, dédiés à la peur, à ce risque politique insidieux, est un signe — un présage gravé dans la chambre noire des marchés.

    Avant même le rite inaugural de la campagne, les marchés cessent de prier pour un vainqueur. Ils calculent, froids, implacables, les gains et les pertes, mesures d’un destin fracturé. Qui gagnera ? Qui perdra ? La question n’est plus à l’honneur, mais aux chiffres, aux ombres des scénarios possibles.

    Concrètement, voilà la conjuration : paniers d’obligations, instruments d’une divination mercantile. L’investisseur croyant en la paix des marchés mise sur la montée, récoltant l’or dans la montée des valeurs. L’autre, prophète de l’effondrement, parie sur la déchéance, s’enrichissant dans la chute des titres. Paris effrayés, destins liés, mais sans que jamais les obligations ne soient véritablement touchées, fantômes que l’on manipule, jeux d’ombres sur le fil tranchant de la crise.

  • Tout va bien

    A Reprise des chaussettes ardent contributeur

     

    MONEY.jpgDans le théâtre obscur des flux et des chiffres, là où la finance se rêve alchimie moderne, JPMorgan Chase célèbre une apothéose presque indécente : 11,6 milliards de dollars arrachés au tumulte du trading, sommet vertigineux d’une histoire pourtant déjà saturée d’excès. Et dans l’ombre de ce triomphe, un résultat net de 16,5 milliards, seconde stèle d’or dressée derrière le souvenir encore brûlant d’un trimestre de 2024 où la cession de Visa avait déjà frôlé l’irréel.

    Jeremy Barnum, oracle au langage policé, tente d’en conjurer la portée : point de “mauvaise” volatilité, dit-il — comme si le chaos pouvait être trié, domestiqué, réduit à une simple variable docile. Pourtant, chacun sait que lorsque les marchés tremblent sans prévenir, lorsque la liquidité se retire comme une marée traîtresse, c’est un autre monde qui affleure, plus brut, plus dangereux.

    Chez Citi, la même fièvre s’empare des bilans : +42% en trois mois, des sommets historiques atteints dans une indifférence presque clinique. Et tandis que les chiffres s’envolent, des dizaines de milliers de postes s’effacent, dissous dans la froide logique des restructurations. La prospérité ici n’est pas partage, mais extraction.

    Wells Fargo, elle, semble presque appartenir à une autre réalité — une économie plus tangible, plus ancrée, et donc paradoxalement plus fragile dans cet âge de spéculation triomphante. Ses profits ne croissent “que” de 7%, comme un rappel discret que le réel, lui, résiste encore, mais à quel prix.

    Ainsi se dessine la fracture : des marchés qui prospèrent dans leur propre abstraction, déliés du monde qu’ils prétendent servir — et, en dessous, une économie qui regarde cette ascension avec une distance mêlée d’inquiétude, comme si elle n’en était déjà plus tout à fait la raison d’être.