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usa

  • Les fables de Lafontaine

    Il ne s'agit pas de Jean mais de Oskar Lafontaine l'ancien Président du SPD allemand

    qui balance ce que tout le monde sait mais n'ose pas dire :

    Oskar Lafontaine : L’explosion des deux gazoducs est une déclaration de guerre à l’Allemagne et c’est pathétique et lâche que le gouvernement fédéral veuille balayer l’incident sous le tapis. L’Allemagne dit qu’elle sait quelque chose mais ne peut pas le dire pour des raisons de sécurité nationale. Les moineaux le sifflent depuis longtemps sur les toits : les États-Unis ont soit directement mené l’attaque, soit au moins donné le feu vert. Sans la connaissance et le consentement de Washington, la destruction des pipelines, qui sont une attaque contre notre pays, paralyse notre économie et va à l’encontre de nos intérêts géostratégiques, n’aurait pas été possible.

    C’était un acte hostile contre la République Fédérale – non seulement contre elle, mais aussi – qui montre une fois de plus que nous devons nous libérer de la tutelle américaine.

    Lafontaine zum Stellvertreterkrieg in der Ukraine (deutsche-wirtschafts-nachrichten.de)

     

    Sequence musicale techno :

    l'amitie allemagno américaine avec cramage à la fin du drapeau américain

    la chanson s' appelle Der Sheriff (les USA)

    (22) Daf Der Sheriff Vnv Nation Mix - YouTube

     

     

     

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  • La main invisible du capitalisme

    L’administration Biden travaille déjà sur un ensemble de sanctions préventives contre la Chine afin de mettre immédiatement en place un mur de dissuasion économique au projet d’invasion de Taiwan. Et non seulement la stratégie serait si avancée que les responsables de Taipei seraient invités à Washington pour travailler sur le projet, mais il s’avère que l’Union européenne serait déjà sur la bonne voie pour adopter les mêmes mesures d’interdiction et de restriction contre Pékin. Bref, alors qu’elle commence seulement à accepter douloureusement le coût énergétique des sanctions contre la Russie, Bruxelles se préparerait à en adopter de nouvelles contre la Chine.

    EXCLUSIF Taïwan accueille des dizaines de législateurs étrangers à Washington pour imposer des sanctions | Reuters

    Et le silence qui a accompagné cette nouvelle semble décidément étrange, compte tenu des rivières d’indignation pour la spéculation en cours sur le gaz à la Bourse d’Amsterdam. Si l’indiscrétion était confirmée, en fait, nul autre que la présidence américaine opérerait comme une main visible sur un marché financiarisé et géopolitiquement stratégique comme celui du pétrole brut,

    l’objectif ultime: réduire mortellement la taille de l’économie européenne, en frappant au cœur de sa locomotive, déjà fortement affaiblie par l’énergie coûteuse. Et le tableau d’ensemble semble décidément sans prétention à l’interprétation : les États-Unis n’ont subi aucun impact direct de la crise énergétique actuelle au niveau du PIB, tandis que l’Allemagne, l’Espagne, la Grèce et l’Italie paient un prix infiniment plus élevé que celui imposé par que celui imposé par les crises énergétiques de 1974 et 1979.

  • Le déni de réalité

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    Hier je suis alle déjeuner avec l'ami Huzun du blog grand démonteur d'illusion devant l'éternel. Huzun est un spécialiste du déni de réalité. Finalement, je me dis que je ne vais fréquenter que les gens du blog, j'ai de plus en plus de mal avec les autres...

    A l'heure, où les medias parlent de la propagande russe et de la désinformation, force est de constater que les américains font de même.

    La pratique n’est pas nouvelle. S’il existe une méthode établie par laquelle les gouvernements, les contrôleurs et les institutions financières évitent systématiquement les ennuis, c’est bien le changement radical des règles du jeu. Si vous craignez que la réalité n’entrave vos plans, vous la changez. Et ici, l’Amérique, plongée jusqu’au cou dans l’alarme inflationniste, se retrouve maintenant obligée de faire face à un problème sémantique: comment redéfinir la récession, afin d’éviter son entrée dans le palais de la vie quotidienne à l’avance? Avec la hausse des prix, la stratégie était basique mais efficace : pendant des mois, les hausses étaient liées à des dynamiques transitoires. Spéculation, confinement, chaîne d’approvisionnement mondiale, même conditions météorologiques. Finalement, lorsque le bilan de la Fed était sur le point d’exploser et que la liquidité du QE commençait à affluer dangereusement du navire mal communicant de Wall Street, il a été décidé que l’inflation était structurelle. Et c’est parti avec la hausse des taux. La récession sert l’objectif inverse : arrêter la hausse trop rapide des taux déclenchée par la Fed, avant que Wall Street elle-même ne soit sauvée des mouvements de l’endettement excessif à la déshydratation des liquidités. Le timing serait parfait, compte tenu de la série d’augmentations déjà enregistrées par la Banque centrale, au point d’avoir poussé Jerome Powell à ne plus anticiper aucune forme d’orientation quant à l’ampleur du prochain ajustement. Mais il y a les élections de mi-mandat début novembre. Et un président qui, entre une poignée de main à son ami imaginaire et une médaille épinglée sur le dos d’un vétéran, doit faire face à des cotes d’approbation à des niveaux historiquement bas absolus.À tel point que cela a incité ce qu’on appelle le blog officiel de la Maison Blanche (Written Materials) a publié une analyse au titre apparemment académique et très cérébral : Comment les économistes déterminent-ils si l’économie est en récession ? C’était le 21 juillet. La formalisation de l’entrée en récession technique de l’économie américaine n’a eu lieu que le 28 juillet. Résumé de l’intervention? En fait, la remise en question de la définition historique de la récession comme la configuration de deux trimestres consécutifs de PIB réel négatif. Quelque chose commençait à inquiéter Pennsylvania Avenue avant la publication du chiffre du deuxième trimestre. Il était donc nécessaire de déplacer les pièces à l’avance. En attendant l'Angleterre a annoncé hier qu'elle entrait en récession en décembre et ce jusqu'à décembre 2023. 

    Mais nous, tout va bien comme le dit Lemaire du village global....