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endettement - Page 3

  • Recession TV (suite)

    « On revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. »
    Jean Baudrillard


    Nos amis américains de Recession TV (voir note précédente) ont raison sur plusieurs points. Le consommateur américain qui constitue la plus grande ressource est plus qu’à bout de souffle.
    C’est la raison pour laquelle, ce qui rendait ce pays autrefois si attrayant pour les pays exportateurs ne l’est plus. Preuve en est que la Chine n’a pas cédé aux exigences de Trump dans la guerre commerciale. Les chinois savent que le consommateur américain est ratiboisé et qu’on ne peut retirer des étals les produits low cost chinois ou même les taxer plus encore. Imaginez seulement qu’aujourd’hui le commerce de détail n’est plus alimenté par les fruits du revenus des travailleurs américains mais par de l’endettement. Un quart des américains, ce qui est énorme, utilisent leur carte de crédit pour acheter des produits de première nécessité. Dès que l’endettement dépassera la capacité des consommateurs, nous assisterons donc immanquablement à une décrue du commerce de détail. C’est d’ailleurs déjà le cas cette année où malgré l’augmentation des dépenses de crédit, l’ensemble des ventes au détail aux États-Unis ont diminués. Où est donc passé alors le surplus de crédit ? La réponse est d’une simplicité biblique : les américains font des crédits pour rembourser des crédits antérieurs. C’est exactement ce qui s’est passé avant la crise de 2008. Dans ces conditions, les chinois ne sont pas près de céder devant un Eldorado de pacotille.
    Cela signifie que la guerre commerciale se poursuivra sans relâche.
    Un peu d’histoire :
    Contrairement à ce que l’on nous fait gober :
    La dette n’est pas un handicap pour la croissance ; elle constitue au contraire le moteur économique et subjectif de l’économie contemporaine. La fabrication des dettes, c’est-à-dire la construction et le développement du rapport de pouvoir entre créanciers et débiteurs, a été pensée et programmée comme le cœur stratégique des politiques néolibérales. Si la dette est bien si centrale pour comprendre, et donc combattre, le néolibéralisme, c’est que ce dernier est, dès sa naissance, articulé autour de la logique de la dette. Ainsi, un des tournants du néolibéralisme est constitué par ce que quelques économistes définissent comme le « coup de 1979 », qui, en rendant possible la constitution d’énormes déficits publics, ouvre la porte à l’économie de la dette et constitue le point de départ d’un renversement des rapports de force entre créanciers et débiteurs.

    La réduction de la dette, aujourd’hui à l’ordre du jour de tous les pays, n’est pas contradictoire avec sa création, puisqu’elle ne fait que continuer et approfondir le programme politique néolibéral. D’une part il s’agit de reprendre, à travers des politiques d’austérité, le contrôle sur le « social » et sur les dépenses sociales de l’État providence, c’est-à-dire sur les revenus, le temps (de la retraite, des congés, etc.) et les services sociaux qui ont été arrachés par les luttes sociales à l’accumulation capitaliste.
    Ainsi donc, cette stratégie de la dette permet aujourd’hui aux gouvernements et cela est désormais très visible de déposséder les peuples du pouvoir politique, de l’enrichissement et pire encore de l’avenir.
    Lire sur le sujet La fabrique de l’homme endetté de Lazaratto.

    La-fabrique-de-l-homme-endette.jpg

  • Historique de la zombification du consommateur citoyen en territoire nécronomique

     

     

    NECRONOMIE-POUR-MECHANTS-P.jpgEn toute immodestie, je crois avoir été le premier à théoriser le consommateur zombie et la zombification. Théorie que beaucoup ont repris par la suite. J'annonçais même ce qui peut paraître incroyable aujourd'hui les taux négatifs en 2008 qui allaient servir d'outil pour zombifier la population avec des taux d'intérêts plus qu'attractifs.

    La preuve note de 2008

    http://necronomie.blogspirit.com/tag/zombies

    Pour ceux qui n'ont pas suivi le feuilleton nécronomique, petit rappel :

    À l’époque de la domination française à Haïti puis à Saint-Domingue au XVII et XVIII siècle la vie était brutale pour les esclaves. Une vie qui mariait travail éreintant et discipline cruelle ainsi que la faim. La seule échappatoire de la plantation était la mort qui était crainte et désirée à la fois. Il n’est donc pas étonnant que les esclaves qui étaient habiles avec les poisons aient eu recours au suicide ce qui représentait la forme ultime de vol pour les propriétaires de plantations. Non seulement parce le suicide les privait du service d’un esclave mais aussi parce qu’il les privait de sa personne qui était leur propriété. Pour l’esclave seule la mort lui permettait de reprendre le contrôle de son corps mais beaucoup pouvaient se perdre en devenant des zombies. C’était l’épouvantail qui les éloignait du suicide car un zombie est esclave pour toujours. Malgré cela plus d’un millier d’entre eux prirent le risque de se suicider. C’est dire le niveau de désespoir.
    Selon l'anthropologue et l'ethnobotaniste Wade Davis, une personne vivante peut être transformée en zombie par l'inoculation dans son flux sanguin de deux types de poudres, toutes deux disponibles en Haïti : la tetrodotoxine, une puissante neurotoxine qui se trouve dans la chair du poisson armé, et la datura, une drogue dissociative. Davis a écrit deux livres sur le sujet : Vaudou ! et Passage of Darkness : The Ethnobiology of the Haitian Zombie.
    Si l’on transpose tout cela en termes nécronomiques, on dira qu’une personne vivante dans le monde où nous vivons peut être transformée en zombie avec deux types de poisons disponibles dans les démocraties de Marché. Le premier est le crédit car même à 1% sur vingt ou trente ans, le crédit ligote et astreint le consommateur zombie à une vie de sujet loyal et non rebelle. Vous constaterez qu’en ce moment la fabrique des hommes endettés tourne à plein régime. Le deuxième de ces poisons est évidemment l’antidépresseur qui va permettre au salarié zombie de supporter sa condition et les brimades dont il va faire l’objet. Pour info, le Seroplex est un des dix médicaments le plus remboursé en France. Ajoutons les anxiolytiques, les benzodiazépines et tout le bataclan. On peut conclure sans trop de risque qu’une personne sur trois dans la population dite active est sous influence chimique ou divine si l’on croit encore à la main invisible du capitalisme.

    N'oubliez pas demain 21 heures en live sur AKASHA l'émission annuelle géopolitique du GRAND FOUTOIR

    N'hésitez pas à intervenir

    https://akasharadiotv.fr/

     

  • Dormez tranquille...

    La construction d’un présent perpétuel qui veut oublier le passé tout en faisant semblant de ne pas craindre le futur est obtenue par le passage circulaire de l’info sur les chaînes dédiées à ce périlleux exercice. Bien évidemment, toutes ces chaînes font appel à des « experts » reconnus experts car dépendants du pouvoir économico-étatique en place.

     

    Le but de l’expert ainsi sélectionné est de rassurer les gens qui n’y connaissent rien. De les éclairer totalement partialement en prenant soin de ne jamais évoquer de scénario catastrophe ou même simplement mauvais. Scénario qui auquel cas les priverait en premier de toutes ressources en endommageant la machine économique de la consommation et de l’endettement qui est un pari sur l’avenir. Derrière chaque chien, il y a une niche, derrière chaque expert financier, il y a une niche fiscale qu’il faut à tout prix protéger.

    Un de des grandes caractéristiques de l’époque est de reconnaître comme imbécile ou fou ou pire dangereux extrémiste, celui qui a encore la prétention de vouloir changer quelque chose. Avec la Macronie, on atteint l’apogée d’un gouvernement qui ne veut plus être blâmé. Vous l’avez constatez sur les chaînes infos, toutes hostiles aux gilets jaunes et n’ayant de cesse que de relayer l’idée qu’un citoyen contestataire est forcément irrationnel au contraire d’un citoyen soumis. C’est ainsi que le rôle des Mediatico-Etatistes se confond avec le métier d’anesthésistes. Dans ces conditions qu’ils aient voulu illustrer la révolte des gilets jaunes avec la bien élevée Jacline Mouraud hypnothérapeute semble logique.

    Nécronomiquement votre