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crie et mutation

  • Escalade ou Grand Toboggan

    file_00000000f2dc7246bc162cd09faa770c-_1_.jpgJ’ai vu assez de secousses pour reconnaître celles qui ne relèvent pas du simple tremblement de surface. Il y a des moments où le sol ne vibre pas : il cède. Et ce que nous traversons n’a plus rien à voir avec ces turbulences familières que l’on finit par intégrer, digérer, presque anticiper — ces cycles rassurants où la crise annonce déjà sa propre résolution. Non. Cette fois, quelque chose a rompu plus bas, plus profondément, dans l’ossature même.

    On le sent, confusément. Une intuition sourde, partagée, que quelque chose ne tient plus — même si les mots manquent, même si les routines persistent. Nous continuons à parler, à décider, à simuler la continuité, tandis que l’édifice se fissure sans bruit. Je ne pensais pas, moi non plus, devoir écrire depuis cet endroit-là. Pourtant, nous y sommes : face à des dirigeants qui ont ouvert une brèche que rien, dans le récit officiel, ne prévoyait.

    Alors épargnons-nous les sarcasmes faciles et les certitudes de façade. Il ne s’agit plus d’imaginer un basculement possible. Le basculement a eu lieu. L’étrangeté n’est plus une hypothèse — c’est le milieu dans lequel nous évoluons désormais. Reste à comprendre ce qui, précisément, a lâché. Et ce que cela implique d’être là, collectivement, à observer — presque médusés — une forme de pilotage erratique s’exercer sur une réalité qui, elle, ne pardonne rien.

    Tout se déroule à ciel ouvert. Personne ne peut détourner le regard. Personne ne peut prétendre ne pas voir.

    L’OTAN accélère son réarmement comme si la vitesse pouvait compenser la perte de sens, pendant que, en parallèle, la cohésion politique se délite fil après fil. L’Europe, elle, donne l’impression d’approcher un point de rupture interne — une tension qui ne cherche même plus à se dissimuler. Et si, dans ce tableau déjà instable, le détroit d’Ormuz venait à se fermer durablement, alors ce ne serait plus une crise parmi d’autres : ce serait un mécanisme d’implosion, lent peut-être, mais inexorable, alimenté par une pression énergétique que le continent n’est plus certain de pouvoir absorber.

  • Nécronomiste ou décliniste ?

    crie et mutation,guerre sans guerre,transition ecollogique,sans dents,pauvreté,télévision,mass medias,futurRécemment, un journaliste de salon me demandait la différence entre un décliniste et un nécronomiste. Ma réponse fût la suivante :

    Le déclinisme est une forme marchande du révisionnisme historique. Il suffit sur l' air du "c'était mieux avant" ou du « tout fout le camp » de commettre un ouvrage pour que le succès en librairie fût assuré. Audience garantie pour qui fustige le présent au nom d'un passé glorieux. Certaines chaînes croient encore sauver leur audience et les recettes publicitaires qui vont avec en offrant des émissions sur ce thèmes. Elles se trompent lourdement. L’appétit se renforce avec les prothèses dentaires mais le royaume des sans dents qui forment la masse ne leur est déjà plus accessible. Pas plus qu'elle n'est accessible pour les partis politiques. Les jeunes sous payés qui pensent que le fauteuil de leurs glorieux aines leur reviendra se nourrissent d'espoirs vains.

    A l'un l'identité nationale, à l'autre la culture, aux complices la chrétienté, la laïcité, l'histoire. L'erreur serait de placer tout cela cela sous le signe de la nostalgie. Ce qui domine c'est l'ignorance crasse et le refus de considérer des réalités anciennes. Souvent les débuts de la république gaullienne sont sacralisés. La misère des faubourgs n'était qu'un leurre où s'entassaient immigrés et sans logis, une illusion d'optique. Les ravages de la tuberculose une invention de la sécurité sociale. Et que dire des ces années glorieuses où l’espérance de vie des ouvriers leur épargnait les désagréments de la vieillesse ?

     

    Mourir sur le front du travail n'est après tout pas pire que disparaître sous l'uniforme. Seule différence de taille, l’État n'assure pas les obsèques.

    Nécronomiquement votre

  • Résume du futur immédiat

    Hier, j'ai vu Dany Lang économiste post-keynesien qui n'a pas encore intégré que le keynésianisme avait échoué dés la fin des années 70, raison pour laquelle le captalisme financier a vu le jour comme planche de salut.

    Toutefois, c'est après Gaël Giraud le second a rejoindre la Nécronomie dans les analyses et à évoquer une déflation après l'inflation.Ma thèse depuis 2005 ;

    En attendant un court résume de ce qui nous attend :

    1 Les bourses augmentent les marges et les décotes pour les positions spread

    2 Livraisons physiques étranglées ou suspendues

    3 Plus d’inflation dans ce dont vous avez besoin, de déflation dans ce que vous n’avez pas

    4. Appels à l’austérité et au durcissement liés à des appels patriotiques

    Désendettement des marchés en raison du manque de bonnes garanties malgré beaucoup de liquidités.

    Le risque de contrepartie est maintenant trop important dans un monde où même les réserves de change des banques centrales peuvent être sanctionnées. Les marchés à terme des matières premières américaines pourraient se briser. Pendant ce temps, les « finances » basées sur la foi peuvent sembler correctes. La Chine pourrait être l’inévitable filet de sécurité cette fois-ci.

    Demain je publierai un vrai résumé bcp plus pessimiste ou lucide suivant les avis...